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SECTEUR : CHIMIE ET BIOTECHNOLOGIES

NIVEAU D’ÉTUDES : ENSEIGNEMENT COLLÉGIAL

 

TECHNOLOGUE EN CHIMIE ANALYTIQUE

DIPLÔME D’ÉTUDES COLLÉGIALES D.E.C. 

 

Voir aussi la section "liens recommandés" (dont des vidéos de techniciens en chimie qui parlent de leur travail).

TÂCHES ET RESPONSABILITÉS :

Si tu deviens technicien(ne) ou technologue en laboratoire de chimie analytique; tu auras pour responsabilité de réaliser des analyses en laboratoire de la composition des produits de consommation ou de produits industriels dans un contexte d'assurance qualité.

 

Tu auras pour tâches de :

Tu travailleras avec l'étroite collaboration avec un(e) chimiste, un(e) ingénieur(e) chimiste ou un(e) chercheur(e).

 

Tu seras en mesure de travailler dans des laboratoires  des entreprises des secteurs de la chimie industrielle, des mines et de la métallurgie, de la pétrochimie, des matériaux et des pâtes et papiers, pharmaceutique, mais principalement agroalimentaires, ainsi que dans les laboratoires spécialisés en environnement.

 

Par exemple :

 

En industrie agroalimentaire ou en centre d'inspection des aliments :

 

tu effectueras des analyses permettant de détecter et de quantifier les constituants chimiques et physico-chimiques (eau, fibres, glucides, lipides, protéines, vitamines, édulcolorants, conservateurs, taux d'alcool, etc.) et des contaminants (métaux lourds et autres polluants organiques, pesticides, résidus de médicaments vétérinaires) d'aliments prélevés sur la chaîne de production afin de t'assurer de la qualité et de l'innocuité des produits et ce, sous la supervision d'un(e) chimiste ou d'un spécialiste en sciences des aliments;

 

tu participeras à l'élaboration de produits agroalimentaires et de nouveaux produits (notamment ceux dits "aliments fonctionnels" ou "nutraceutiques" qui renferment des éléments bénéfiques pour la santé autres que leurs propres propriétés nutritionnelles de base), en collaboration avec des chercheurs en sciences des aliments ou en chimie alimentaire.

 

tu pourras travailler pour un fabricant de produits alimentaires pour la consommation humaine ou animale, un laboratoire d'analyses alimentaires, une chaîne d'alimentation ou une chaîne de restauration (laboratoires de contrôle de la qualité), une agence provinciale ou fédérale en inspection des aliments, etc.

 

En industrie pharmaceutique ou cosméceutique :

 

tu effectueras des tâches techniques de tests et analyses des constituants chimiques et physico-chimiques (agrégants, diluants, stabilisateurs, édulcolorants, conservateurs) et de toxicité des médicaments conventionnels, vaccins, cosmétiques ou produits de santé naturels permettant te t'assurer que les produits répondent aux normes et exigences de qualité de l'entreprise, ainsi qu'à la réglementation en vigueur sous la supervision d'un(e) chimiste;

 

tu participeras au développement de produits pharmaceutiques et cosméceutiques par des analyses des substances et composés organiques d'originale animale ou végétale et les mécanismes d'action des moléculaires à des fins biologiques en collaboration avec des chercheurs en chimie médicinale ou pharmaceutique et des chercheurs en pharmacologie.

 

tu pourras travailler un fabricant de médicaments originaux ou génériques, une entreprise de recherche et développement pharmaceutique, un fabricant de produits cosmétiques, etc.

 

En services environnementaux :

 

tu effectueras des tâches techniques d'analyses des constituants chimiques de substances (telles que : eaux usées industrielles, eaux usées et eau potable municipales, échantillons du sol, déchets industriels, déchets municipaux, etc.) afin d’y déceler le niveau de toxicité des traces de contaminants chimiques ou physico-chimiques (métaux lourds, pesticides, résidus de médicaments, produits chimiques industriels,  etc.) qui pourraient causer des problèmes environnementaux et ce, sous la supervision d'un(e) chimiste.

 

tu pourras travailler dans un laboratoire privé d'analyses et d'essais en environnement, une entreprise de services environnementaux, une entreprise de traitement et destruction des déchets, une municipalité (traitement des eaux notamment) ou pour les ministères fédéral ou provincial de l'environnement.

 

En industrie de première transformation des métaux :

 

tu collecteras, prépareras et analyseras des échantillons provenant des divers secteurs de production (métaux recyclés, métaux liquides, produits de traitement de surface ou de revêtement, produits finis, etc.) à partir de techniques de fluorescence des rayons-X, émission optique, chromatographie liquide, spectrométrie, gravimétrie et métallographie afin de tester et contrôler la qualité des produits selon les normes de l'industrie;

 

tu pourras travailler pour une aciérie, une aluminerie, une affinerie ou une fonderie industrielle.

 

En industrie chimique et autres industries de fabrication de matériaux :

 

tu effectueras des analyses afin de caractériser et quantifier les propriétés et constituants de matériaux prélevés en usine afin de t'assurer qu'ils respectent les normes et exigences de qualité de l'entreprise;

 

tu effectueras des analyses afin d'établir les propriétés et constituants chimiques de matériaux afin de mettre au point et développer de nouveaux matériaux (notamment des écomatériaux) pour différentes applications et qui répondront aux nouveaux besoin de la clientèle;

 

tu pourras travailler pour un manufacturier de produits chimiques (spécialités industrielles, produits ménagers, fertilisants, produits de papier, etc.) ou pétrochimiques (carburants, plastiques, composites, caoutchouc, etc.) ou autres manufacturiers de matériaux (produits métal, en béton, en céramique, ou en textile, etc.), etc..

