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SECTEUR : SERVICES SOCIAUX ET JURIDIQUES

NIVEAU D’ÉTUDES : ENSEIGNEMENT COLLÉGIAL

 

INTERVENANT(E) EN DÉLINQUANCE

DIPLÔME D’ÉTUDES COLLÉGIALES D.E.C.

 

Voir aussi la description du métier d’agent des services correctionnels

 

Va voir également la section « liens recommandés » à la fin de cette page (dont des vidéos d'intervenants qui parlent de leur travail).

 

TÂCHES ET RESPONSABILITÉS : 

 

En devenant intervenante ou intervenant en délinquance; tu interviendras auprès de jeunes ou d’adultes présentant des problèmes de délinquance, de comportement, de désadaptation sociale ou qui risquent d’en avoir.

 

Tu devras notamment aider, soutenir, accompagner et encadrer ces personnes dans leur vie quotidienne, en réhabilitation ou en détention en observant leurs comportements. Tu planifieras, élaboreras et appliquer des programmes de traitement selon leurs besoins spécifiques, leur personnalité et selon les méthodes propres au type de problème rencontré. Tu organiseras et animeras des activités de groupe afin les aider à prendre connaissance de leur situation, les aideras à trouver des solutions afin de résoudre leurs problèmes et prendras les moyens nécessaires afin que ces personnes puissent bénéficier de toutes les ressources dont elles auront besoin pour surmonter leurs difficultés.

 

Il y a plusieurs types de clientèles où tu pourrais être appelé(e) à travailler :

 

Auprès des jeunes : en milieu scolaire : auprès d’adolescents présentant ou qui risquent de présenter des problèmes de délinquance; dans les centres-jeunesse : auprès de jeunes délinquants en réhabilitation ou de jeunes victimes d’actes criminels; dans les maisons de jeunes : auprès de toutes sortes de jeunes ayant des problèmes avec la société, dans les organismes communautaires jeunesse : auprès de jeunes délinquants ou sans-abri vivant dans la rue, etc.

 

Auprès des adultes : En centre de détention : auprès des détenus afin de mieux les aider à réintégrer la société; en centre de réhabilitation ou de désintoxication : auprès d’adultes en délinquance et pris avec des problèmes de toxicomanies, d’alcoolisme ou de jeux impulsifs; dans les maisons d’hébergement pour femmes : auprès de femmes victimes de violence; dans les organismes communautaires d’aide aux victimes : auprès de différentes victimes d’actes criminels; dans les organismes d’aide aux sans-abri : auprès d’adultes sans-abri et délinquants alcooliques ou toxicomanes, etc.

 

En tant qu’agente ou agent des services correctionnels; tu auras pour responsabilités de surveiller les détenus et maintenir l’ordre à l’intérieur d’un établissement pénitentiaire ou un autre lieu de détention (unités cellulaires des palais de justice para exemple), mais également lors de leur sorties (hôpital, palais de justice, etc). Par contre, ton travail ne s’arrêtera pas qu’au point de vue « gardien de prisonniers » car ton travail exigera des habiletés et compétences sociales aigues. En effet, on fera appel à toi afin d’effectuer des recommandations sur certaines activités d’évaluation appropriées afin de participer à un plan d’intervention visant la réinsertion sociale, accompagner et faire un suivi du plan d’intervention avec le détenu, observer et noter les comportements des détenus ce qui permettra d’accroître la sécurité au sein de l’établissement et de prévenir les problèmes, de participer au programme de gestion de crises afin d’être efficace lors de toutes situations d’urgence, etc.

 

On retrouve des agents des services correctionnels dans les pénitenciers fédéraux relevant du Service correctionnel Canada pour les sentences criminelles de 2 ans et plus et pour les crimes fédéraux (les établissements à sécurité maximale comme Donnacona et Port-Cartier, à sécurité moyenne comme Archambault, les pénitenciers à sécurité minimale pour la réinsertion, ainsi que le pénitencier pour femmes de Joliette). On en retrouve dans les centres de détention provinciaux relevant du Ministère de la Sécurité publique pour les sentences de moins de 2 ans (10 établissements dont Bordeaux, Québec, Sherbrooke et Trois-Rivières pour les hommes, ainsi que Tanguay et Québec pour les femmes). On les retrouve également les unités cellulaires des palais de justice qui relèvent aussi du Ministère de la Sécurité publique.