 

En recherche et développement :

 

tu participeras à des projets de recherche appliquée visant le développement de nouvelles méthodes ou techniques d'analyse, de nouveaux matériaux, de nouvelles applications de substances naturelles ou le niveau de toxicité de différents contaminants dans les eaux, dans les sols ou dans l'air afin de résoudre différents problèmes concrets de la chimie;

 

tu pourras travailler au sein d'un laboratoire privé de recherche et développement, d'un centre de recherche d'une multinationale, d'un centre de recherche gouvernemental ou au sein d'un centre de recherche universitaire.

 

QUALITÉS ET APTITUDES  NÉCESSAIRES :

-        Bonnes habiletés et dextérité manuelles pour manipuler efficacement et délicatement les contenants de produits chimiques

-     Capacité de travailler sous pression dans plusieurs cas, des résultats rapides sont nécessaires afin de ne pas retarder la production ou des travaux sur chantier par exemple

-        Très bon sens de l’observation pour observer attentivement les réactions chimiques et y détecter toute anomalie de procédé ou d'analyse

-        Capacité d’analyse et de synthèse car tu auras à analyser les effets des réactions chimiques

-        Curiosité scientifique, sens logique et capacité de déduction car tu devras être à l'affut des nouveaux développements scientifiques ou de nouvelles méthodes d'analyses

-        Minutie, précision et bonne méthode de travail car tu auras à manipuler des produits dangereux

-    Autonomie, débrouillardise et flexibilité car tu seras parfois seul(e) pour exécuter certaines tâches et résoudre certains problèmes en laboratoire

-        Sens des responsabilités car tu auras la responsabilité des produits utilisés dans le laboratoire et de la qualité des tests et analyses effectués

-        Sens de l’organisation car tu auras à gérer des priorités et respecter des échéanciers, mais également pour entreposer de manière ordonnée les produits selon les niveaux de danger et particularité de ces produits

-       Facilité à travailler en équipe car tu auras à collaborer avec d’autres techniciens, des chimistes et parfois des ingénieurs chimistes

-        Très bonne connaissance maîtrise de la langue langue française parlée et écrite afin d'expliquer et communiquer clairement et de façon professionnelle les résultats d'analyse auprès des scientifiques ou parfois des clients et parfois, rédiger certains rapports techniques

-        Bonne connaissance de la langue langue anglaise car la plupart des manuels et publications spécialisés sont dans cette langue

PROFESSIONS APPARENTÉES :

-         Analyste en chimie

-    Animateur(trice) en loisirs scientifiques

-        Appariteur(e) en laboratoire (préparateur du matériel dans les labos des collèges et universités)

-        Assistant(e) chimiste

-        Conducteur(trice) d’installation de traitement chimique

-    Coordonnateur(trice) d'activités de loisirs scientifiques

-    Échantillonneur(euse)

-    Éducateur(trice) en environnement

-        Essayeur(euse) de métaux précieux

-        Représentant(e) technique en équipements pour laboratoires

-        Représentant(e) technique en produits chimiques

-        Technicien(ne) à l’inspection des produits chimiques

-        Technicien(ne) en contrôle de la qualité

-    Technicien(ne) en criminalistique (chimie judiciaire)

-    Technicien(ne) en environnement

-    Technicien(ne) en identité judiciaire

-    Technicien(ne) en laboratoire d'analyses

-        Technicien(ne) en laboratoire de recherches

-        Technicien(ne) en travaux pratiques d'enseignemen

-    Technologue en laboratoire - soutien scientifique

-    Superviseur(e) de laboratoire (avec de l'expérience)

-    Superviseur(e) du contrôle de la qualité (avec de l'expérience) 

EMPLOYEURS POTENTIELS :

EXIGENCES DES EMPLOYEURS :

-         Connaissance de l’anglais (certains exigent le bilinguisme)

-    Bonnes connaissances des logiciels spécialisés

-         Polyvalence

-    Certains postes sont sur quarts de travail (jour/soir/fin de semaine)

-    Certains employeurs exigent de détenir la carte ASP construction (santé et sécurité sur les chantiers)

AFFILIATION À UNE ASSOCIATION PROFESSIONNELLE :

 

Aucun permis de pratique n'est nécessaire afin de pratiquer en tant que technicien(ne) ou technologue en chimie analytique.

 

Par contre, il est fortement recommandé de devenir membre de l’Ordre des technologues professionnels du Québec.

 

L’obtention du titre professionnel T.P. te permettra d’accéder à certains postes-clés en entreprise et obtenir une reconnaissance dans la profession

 

PLACEMENT :

 

Selon les données disponibles au 31 mars 2024 :

 

Le placement est EXCELLENT, 92 % des répondants(es) qui se sont dirigés vers le marché du travail, ont obtenu un emploi relié dont la totalité, soit 95 % sont à temps complet.

 

Plus du tiers des répondants(es), soit 35 % ont choisi de poursuivre des études universitaires en chimie (notamment en bénéficiant du DEC-BAC).