 

QUALITÉS ET APTITUDES NÉCESSAIRES :

-         Aimer et facilité à travailler auprès des gens et entregent

-         Grande facilité à communiquer et à écouter qui te permettra d’établir un lien avec cette personne

-         Facilité pour le travail en équipe car tu devras non seulement travailler avec cette personne mais aussi d’autres collègues (criminologues, travailleurs sociaux, psychologues, , psychiatres, etc)

-         Sens des responsabilités car tu seras responsable des approches d’intervention auprès de cette personne

-         Esprit d’initiative et autonomie pour réussir à emmener la personne à faire face à ses problèmes et d’en trouver une solution

-         Esprit d’analyse et bon jugement pour comprendre les problèmes rencontrés par cette personne

-         Sens de l’observation et vigilance car tu devras connaître non seulement les faiblesses mais aussi les forces de cette personne pour mieux l’aider à régler son ou ses problèmes

-         Grande capacité d’adaptation à tout type de milieux et à tous types de clientèles

-         Imagination et créativité pour développer de nouvelles approches innovatrices et efficaces

-         Sens de l’organisation pour planifier, organiser et animer différentes activités sociales et animation de groupes

PROFESSIONS APPARENTÉES :

-        Agent(e) au classement des détenus en centre de détention

-        Agent(e) conseiller(ère) en maison de transition

-        Agent(e) de l’aide sociale de l’indemnisation des victimes d’actes criminels

-    Agent(e) d'intégration sociale

-    Agent(e) d'intervention en milieu médico-légal

-    Agent(e) d'intervention en milieu psychiatrique

-    Agent(e) de libérations conditionnelles (Service correctionnel du Canada)

-    Agent(e) de probation (Service correctionnel du Québec)

-        Agent(e) des services correctionnels du Québec

-        Agent(e) fédéral des services correctionnels

-        Agent(e) des services frontaliers (douanes)

-        Animateur(trice) communautaire

-        Animateur(trice) de groupes sociaux

-        Éducateur(trice) de rue

-        Éducateur(trice) social(le)

-        Intervenant social ou intervenante sociale

-        Intervenant(e) communautaire

-    Intervenant(e) en agressions sexuelles

-        Intervenant(e) en alcoolémie

-    Intervenant(e) en dépendances

-        Intervenant(e) en toxicomanies

-    Intervenant(e) en violence

-    Responsable d'unité de vie et/ou de réadaptation

-    Sociothérapeute (Institut Pinel)

-        Surveillant(e) en centre de détention (Ville de Montréal)

-    Technicien(ne) en recherche psychosociale

-        Travailleur(euse) communautaire

EMPLOYEURS POTENTIELS :

-        Agences de sécurité

-    Centres d'aide aux victimes d'actes criminels CAVAC

-    Centres correctionnels communautaires

-         Centres de détention provinciaux

-    Centres de réadaptation en dépendances publics

-    Centres de réadaptation en dépendances privés

-        Centres de réhabilitation

-         Centres intégrés de santé et services sociaux CISSS

-         Centres locaux de services communautaires CLSC

-        Centres-jeunesse

-    Cégeps, collèges privés et universités

-        Commissions scolaires

-        Direction de la protection de la jeunesse DPJ

-        Firmes de consultants en sécurité

-        Gouvernement du Canada (Service correctionnel du Canada, G.R.C., Justice Canada, Agence des services frontaliers du Canada, Service Canadien de Renseignements et de Sécurité S.C.R.S)

-        Gouvernement du Québec (Ministère de la Sécurité publique, Ministère de la Justice, IVAC, S.Q.)

-        Hôpitaux psychiatriques

-        Maisons d’hébergement pour femmes en difficultés

-        Maisons d’hébergement pour hommes violents

-        Maisons de transition

-    Pénitenciers fédéraux (Service correctionnel du Canada)

-         Organismes communautaires (groupes d’aide aux détenus, groupes d’aide aux victimes d’actes criminels, groupes d’aide pour délinquants, groupes de soutien aux hommes violents, groupes de citoyens, organismes de prévention de la criminalité, organismes de défense des droits des détenus, etc.)

-    Organismes humanitaires internationaux (Association québécoise des organismes de coopération internationale, Croix-Rouge Canada, Société de partage Sopar, Unicef Canada, Oxfam Québec, Aide internationale pour l'enfance AIPE, L'AMIE aide internationale à l'enfance, etc.) 

EXIGENCES DES EMPLOYEURS :

-        Excellente maîtrise du français parlé (surtout) et écrit

-        Connaissance de l’anglais (bilinguisme demandée dans certains milieux)

-        Grande disponibilité

-        Dynamisme et parfois même du leadership (surtout avec des adolescents)

-        Plusieurs emplois sont à temps partiel de jour, de soir ou de fins de semaine ou temporaire

-       Avoir de l’expérience de travail bénévole ou rémunéré auprès de personnes en difficultés favorise le placement (maison des jeunes, association d’enfants handicapés, organismes communautaires d’intervention ou de loisirs, etc.)