 

NOMBRE DE  RÉPONDANTS

NOMBRE EN EMPLOI RELIÉ

NOMBRE À TEMPS  COMPLET

NOMBRE
 AUX
ÉTUDES

20 12 11 7

Note 1 : hausse assez importante du taux de placement par rapport aux années précédentes (était de 71 % en 2025; 85 % en 2021 et 85 % en 2019).

Note 2 : légère hausse du nombre de répondants(es) poursuivant des études universitaires (était de 33 % en 2025; 30 % en 2021 et 35 % en 2019).

Source : Ministère de l’Enseignement supérieur du Québec

 

SALAIRE :

 

Selon les données de 2026 :

 

Le salaire moyen en début de carrière était de :

Dans le secteur privé :

Note 1 : hausse de la moyenne salariale au sein des PME en comparaison avec les années précédentes (était de 25,90 $ en 2024; 25,50 $ en 2022; 22,78 $ en 2021 et 22,23 $ en 2019).

Note 2 : chez les grands employeurs privés, les augmentations sont établies par les conventions collectives.

Dans le secteur public et parapublic :

Note 1 : dans le secteur public et parapublic, les augmentations sont établies par les conventions collectives.

 

Note 2 : prendre en considération que bien que le salaire horaire est plus élevé dans les petites et municipalités de taille moyenne que dans les grandes municipalités, mais les avantages sociaux (ex : assurance-santé, régime de retraite, etc) y sont moins nombreux, mais les responsabilités sont davantages importantes.

 

Sources : Ministère de l'Enseignement supérieur, Conseil du Trésor du Québec, Commission de la Fonction publique du Canada, Syndicat des fonctionnaires municipaux de Montréal, Syndicat des fonctionnaires municipaux de Québec, Syndicat de la fonction publique du Québec SFPQ (section locale COREM)m Syndicat du personnel technique et professionnel de la SAQ, Syndicat des technologues d'Hydro-Québec conventions collectives des employés de soutien de plusieurs universités, conventions collectives des employés de plusieurs grandes municipalités, conventions collectives des employés de plusieurs municpalités de taille moyenne, conventions collectives des employés de plusieurs petites municipalités, conventions collectives des employés de plusieurs écoles secondaires privées, conventions collectives des employés de plusieurs grandes entreprises pharmaceutiques et cosméceutiques, conventions collectives des employés de plusieurs grandes industries alimentaires, conventions collectives des employés de plusieurs grands fabricants de produits en minéraux industriels, conventions conventions collectives des employés de plusieurs grandes industries pharmaceutiques et cosméceutiques, collectives des employés de plusieurs grandes industries chimiques et pétrochimiques, conventions collectives des employés de plusieurs grandes industries papetières, conventions collectives des employés de plusieurs grandes industries de transformation des métaux, conventions collectives des employés des grandes entreprises pétrolières et conventions collectives des employés de plusieurs grandes compagnies minières.

 

PORTRAIT DE LA PROFESSION :

 

Selon les données de 2025 d'Emploi-Québec:

 

Il y avait plus de 8 200 techniciens(nes) et technologues en chimie et en biochimie dans l'ensemble des régions du Québec.

 

Les femmes étaient majoritaires, puisqu'elles représentaient 56 % des membres de cette profession, alors que les hommes comptaient pour 44 %.

, l'une des rares professions de technologues scientifiques ayant une majorité féminine.

(les femmes représentaient 41 % en 2022 et 38 % en 2019).

 

Plus de 64 % des technologues étaient âgés de moins de 45 ans.

 

Plus de 91 % occupaient un poste à temps complet.

 

Plus de 81 % détenaient un diplôme technique et 19 % détenaient un baccalauréat.

 

L'âge moyen était de 46 ans.

 

L'âge moyen de la retraite était de 65 ans.

 

La répartition selon l'âge était :

La répartition des principaux employeurs était :

PERSPECTIVES D’AVENIR :

 

Il y a de très bonnes possibilités d’emploi pour les prochaines années dans ce domaine.

 

Ces technologues sont recherchés par les laboratoires spécialisés en environnement, les laboratoires spécialisés en contrôle de la qualité, les laboratoires et entreprises privées spécialisées en R & D pour l'industrie, les industries alimentaires, les industries de première transformation des métaux (alumineries, aciéries), ainsi que par les compagnies minières.

 

Par contre, les récentes mises à pied dans les industries pétrochimiques, papetières, pharmaceutiques et pétrolières ont fait diminuer les offres d'employeurs et baisser la moyenne salariale.

 

Les cégeps reçoivent encore de nombreuses offrent offres provenant d'employeurs (tant des grandes industries que des PME) de tous les secteurs et provenant de partout au Québec et parfois même ailleurs au pays.

 

Selon les données du Ministère de l’Enseignement supérieur, le métier de technologue en chimie analytique est l’un des 30 métiers de la formation technique présentant les meilleures perspectives d’avenir.