EXIGENCES SPÉCIFIQUES POUR DEVENIR

AGENT(E) DES SERVICES CORRECTIONNELS :

 

Tous les futures agentes et futurs agents des services correctionnels sont soumis aux mêmes exigences que les policiers(ères) selon la Loi de police du Québec.

-         Être de citoyenneté canadienne ou avoir le statut de résidant permanent

-         Être âgé d’au moins 18 ans à l’embauche

-         Ne pas jamais été déclaré coupable d’une infraction criminelle

-         Répondre aux normes médicales d’embauche (examens médicaux et visuels requis)

PLACEMENT :

 

Selon les données disponibles au 31 mars 2016 :

 

Le placement est bon, 58 % des répondants(es) qui se sont dirigés vers le marché du travail ont obtenu un emploi relié à leurs études dont la majorité, soit 77 % sont à temps complet.

 

Plusieurs autres répondants(es), soit 32 % ont choisi de poursuivre leurs études à l’université en criminologie, en psychologie ou en travail social.

 

NOMBRE DE  RÉPONDANTS

NOMBRE EN EMPLOI RELIÉ

NOMBRE EMPLOI À TEMPS COMPLET

NOMBRE
 AUX
ÉTUDES

189 74 57 61

 

Note : baisse du taux de placement par rapport aux années précédentes (était de 72 % en 2014; 72 % en 2013, 77 % en 2012 et 74 % en 2011).

 

Source : Ministère de l’Enseignement supérieur du Québec

 

SALAIRE :

 

Selon les données 2016 :

 

Le salaire moyen en début de carrière était de :

 

En services correctionnels :

-    19,70 $/heure (40 hres/sem) en tant qu'agent(e) d'intervention en centre jeunesse pour jeunes contrevenants

-     20,44 $/heure (40 hres/sem) en tant que garde à l'Institut Philippe Pinel à Montréal (hôpital psychiatrique pour délinquants dangereux)

-     20,58 $/heure (40 hres/sem) en tant que surveillant(e) en unité de détention à la Ville de Montréal

-         21,80 $/heure (40 hres/sem) en tant qu’agent(e) des Services correctionnels du Québec

-         26,91 $/heure (40 hres/sem) en tant qu’agent(e) des Services correctionnels du Canada (pénitenciers fédéraux)

Autres milieux :

Dans le secteur privé :

-         15,48 $/heure (40 hres/sem) au sein des petites et moyennes organisations PMO (centres de réadaptation privés en dépendances, organismes sans but lucratif OSBL, etc.)

-     20,31 $/heure (35 hres/sem) en moyenne en tant que intervenant(e) social dans les collèges préuniversitaires ou techniques privés

-     20,83 $/heure (35 ou 40 hres/sem) en moyenne en tant que surveillant(e)-éducateur(trice) d'élèves ou intervenant(e) social dans les établissements privés d'enseignement primaire et/ou secondaire

Note 1 : baisse de la moyenne salariale dans le secteur privé par rapport aux années précédentes (était également de 16,15 $ en 2014; 16,15 $ en 2013; 15,78 $ en 2011 et 16,36 $ en 2010).

 

Note 2 : chez les employeurs syndiqués, les augmentations sont établies par les conventions collectives.

Dans le secteur public et parapublic :

-         18,40 $/heure (35 hres/sem) en tant que technicien(ne) en psychométrie dans les commissions scolaires

-    18,58 $/heure (35 hres/sem) en tant que psychotechnicien(ne) dans le réseau des services sociaux

-         19,14 $/heure (35 hres/sem) en tant que surveillant(e)-éducateur(trice) d'élèves dans les commissions scolaires

-         19,70 $/heure (35 hres/sem) en tant qu'agent(e) d'intervention en milieu psychiatrique dans le réseau des services sociaux (centres de réadaptation en dépendances, centres correctionnels communautaires, établissements psychiatriques, etc) + prime de psychiatrie dans les établissements psychiatriques

-         19,70 $/heure (35 hres/sem) + prime de psychiatrie dans les établissements psychiatriques en tant qu'agent(e) d'intervention en milieu médico-légal dans le réseau des services sociaux (centres de réadaptation en dépendances, centres correctionnels communautaires, établissements psychiatriques, etc)

-    19,70 $/heure (35 hres/sem) en tant qu'agent(e) d'intervention dans le réseau des services sociaux (centres de réhabilitation, centres de réadaptation en dépendances ou centres de réadaptation en déficience intellectuelle et TED)

-    20,04 $/heure (36,25 hres/sem) en tant qu'agent(e) d'intervention auprès de jeunes en difficultés d'adaptation ou de comportement en centre jeunesse

-         20,40 $/heure (35 hres/sem) en tant que technicien(ne) en recherche psychosociale dans le réseau des services sociaux (CLSC, centres jeunesse, centres de réadaptation en déficience intellectuelle, établissements psychiatriques, etc)

-    20,40 $/heure (38,75 hres/sem) en tant qu'agent(e) d'intégration sociale ou agent(e) des libérations conditionnelles (centres de détention provinciaux)

-        20,40 $/heure (35 hres/sem) en tant que travailleur(euse) de quartier ou de secteur dans le réseau des services sociaux (CLSC, centres jeunesse, etc.)

-         20,44 $/heure (35 hres/sem) + prime de psychiatrie en tant qu'agent(e) d'intervention ou agent(e) communautaire-surveillant ou sociothérapeute à l'Institut Philippe-Pinel (délinquants dangereux)

-         22,64 $/heure (35 hres/sem) en tant qu'intervenant(e) en toxicomanies ou technicien(ne) en travail social dans les commissions scolaires ou les cégeps

-         22,64 $/heure (35 hres/sem) en tant qu'intervenant(e) en toxicomanies ou technicien(ne) en travail social dans le réseau de la santé et des services sociaux (CLSC, centres de réadaptation en dépendances, etc)

-         22,64 $/heure (35 hres/sem) en tant que technicien(ne) en assistance sociale ou travailleur(euse) communautaire dans le réseau des services sociaux (CLSC, centres jeunesse, etc)

-         22,64 $/heure (35 hres/sem) en tant qu'agent(e) d'intégration sociale dans le réseau des services sociaux (centres jeunesse, centres de réadaptation en éficience intellectuelle, établissements psychiatriques, etc)  + prime de psychiatrie dans les établissements psychiatriques 

Note : dans le secteur public et parapublic, les augmentations sont établies par les conventions collectives.

Sources : Ministère de l’Éducation et de l'Enseignement supérieur du Québec, Conseil du Trésor du Québec, Commission de la Fonction publique du Canada, Gendarmerie royale du Canada G.R.C., Forces canadiennes, Syndicat des fonctionnaires municipaux de Montréal, conventions collectives des employés de plusieurs collèges privés et conventions collectives des employés de plusieurs établissements privés d'enseignement d'enseignement primaire et/ou secondaire.

PORTRAIT DE LA PROFESSION :

 

En 2015, il y avait plus de 28 000 travailleuses et travailleurs des services sociaux et communautaires dans l'ensemble des régions du Québec selon Emploi-Québec.

 

De ce nombre, on peut estimer à plus de 2 000 intervenantes et intervenantes en dépendances, en santé mentale, en violence et autres intervenants(es) en délinquance au Québec.

 

On comptait également plus de 4 700 agents(es) de la paix en services correctionnels partout au Québec (dont 2 800 au provincial et 1 900 au fédéral).

 

Ainsi que plus de 800 agents(es) de probation, de libération conditionnelle, de classement en services correctionnels dans l'ensemble du Québec (dont 500 au provincial et 300 au fédéral).

 

Plus de 66 % d'entre-eux étaient âgés de moins de 45 ans.

 

Près de 75 % des membres de la profession étaient composées de femmes, alors que les hommes ne représentaient que 15 %.

 

Pourtant, la profession pourrait en accueillir davantage compte tenu des besoins en intervention sociale auprès des hommes en difficultés nécessitent souvent les interventions d'un intervenant homme.

 

Plus de 78 % occupaient un poste à temps complet.

 

La répartition selon leur milieu de travail était :

Le salaire annuel moyen d'un(e) travailleur(euse) des services et communautaires dans le secteur privé ayant environ 10 ans d'expérience était de 40 700 $.

 

Le salaire annuel moyen d'un(e) intervenant(e) en dépendances ou un(e) intervenant(e) auprès de victimes d'actes criminels dans le secteur public ayant environ 10 ans d'expérience était de 54 200 $.

 

Sources : Emploi-Québec et Ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec

BREF PORTRAIT DU RÉSEAU PUBLIC DES SERVICES SOCIAUX :

Suite à la réorganisation du réseau public québécois de la santé en 2015, il regroupe :

En 2016, l'ensemble du réseau public de la santé et des services sociaux emploie près de 226 200 personnes (soit 2 000 de plus qu'en 2013 et 7 000 de plus qu'en 2011) vouées à offrir des soins ou des services sociaux de qualité auprès des 8 millions de québécoises et québécois dans toutes les régions du Québec.

Pour plus de détails, consulte le Portrait du réseau québécois des services sociaux

Source  : Ministère de la Santé et des services sociaux du Québec.