 

C'est également l'un des métiers de la formation technique dont la moyenne salariale en début de carrière est la plus élevée

 

La rémunération moyenne après expérience en 2026...

le revenu annuel moyen pour un(e) technologue en chimie détenant 10 ans d'expérience au sein d'une PME était de 60 400 $;

 

le revenu annuel moyen d'un(e) technicien(ne) de laboratoire détenant 10 années d'expérience au sein d'une grande industrie de transformation des produits forestiers était de 66 200 $;

 

le revenu annuel moyen d'un(e) technicien(ne) de laboratoire détenant 10 années d'expérience au sein d'une grande entreprise de services environnementaux (traitement des matières résiduelles) était de 66 800 $;

 

le revenu annuel moyen pour un(e) technicien(ne) en travaux pratiques en laboratoire d'enseignement détenant 10 années d'expérience au sein d'un collège privé d'enseignement post-secondaire était de 67 400 $;

le revenu annuel moyen pour un(e) technicien(ne) en travaux pratiques d'enseignement détenant 10 ans d'expérience au sein d'un cégep était de 67 400 $;

 

le revenu annuel moyen pour un(e) technicien(ne) de laboratoire ou technicien(ne) en contrôle de la qualité détenant 10 ans d'expérience au sein d'un grand transformateur alimentaire (viandes, volailles, produits marins, etc.) était de 70 600 $;

 

le revenu annuel moyen pour un(e) technicien(ne) de laboratoire ou technicien(ne) en criminalistique ou inspecteur(trice) en environnement ou inspecteur(trice) en SST ou inspecteur(trice) en agroalimentaire détenant 10 ans d'expérience au sein de la fonction publique québécoise était de 72 100 $;

 

le revenu annuel moyen pour un(e) technicien(ne) de laboratoire détenant 10 ans d'expérience au sein d'une grand manufacturier de produits en bois (charpentes, palettes, panneaux, contremplaqués, etc.) était de 72 400 $;

 

le revenu annuel moyen pour un(e) technicien(ne) de laboratoire ou d'un(e) technicien(ne) en travaux pratiques d'enseignement en laboratoire détenant 10 ans d'expérience au sein d'une université était de 72 600 $;

 

le revenu annuel moyen pour un(e) technicien(ne) de laboratoire détenant 10 ans d'expérience au sein d'une grand manufacturier de produits en plastique, caoutchouc ou composites était de 73 000 $;

 

le revenu annuel moyen d'un(e) technicien(ne) en hygiène du travail détenant 10 années d'expérience au sein d'un centre intégré de santé et de services sociaux CISSS ou CIUSSS était de 74 400 $;

 

le revenu annuel moyen pour un(e) technologue en laboratoire de chimie détenant 10 ans d'expérience au sein d'une grande industrie pharmceutique et cosméceutique était de 74 500 $;

 

le revenu annuel moyen pour un(e) technicien(ne) en contrôle de la qualité détenant 10 années d'expérience au sein d'une grande industrie de transformation des produits forestiers était de 77 400 $;

 

le revenu annuel moyen pour un(e) technicien(ne) en environnement ou d'un(e) technicien(ne) en laboratoire détenant 10 ans d'expérience au sein d'une municipalité de taille moyenne était de 78 000 $;

 

le revenu annuel moyen pour un(e) technicien(ne) de laboratoire détenant 10 ans d'expérience au sein d'une grande municipalité était de 78 800 $;

 

le revenu annuel moyen d'un(e) inspecteur(trice) des aliments de l'Agence canadienne d'inspection des aliments ACIA ayant 10 ans d'expérience était de 80 200 $;

le revenu annuel moyen pour un(e) technicien(ne) en environnement détenant 10 années d'expérience au sein d'une grande municipalité était de 81 000 $;

 

le revenu annuel moyen pour un(e) technicien(ne) de laboratoire détenant 10 ans d'expérience au sein de la fonction publique fédérale était de 83 100 $;

le revenu annuel moyen pour un(e) inspecteur(trice) en environnement détenant 10 années d'expérience au sein d'une grande municipalité était de 83 700 $;

le revenu annuel moyen pour un(e) technicien(ne) de laboratoire détenant 10 ans d'expérience au sein de la Société des alcools du Québec SAQ était de 84 000 $;

 

le revenu annuel moyen d'un(e) technicien(ne) en laboratoire détenant 10 années d'expérience au sein d'une grande société de génie conseil était de 86 200 $;

le revenu annuel moyen d'un(e) technicien(ne) de laboratoire détenant 10 années d'expérience au sein d'une grande entreprise papetière était de 87 100 $;

 

le revenu annuel moyen pour un(e) technicien(ne) de laboratoire détenant 10 ans d'expérience au sein d'un grand fabricant d'aliments et boissons était de 88 300 $;

 

le revenu annuel moyen d'un(e) technicien(ne) en contrôle de la qualité détenant 10 années d'expérience au sein d'une grande entreprise papetière était de 91 900 $;

 

le revenu annuel moyen d'un(e) technicien(ne) de laboratoire détenant 10 années d'expérience au sein d'une grande industrie de première transformation des métaux était de 95 900 $;

 

le revenu annuel moyen d'un(e) technicien(ne) de laboratoire détenant 10 années d'expérience au sein d'une grande compagnie minière était de 102 600 $;

 

et le revenu annuel moyen pour un(e) technicien(ne) de laboratoire détenant 10 ans d'expérience au sein d'une grande industrie chimique ou pétrochimique était de 107 100 $.

 

BREF PORTRAIT DE QUELQUES SECTEURS INDUSTRIELS :

 

L'industrie québécoise des services environnementaux :

 

En 2026, son marché était de 4,9 milliards $ qui regroupait plus de 1 600 entreprises dont les services environnementaux est leur activité principale et qui procuraient de l'emploi pour plus de 86 100 personnes.