BREF PORTRAIT DU RÉSEAU PRIVÉ DE LA SANTÉ ET DE L'ÉDUCATION :

Dans le secteur privé, on y retrouve également de nombreux établissements de santé et d'éducation, soit :

  1. 57 centres hospitaliers de soins de longue durée CHSLD privés conventionnés répartis dans 11 régions du Québec

  2. plus de 735 résidences privées pour aînés autonomes ou semi-autonomes

  3. plus de 170 écoles secondaires ou primaires/secondaires privées

  4. plus de 140 écoles primaires ou préscolaires/primaires privées

  5. une centaine de coopératives de soins et services à domicile dans presque toutes les régions du Québec

  6. 51 coopératives de santé multidisciplinaires réparties dans 10 régions

  7. 32 maisons de soins palliatifs privées

  8. 12 écoles primaires/secondaires spécialisées offrant des services d'adaptation scolaire

  9. 2 centres de réadaptation privés pour adultes (Hôpital Marie-Clarac et Hôpital de réadaptation Villa Medica)

  10. 1 centre de réadaptation privé pour enfants et adolescents (Hôpital Shriniers de Montréal)

Sources : Association des établissements privés conventionnés du Québec, Regroupement des résidences privées pour aînés du Québec, Alliance des maisons de soins palliatifs du Québec et Fédération des établissements d'enseignement privé du Québec, Fédération des coopératives à domicile et de santé du Québec.

BREF PORTRAIT DU RÉSEAU DES SERVICES COMMUNAUTAIRES :

 

Le secteur de l'action communautaire représente environ 14 000 entreprises et organismes regroupés dans une centaine d'associations et de fédérations à l'échelle provinciale, sans compter les regroupements régionaux. Ces entreprises et organismes se répartissent dans une vingtaine de champs d'activités définies par les types de services ou par les types de clientèles desservies.

 

Ces entreprises et organismes ont comme caractéristiques d'être à but non lucratif (OBNL ou OSBL) ou coopératives et gérées démocratiquement.  On retrouve près de 8 000 organismes communautaires dont 4 000 sont des organismes communautaires autonomes qui emploient près de 55 000 personnes, en plus des 100 000 bénévoles qui contribuent au fonctionnement des activités de ces organismes.

 

La plupart de ces organismes sont financées par les donations du public et d'entreprises qui sont sensibles à la cause de l'organisme. Plusieurs reçoivent du financement auprès de grands organismes de financement (ex : Centraide, Armée du salut, Croix-Rouge) qui effectuent de grandes campagnes de financement et redistribuent les fonds auprès des organismes membres en plus de leur fournir du soutien en matière de gestion. Certains organismes reçoivent des subventions gouvernementales pour le développement de projets dans un secteur spécifique privilégié par le Gouvernement en place (ex : développement de l'employabilité).

 

Bien que ce ne soit pas tous les organismes communautaires qui sont reliés aux domaines des services sociaux (il faut exclure les fondations sur les maladies, les organismes de loisirs, les comités de citoyens, les syndicats, etc), on peut regrouper ces organismes en 10 principaux champs d'intervention dont 4 concernant les intervenants en délinquance :

Dans ce secteur, une forte majorité de la main-d'œuvre est féminine qui représente près de 80 % des emplois rémunérés. Actuellement, 60 % de la main-d'œuvre est âgée de 35 ans et plus qui devra être remplacée au cours des prochaines années. Au niveau de la scolarité, les compétences exigées pour occuper un emploi ont bien changé. Elles sont plus précises et plus élevées. Près de 40 % des travailleurs du milieu communautaire détiennent un diplôme collégial, près de 30 % détiennent un diplôme universitaire, 5 % détiennent un diplôme de maîtrise ou de doctorat (notamment des psychologues), alors que 25 % ne détiennent qu'un diplôme d'études secondaires (outre les personnes de plus de 50 ans, les autres travailleurs possèdent une expérience de vie personnelle ou professionnelle qui est à contribution au sein de l'organisme). Près du trois quarts des emplois sont consacrés à l'animation ou à l'intervention auprès des clientèles cibles, alors que le 25 % restant sont consacrés aux postes administratifs, de soutien et de direction de l'organisme.