 

On retrouve notamment une vingtaine de firmes de consultants et entreprises détenant une centaine de laboratoires privées d'essais et d'analyses laboratoires spécialisés dans le domaine des sciences géoenvironnementales (analyses physico-chimiques, caractérisation environnementale, etc.).

 

Plus de 200 entreprises spécialisées en assainissement et gestion des déchets offrent des services de gestion d'usines de traitement des eaux usées de municipalités et d'industries, de gestion, traitement et destruction des déchets agricoles, domestiques ou industriels, etc.

 

Près de 70 % des entreprises de cette industrie employaient moins de 10 personnes, 25 employaient entre 10 et 49 personnes, alors seulement 5 % des entreprises avaient plus de 50 employés.

 

On retrouve notamment :

  • 227 entreprises en collecte de déchets qui employaient plus de 4 800 travailleurs (principalement des ouvriers, mais aussi des techniciens);

  • 181 firmes de services conseils en environnement qui employaient plus de 1 100 personnes, principalement des conseillers(ères) et des technologues;

  • 176 sociétés de génie conseil qui employaient plus de 2 800 spécialistes dans le domaine de l'environnement, majoritairement des ingénieurs, mais aussi des technologues et des consultants en environnement;

  • 127 entreprises spécialisées en traitement et élimination des déchets employant plus de 1 180 personnes;

  • 84 entreprises et organismes de recherche & développement en lien avec l'environnement qui employaient plus de 2 300 personnes (principalement des chercheurs, des conseillers et des technologues de divers domaines)

  • 65 entreprises spécialisées en assainissement employaient plus de 2 800 spécialistes en environnement;

  • 38 entreprises spécialisées dans les travaux d'entretien de réseaux d'aqueduc et d'égout qui employaient plus de 27 00 travailleurs;

  • 12 entreprises spécialisées en gestion d'installations industrielles ou municipales de traitement et épuration des eaux usées employaient plus de 1 200 techniciens(nes) et opérateurs(trices) en traitement des eaux.

L'industrie québécoise de la transformation alimentaire

 

Elle est LE plus important employeur industriel au Québec, qui est présente dans presque tous les régions de la province et qui est un moteur économique de premier plan dans plusieurs régions et sous-régions (MRC) d'un bout à l'autre du territoire québécois.

 

En 2026, elle a généré des revenus de plus de 40,5 milliards $, soit 25 % de la production canadienne et 15 % du secteur manufacturier québécois.

 

Plus de 45 % des ventes des produits alimentaires québécois sont effectuées au Québec (porc, poulet, produits laitiers, légumes frais, fruits frais, boissons de fruits ou de légumes, produits de l'érable, boissons alcoolisées surtout bières); 32 % dans le reste du Canada (produits laitiers, porc, poulet, légumes de transformation, poissons et fruits de mer, sirop d'érable et produits de l'érable, fruits, jus, boissons alcoolisées); ainsi que 23 % à l'international dans plus de 100 pays.

 

On y retrouvait plus de 2 700 entreprises (dont 31 % qui fabriquaient des produits de boulangerie, 6 % de boissons alcoolisées ou non alcoolisées, 8 % des produits laitiers et 7 % d'aliments pour animaux) qui employaient plus de 74 800 travailleuses et travailleurs dans presque toutes les régions du Québec, mais principalement en Montérégie, Montréal, Chaudière-Appalaches, Laval, Québec, Centre-du-Québec, Lanaudière et Bas-St-Laurent.

 

Par contre, seulement 34 % de ces entreprises employaient 50 personnes ou plus qui sont généralement les employeurs potentiels pour les technologues en laboratoire.

 

Bien qu'on retrouve quelques grandes entreprises de transformation alimentaire, ce sont les petites et moyennes entreprises que l'on retrouve en plus proportion et ce, partout au Québec.

 

Bien qu'on retrouve ces entreprises un peu partout au Québec, elles sont principalement concentrées dans les régions de la Montérégie, de Montréal, de Lanaudière, de Chaudière-Appalaches et de Québec.

 

Selon les données d'Emploi-Québec, les technologues en transformation des aliments représentaient 10 % de l'ensemble des personnes qui travaillaient au sein de l'industrie d donc l'un des plus importants employeurs pour ces spécialistes.

 

Presque toutes les régions sont favorables à l'emploi dans ce domaine, mais tout particulièrement :

la Montérégie, Chaudière-Appalaches, Lanaudière, Centre-du-Québec, Québec, Laurentides, Bas-St-Laurent et Laval.

 

L'industrie québécoise est divisée en 13 principaux sous-secteurs différents, soit :

L'industrie minière québécoise :

 

Le Québec est l’un des 10 territoires miniers les plus explorés au monde. Depuis le début des années 90, la moitié des mines ont commencé à être exploitées ce qui a permis au Québec de connaître une des plus grandes croissance de son industrie minière de toute son histoire. De plus, un grand nombre de géologues actuellement en emploi sont âgés et devront prendre leur retraite dans les prochaines années.

 

Pour toutes ces raisons, les perspectives de découvertes nouvelles et par le fait même des emplois pour des spécialistes des mines sont excellentes pour les 10 prochaines années. Maintenant, les exploitations minières du Québec représentent plus de 60 % de tous les minerais exploités au Canada.

 

Le sous-sol québécois est constitué à 90 % de roches précambriennes du Bouclier canadien. Il s’agit d’un ensemble géologique réputé mondialement pour ses gisements d’or, de cuivre, de zinc, de nickel, de fer et d’ilménite.

 

Le Québec recèle aussi un potentiel minéral significatif pour des gisements d’autres substances, telles ceux du Mont Wright (fer) à Fermont, du Lac Tio (fer et titane) à Havre-Saint-Pierre, de Niobec (niobium) au Saguenay, de Stratmin (graphite) à Mont-Laurier, Raglan (nickel-cuivre) en Ungava et de Renard (diamant) au nord du Québec.

 

Par ailleurs, les secteurs miniers bien établis, tels ceux de Val-d’Or, Rouyn-Noranda, Matagami et Chibougamau, recèlent toujours d’importants gisements, notamment en profondeur.

 

En 2026, le Québec dénombre 21 mines en activité (ainsi qu'une en construction) exploitées par une quinzaine de grandes compagnies minières majeures.

 

L'ensemble de l'industrie minière a généré des revenus de 12 milliards, regroupait une cinquantaine d'entreprises et employait plus de 27 800 personnes (dont 15 500 emplois directs).


Parmi les ressources minérales métalliques exploitées, on retrouve :

L'industrie québécoise des pâtes et papiers :

 

Avec plus de 68 usines qui employaient plus de 18 100 travailleuses et travailleurs dans 10 régions du Québec en 2026, ce n'est les emplois qui manquent au sein de cette industrie. Donc, ce n'est pas demain que cette industrie cessera d'exister au Québec ....

Contrairement à la plupart des secteurs industriels, celui des pâtes et papiers est composée majoritairement d'usines appartenant à de grandes multinationales et autres grandes entreprises canadiennes ou étrangères (Produits forestiers Résolu, Groupe Cascades, Kruger, White Birch, Rayonier, Sappi Canada et Emballages Mitchell-Lincoln).

 

Elles sont présentes dans 12 régions du Québec, soit :

 

Saguenay-Lac-Saint-Jean, Abitibi-Témiscamingue, Estrie, Centre-du-Québec, Laurentides, Mauricie, Lanaudière, Bas-Saint-Laurent, Capitale Nationale, Montérégie, Chaudière-Appalaches,  et Outaouais.

 

Auparavant, la fabrication du papier journal et du papier d'impression dominait le marché de l'industrie papetière.

 

En 2026, ce sont principalement les cartons d'emballage, les emballages pour les produits alimentaires, le papier hygiénique et papier tissu et la pâte kraft recyclée qui sont fabriqués dans la plupart des usines.

 

On y fabrique :

 

du papier pour les soins personnels et de beauté (papier hygiénique, serviettes et tampons hygiéniques, napperons et essuie-tout); emballages en papier (principalement pour les produits alimentaires tels que les viandes, poissons et fruits et légumes et l'emballage de divers produits industriels délicats); carton plat (pour l'isolation en construction de bâtiments ou accessoires pour la fabrication de meubles, l'encadrement et la reliure);  carton caisse (pour les emballages commerciaux de toutes sortes dont les objets fragiles ou des matériaux difformes); pâte de spécialité et pâte kraft recyclée (utilisée pour fabriquer des emballages durables comme les papiers d'emballage bruns et les sacs industriels) papier d'impression (couché, non couché, etc.); papiers spéciaux et de sécurité (pour les beaux-arts, pour le graphisme, papier de sécurité pour passeports, chèques, contrats, etc.); papier d'édition (livres, magazines, etc.); papiers commerciaux (enveloppes, étiquettes, affiches, dépliants, etc. et autres fournitures de bureau, même s'ils sont moins utilisés qu'auparavant, ils sont toujours en usage dans la plupart des entreprises) et enfin, le papier journal (voué à disparaitre, mais encore utilisé, mais volume moins important).

 

Bien que l’industrie papetière au québec est traditionnellement dominée par de grands groupes, les PME y jouent un rôle croissant dans la transformation, le recyclage de fibres et les produits spécialisés.

 

Contrairement aux géants qui fabriquent la pâte brute, on y retrouve également des PME qui se positionnent sur des marchés de niche, la fabrication de produits finis et le soutien technologique concentrées dans les régions de l'Estrie, de la Mauricie et de l'Outaouais, mais aussi au Saguenay-Lac-Saint-Jean et dans le Centre-du-Québec.

 

Celles-ci se spécialisent davantage dans la fabrication de produits tels que :