 

Voici quelques statistiques sur les organismes d'action sociale au Québec :

Sources : Fédération des centres d'action bénévole du Québec, Confédération des organismes de personnes handicapés du Québec, Fédération des organismes communautaires Famille du Québec, Association québécoise des centres communautaires pour aînés, Fédération des centres d'assistance et d'accompagnement aux plaintes du Québec, Association des services de réhabilitation sociale du Québec, Regroupement des maisons de jeunes du Québec, Regroupement des organismes de francisation du Québec, Association québécoise des organismes de coopération internationale, Association québécoise de prévention du suicide, Regroupement des ressources alternatives en santé mentale du Québec, Regroupement québécois des centres d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel, Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale du Québec, Regroupement des organismes communautaires autonomes jeunesse du Québec, Association québécoise des centres d'intervention en dépendance, Coalition des organismes communautaires dans la lutte contre le SIDA, Association québécoise Plaidoyer-Victime, Regroupement des services d'intervention de crise du Québec, Association des centres d'écoute téléphonique du Québec, Alliance Ressources Grossesse du Québec, Regroupement des organismes de justice alternative du Québec, Regroupement des organismes spécialisés pour l'emploi des personnes handicapées, Regroupement des organismes communautaires québécois de lutte au décrochage scolaire, Regroupement pour l'aide aux itinérants du Québec, Réseau juridique du Québec, Table de concertation des organismes ou services des personnes réfugiées et immigrantes du Québec, Société québécoise du cancer,  Secrétariat à l'adoption internationale du Québec, Service correctionnel du Canada.

BREF PORTRAIT DU RÉSEAU PUBLIC DE L'ÉDUCATION :

En 2015, Il comprenait 72 commissions scolaires dans l'ensemble des régions du Québec (60 francophones, 9 anglophones et 3 avec statut particulier - autochtones) qui regroupaient :

Au niveau de l'effectif étudiant (selon la langue d'enseignement), elles offraient des services notamment auprès de :

Au niveau de la répartition l'effectif scolaire handicapé ou en difficultés d'apprentissage en formation générale des jeunes (primaire et secondaire combinés), selon le type d'handicap ou de difficulté, on retrouve notamment :

  1. troubles relevant de la psychopathologie (santé mentale) : près de 3 500 élèves (dont 79 % garçons et 21 % filles)

    Parmi ces derniers, 59 % sont en classe spécialisée et 41 % sont intégrés en classe ordinaire

  2. troubles graves du comportement (excluant jeunes en centre jeunesse) : plus de 1 200 élèves (dont 86 % garçons et 14 % filles)

    Parmi ces derniers, 64 % sont en classe spécialisée et 36 % sont intégrés en classe ordinaire

Sources : Ministère de l’Éducation du Québec

BREF PORTRAIT DU RÉSEAU PRIVÉ DE L'ÉDUCATION :

En 2015, Il comprenait plus de 340 établissements privés d'enseignement dans l'ensemble des régions du Québec, soit :

  1. 128 écoles primaires régulières (dont : 84 francophones, 17 anglophones et 27 bilingues ou multilingues)

  2. 118 écoles secondaires (dont : 96 francophones, 18 anglophones et 4 bilingues ou multilingues)

  3. 63 écoles primaires/secondaires (dont : 29 francophones, 15 anglophones et 8 bilingues ou multilingues)

  4. 12 écoles spécialisées, soit 10 préscolaire/primaire/secondaire et 2 préscolaire/primaire (dont : 9 francophones, 1 anglophone et 1 bilingue) pour jeunes avec déficience intellectuelle, physique ou sensorielle ou pour jeunes avec difficutés de comportement ou avec difficultés d'apprentissage

  5. 2 centres de formation générale pour adultes (dont : 2 francophones, 0 anglophones et 0 bilingues ou multilingues)

  6. Pour un total de 342 établissements (dont 228 francophones, 51 anglophones et 23 bilingues ou multilingues)

Au niveau de l'effectif étudiant, ils offraient des services auprès de plus de 123 300 étudiantes et étudiants, soit :

Sources : Ministère de l’Éducation du Québec et Fédération des établissements d'enseignement privé du Québec.

 

PERSPECTIVES D’AVENIR :

 

Bonnes possibilité d’emplois pour les prochaines années, principalement en tant qu’agent(e) de services correctionnels où il y a une pénurie importante.

 

Alors, que ce soit au sein des pénitenciers provinciaux et fédéraux, c'est un besoin important d'agent(es) des services correctionnels.

Les centres de réadaptation en dépendances ont également des besoins d'intervenants(es) auprès de toxicomanes, alcooliques, joueurs compulsifs  et autres dépendants. Mais, les gels d'embauche dans le réseau de la santé risquent de faire diminuer les possibilités d'emploi.

 

Le milieu scolaire et les centres jeunesse sont également de bonnes avenues pour les intervenants en délinquance. Mais, les gels d'embauche dans le réseau de la santé risquent de faire diminuer les possibilités d'emploi.

 

Donc, les perspectives d'avenir sont davantage orientées vers d'autres milieux ayant des besoins, notamment le milieu communautaire au sein d'organismes d'aide aux personnes victimes d'actes criminels ou aux personnes violentes, les organismes d'aide aux personnes dépendantes (drogue, alcool, jeu), etc.