 

des emballages en carton imprimé personnalisé (boîtes d'expédition personnalisées et boîtes d'abonnement protégeant les marchandises, emballages de restauration rapide, emballages pour produits alimentaires, boîtes de médicaments avec notices et informations obligatoires imprimées, emballages de spiritueux, emballages pour produits cosmétiques, emballages rigides pour matériel électronique comme les cellulaires, etc.); des emballages commerciaux en carton ondulé avec matières reyclées à 100 % (caisses américaines et boîtes pour expédier de colis pour sécuriser le transport de marchandises vendues par commerce électronique, pour des plateaux pour fruits et légumes, boîtes de pizza et emballages prêts-à-vendre et des boîtes robustes pour différentes industries comme celle des véhicules de transport ou de l'électronique); des tubes carton (pour l’enroulement en bobine des étiquettes et des rubans adhésifs, l'enroulement des films industriels, pour le conditionnement de colles, silicones et mastics, pour de multiples applications dans l'industrie de la construction, etc.) des présentoirs en carton ondulé (comme celles que l'on retrouve dans les pharmacies et les épiceries fines par exemple); des feuilles de carton ondulé (maquettes architecturales, projets de bricolage, protection des sols pendant des travaux,panneaux publicitaires, présentoirs de magasin, supports de signalisation, plaques de séparation sur les palettes pour stabiliser les marchandises, boîtes de transport, intercalaires de protection pour éviter les dommages ou organiser un contenu, etc.); des serviettes et des produits de papier hygiénique de haute qualité (en papier de soie blanc, kraft ou rose personnalisé destinés à l'industrie hôtelière et de la restauration haut de gamme); des viroles carton (protège le métal enroulé des marquages lors du bobinage ou de la manutention)

 

L'industrie québécoise de la première transformation des métaux :

 

En 2016, elle générait des revenus de plus de 5,5 milliards $, soit 40 % de la production canadienne de métaux et 12 % du secteur manufacturier québécois.

 

Elle comptait 118 entreprises qui employaient plus de 20 300 travailleuses et travailleurs principalement concentrés dans les régions de la Montérégie, du Saguenay-Lac-St-Jean et de Montréal, mais également dans les régions de la Côte-Nord, du Centre-du-Québec et de Québec.

 

Plus de 41 % des entreprises de l'industrie emploient moins de 50 personnes, 17 % entre 50 et 99 personnes, 20 % entre 100 et 199 personnes, alors que seulement 22 % sont des entreprises de grande taille ayant 200 employés et plus.

 

Par contre, ce sont les grandes entreprises qui employaient la majorité des travailleurs(euses) de cette industrie avec une part de 72 %.

 

Plus de 42 % des emplois sont au sein des grands producteurs et transformateurs d'aluminium, 21 % au sein des grands producteurs et transformateurs de métaux non ferreux (cuivre, zinc), 19 % au sein des grandes producteurs sidérurgique (acier), alors que 17 % sont au sein des fonderies.

 

Le secteur de la première transformation des métaux reprend confiance après avoir subi les impacts de la crise économique et boursière de 2008 et 2009. La forte remontée des prix des métaux industriels au cours des derniers mois de 2016, les signes d’accélération de l’économie mondiale encourageants qui se sont traduits par une demande plus forte des métaux en 2017 et la tendance à la hausse des prix des métaux de base devrait ainsi se poursuivre au cours des prochains.

 

Ces signes laissent prévoir de très bonnes perspectives d'emploi au cours des prochaines années au sein de cette industrie.

 

L'industrie pharmaceutique et cosméceutique québécoise :

 

Malgré ses nombreuses difficultés au cours des dernières années, Montréal reste l’une des rares métropoles au monde où une entreprise peut procéder à toutes les étapes de la mise au point d’un médicament.

 

L'industrie des sciences de la vie au Québec est un pilier économique majeur, caractérisé par l'interconnexion forte entre le secteur biopharmaceutique et le marché en pleine expansion de la cosméceutique.

 

Le Québec s'impose comme un pôle stratégique d'innovation en Amérique du Nord.

 

On y retrouvait plus de 750 entreprises pharmaceutique qui employaient près de 58 500 personnes dans l'ensemble du Québec, principalement concentrées dans les régions de Montréal, Laval, Montérégie, Laurentides et Capitale Nationale.

 

Elles sont réparties comme suit :

Le sous-secteur pharmaceutique

 

En ce concerne plus spécififquement les entreprises de fabrication de produits pharmaceutiques généraient 57 % des emplois de l'industrie bien qu'elles ne représentaient que le tiers des entreprises.

 

Ce sont 245 entreprises biopharmaceutiques qui employaient plus de 21 500 personnes au Québec.

 

Cette industrie génère des revenus de près de 6,5 milliards de dollars par année au Québec et près de 33 % des investissements en recherche & développement pharmaceutique est centralisée au Québec.

 

Parmi celles-ci, plus de 65 %  employaient moins de 50 personnes, 26 % employaient entre 50 et 199 personnes et seulement 10 entreprises employaient plus de 200 personnes.

 

En plus des grandes sociétés pharmaceutiques et cosméceutiques américaines, britanniques et suisses détenant une unité de production au Québec (GSK, Delpharm, Bausch, Cambrex - div Halo Pharma, Jubilant, L'Oréal, Groupe Marcelle) qui fabriquent des médicaments génériques et des médicaments d'origine et autres produits biopharmaceutiques.

 

On y comptait égalerment  plusieurs entreprises canadiennes et québécoises PME qui ont su s'intégrer dans ce lucratif marché mondial. Elles se concentraient principalement dans la fabrication et le conditionnement de médicaments génériques, des biosimilaires, des produits en vente libre (OTC) et des produits de santé naturels.

 

On y comptait également 3 sociétés ayant un centre de recherche et développement pharmaceutique au Québec (Pharmaciences, Moderna et Laboratoire Riva), ainsi que près de 150 PME spécialisées en R&D en sciences de la vie qui employaient près de 4 600 personnes (techniciens de recherche, infirmiers de recherche, chercheurs et personnel de soutien).