Fait à préciser, on a un grand besoin d’intervenants masculins dans plusieurs milieux (correctionnels, réhabilitation, maisons pour hommes violents, centres de désintoxication, etc.)

 

Pour plus de détails, consulte le Portrait du réseau québécois des services sociaux et communautaires

 

Le Portrait du réseau de la santé (thérapie clinique) et le Portrait du réseau de l'éducation

 

Consulte également le site du Ministère de la Sécurité publique du Québec qui a fait un portrait sur les milieux correctionnels québécois. Ainsi que le site du Service correctionnel du Canada, qui a fait un portrait des services correctionnels fédéraux.

 

LES PROGRAMMES D’ÉTUDES :

 

Voir aussi la section "autres formations"

 

Le Diplôme d’études collégiales en techniques d’intervention en délinquance D.E.C. a une durée totale de 3 ans offert à temps complet. Il comporte des cours d'introduction à la profession, introduction à la criminologie, psychologie de l'adolescence, méthodes d'observation, communication en contexte d'intervention, psychologie de l'âge adulte, diversité sociale et ethnoculturelle et intervention, délinquance juvénile, délinquance adulte, principes de droit pénal, structure et fonctionnement du réseau d'intervention juvénile, structure et fonctionnement des services correctionnels adultes, responsabilités légales des intervenants, travail en équipe, stage de sensibilisation et d'observation dans un milieu d'intervention adulte ou juvénile (offert en 3e session, à raison d'une demi-journée/semaine pendant 6 semaines), l'intervention de réinsertion sociale, gestion des incidents et premiers soins, délinquance et toxicomanie, approches cliniques en criminologie 1, évaluation clinique en délinquance, anglais appliqué aux techniques humaines, l'intervention au quotidien, les ressources communautaires, l'animation en intervention de groupe, stage d'implication dans un milieu d'intervention adulte ou juvénile (offert en 4e session, à raison d'une demi-journée/semaine pendant 16 semaines), protection de son intégrité physique, intervention en relation d'aide, prévention en délinquance, délinquance et santé mentale, intervention en situations de crise, stage d'intégration au milieu d'intervention de ton choix (offert en 5e session, à raison d'un jour/semaine pendant 15 semaines), ainsi qu'un stage d'intervention dans le milieu de ton choix (offert en 6e session, à raison de 5 jours/semaine pendant 15 semaines consécutives à temps complet.

 

Note : le nom et le contenu des cours peuvent différer d'un cégep à un autre, mais les objectifs du programme restent les mêmes.

 

Le Diplôme d’études collégiales en techniques d’intervention en délinquance - spécialisation en services correctionnels D.E.C. offert à Gaspé-Carleton a une durée totale de 3 ans offert à temps complet. Contrairement au programme précédent, il a été conçu et adapté pour préparer à une carrière comme agent des services correctionnels provincial ou fédéral. Il est reconnu par le Ministère de la  Sécurité publique du Québec et des Services correctionnels du Canada afin de faire carrière comme agent des services correctionnels. Il comporte des cours sur l'intervenant en délinquance et les milieux de travail, psychologie du développement, sociologie de la délinquance, relation d'aide en contexte d'autorité, sous-culture carcérale et diversité culturelle, techniques d'entrevue, droit des jeunes : justice pénale, lois et règlements d'application, criminologie générale, sentences et gestion de cas, stage d'initiation en milieu correctionnel adulte ou institutionnel juvénile (offert en 2e session, à raison d'une demi-journée/semaine pendant 6 semaines), techniques d'animation et dynamique de groupe, droit des jeunes 2 : protection de la jeunesse,  psychocriminologie, procédures et limites légales, expression et langage correctionnel en anglais 1, évaluation de la personne et gestion de cas, intervention en toxicomanie, approches et mesures préventives en délinquance, preuve et administration de la preuve, criminologie clinique, stage d'implication (dans un milieu correctionnel adulte provincial ou fédéral ou un milieu correctionnel juvénile (offert en 4e session, à raison d'une demi-journée/semaine pendant 16 semaines), rédaction de rapports dans un contexte judiciaire, observation et rédaction de rapports, intervention en situation de crise, étude et analyse des rôles et responsabilités de l'agent correctionnel, ainsi qu'un stage d'intervention dans le milieu de ton choix (offert en 6e session, à raison de 5 jours/semaine pendant 15 semaines consécutives à temps complet.

 

PASSERELLES :

 

Une passerelle permet aux titulaires du DEC en techniques en intervention en délinquance de se faire reconnaître un certain nombre de crédits par une université dans le cadre de son baccalauréat. Par contre, aucune garantie d'admission est faite lors de la demande et aucune préférence ou priorité n'est accordée à l'admission.

 

Voici les ententes actuellement offertes :

PERFECTIONNEMENT :

 

Il existe des programmes de perfectionnement de courte durée au niveau collégial et universitaire destiné notamment à des techniciens(nes) en service social au moins quelques années d’expérience. Voici quelques exemples :

 

Signification des types programmes :

 

A.E.C. Attestation d’études collégiales : programme collégial de perfectionnement offert généralement à temps partiel et/ou à temps plein (selon les programmes) menant à une attestation

 

Programme court, Microprogramme, Module, Attestation : petit programme d’études universitaires comprenant 9 à 15 crédits conduisant à une attestation offert à temps partiel uniquement.

 

Certificat de 1er cycle : programme universitaire de courte durée comprenant de 24 à 30 crédits conduisant à un diplôme de certificat et offert à temps partiel et/ou temps complet.

ÉTUDES SUPÉRIEURES :

Tu pourras également poursuivre tes études à l'université dans le cadre de l'un des programmes de baccalauréat suivants :

Note : plusieurs de ces programmes sont contingentés

EXIGENCE D’ADMISSION :

 

-         Détenir un D.E.S. ou son équivalent sans cours préalable exigé

Une importance particulière est accordée aux matières suivantes : francais et histoire

 

Note : Pour connaître les équivalences des préalables à l’éducation aux adultes, consulte la page suivante

 

STATISTIQUES D’ADMISSION :

 

Ce programme est contingenté dans les collèges suivants :

 

À l’automne 2018 (au 1er tour) :

COLLÈGES

 DEMANDES

 PLACES DISPONIBLES

TAUX D’ADMISSION

EN %

TAUX D’ADMISSION

EN 2017

TAUX D’ADMISSION

en 2016

TAUX D’ADMISSION

en 2015

TAUX D’ADMISSION

en 2014

TAUX D’ADMISSION

en 2013

Ahuntsic

302

216

59

72

56

51

48

51

Maisonneuve

241

140

58

54

54

54

43

44

Garneau

259

120

46

43

43

42

41

39

 

Aucun contingement à Gaspé, Abitibi-Témiscamingue et John-Abbott :

 

Les candidats(es) admissibles (qui répondent aux exigences d'admission) sont généralement admis

Admissions ouvertes au trimestre d'automne seulement dans presque tous les collèges.

 

Admissions également ouvertes au trimestre d'hiver à Abitibi-Témiscamingue - campus d'Amos (5 places) et à Gaspésie - campus de Carleton.

Sources : Cégep d'Ahuntsic, Cégep de Maisonneuve, Cégep Garneau et SRACQ

 

ENDROITS DE FORMATION :

AUTRES FORMATIONS :

Il existe également d'autres formations offertes à temps complet ou à temps partiel dans le cadre de programmes d'AEC. Voici les exigences d'admission :

Note : consulte la section formation continue ou éducation aux adultes du collège choisi

Pour plus de détails, consulte la page d'agent des services correctionnels

LIENS RECOMMANDÉS :

 

Tu veux l'avis d'intervenants(es) auprès de délinquants ou de dépendants ?, alors regarde les vidéos suivants :

Pour une liste de corps policiers, voir la page de policier

 

Pour une liste d'agences privées d'investigations, voir la page d'enquêteur privé

 

Pour une liste des établissements de détention, voir la page d'agent des services correctionnels

 

Pour une liste d'établissements hospitaliers psychiatriques et autres établissements de santé, voir le Portrait du réseau de la santé

 

Pour une liste d'établissements d'enseignement, voir le Portrait du réseau de l'éducation

 

Pour une liste de centres de réadaptation en dépendances, de CLSC, de centres jeunesse et autres centres de services sociaux, voir le Portrait du réseau québécois des services sociaux et communautaires

 

Pour une liste d'organismes communautaires d'aide aux délinquants, voir le Portrait du réseau québécois des services sociaux et communautaires

 

Autres :

-         Centre d’aide aux victimes d’actes criminels CAVAC

-    Centre canadien de ressources pour victimes de crimes : infos sur les différents programmes pour les victimes d'actes criminels

-         Centre international pour la prévention de la criminalité : organisme international qui voué à promotion de la prévention (situé à Montréal)

-         Commission nationale des libérations conditionnelles

-         Criminologie.com : portail francophone sur la criminologie

-         Faxo-crime : programme communautaire de la Police de Longueuil afin d’encourager les citoyens à lutter contre le crime

-         Info-crime : programme communautaire de la Police de Montréal afin d’encourager les citoyens à lutter contre le crime

-         Regroupement des organismes de justice alternative du Québec

 

 

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