 

Les produits fabriqués au Québec comprenent :

Le sous-secteur cosméceutique

 

 Le Québec est un chef de file de l'industrie cosmétique au Canada avec plus de 150 entreprises actives sur le territoire, allant des microentreprises locales aux multinationales qui employaient plus de 3 500 personnes en 2026.

 

Le marché canadien de la beauté et des cosmétiques pèse environ 14,7 milliards de dollars. Les dépenses moyennes par foyer québécois se chiffrent à 667 $ par année pour les produits de soins.

 

On y retrouve de grandes sociétés, comme la multinationale française L'Oréal ayant son siège social canadien à Montréal et le Groupe Marcelle, une entreprise familiale québécoise devenu le plus grand fabricant de cosmétiques au Canada.

 

On y compte également de nombreuses PME qui se spécialisent dans les soins dermatocosmétiques sur mesure, le "clean Beauty" et le maquillage végétalien, ainsi que dans les soins capillaires et corporels écoresponsables.

 

Les produits fabriqués au Québec comprenent :

L'industrie québécoise de la plasturgie et des composites :

Bien au-delà des sacs en plastique et des bouteilles de plastique qui ne représentent que moins de 15 % (8 % pour les bouteilles et 7 % pour les sacs tout usage) des produits de plastique fabriqués au Québec.

On retrouve la matière plastique dans la quasi-totalité des segments d'utilisation finale de l'économie.

Ses particularités (facilité de transformation, légèreté et résistance à la corrosion) ont favorisé la création de nouveaux produits. La matière plastique a également remplacé le papier, le verre et le métal dans certaines applications traditionnelles.

Au Québec, seulement environ 10 % à 18 % de l'ensemble des déchets plastiques générés sont réellement recyclés en 2026. La vaste majorité de la fabrication locale continue d'utiliser du plastique vierge issu de combustibles fossiles.

Le taux d'intégration de matière recyclée reste bas en raison des coûts de collecte élevés et de la concurrence du plastique neuf bon marché. Les données officielles de Recyc-Québec se concentrent sur le tri plutôt que sur le contenu recyclé exact des nouveaux produits.

C'est un défi de l'industrie pour l'avenir d'intégrer davantage les matières plastiques recyclées dans les procédés de production afin de répondre aux règlementations mondiales et canadiennes et à la forte demande des consommateurs.

En 2026, elle a généré des revenus de près de 7,5 milliards $ (dont 2,4 milliards en exportations), soit 30 % des revenus dans l'ensemble du pays.

On y comptait 425 entreprises (73 % en plasturgie, 20 % en composites et 7 % combinaient les 2 secteurs de façon presque égale)

Plus de 16 % des entreprises comptaient moins de 5 employés, 49 % employaient entre 5 et 49 personnes, 22 % employaient entre 50 et 99 personnes, alors que seulement 13 % comptaient 100 employés ou plus.

Plus de 37 % fabriquaient des produits de consommation grand public, 17 % des produits pour le transport et les loisirs nautiques, 15 % des fournitures industrielles, 11 % pour l'industrie de la construction, 8 % pour le secteur médical et hospitalier et 12 % de la sous-traitance pour d'autres entreprises.

Les entreprises en plasturgie étaient concentrées dans les régions de Chaudière-Appalaches (23 %), de Montréal (19 %), de la Montérégie (18 %), de Laval (12 %), de l'Estrie (8 %), du Centre-du-Québec (7 %), de Lanaudière (6 %), de la Capitale Nationale (3 %) et des Laurentides (2 %).

L'ensemble de l'industrie de la plasturgie et des composites employaient plus de 14 700 personnes (dont 11 900 en plastiques et 1 600 en composites).

Parmi les principaux produits fabriqués, figurent :

Plusieurs procédés de transformation sont utilisés par les entreprises de la plasturgie, voici les principaux :

  1. injection : 36 %

  2. extrusion profilés et tubes : 17 %

  3. extrusion soufflage : 13 %

  4. découpage : 10 %

  5. extrusion plaques et feuilles : 8 %

  6. moulage par compression : 8 %

  7. thermoformage : 7 %

  8. extrusion glonflage : 6 %

  9. moulage de résine par gravité (polyuréthane) : 6 %

  10. calandrage : 3 %

  11. collage : 2 %

  12. autres (expansion, bi-injection, etc.) : 8 %

Dans le secteur des composites, les principaux produits fabriqués sont :

Plusieurs procédés de transformation sont utilisés par les entreprises de la plasturgie, voici les principaux :

  1. laminage : 31 %

  2. injection : 17 %

  3. découpage : 16 %

  4. moulage contact : 13 %

  5. infusion sous vide : 13 %

  6. pulvérisation : 11 %

  7. moulage par compression : 7 %

  8. transfert de résine : 7 %

  9. extrusion profilés et tubes : 4 %

  10. pultrusion : 3 %

  11. autres : 6 %

L'industrie québécoise du caoutchouc :

En 2026, elle a généré un chiffre d'affaires de 631 millions $, soit 32 % des revenus totaux réalisés par cette industrie au Canada.

Elle regroupe 83 entreprises qui employaient plus de 5 360 personnes, soit 31 % des entreprises et des emplois canadiens de l'industrie.

Ses principaux secteurs étaient  :

On y fabrique notamment

L'industrie chimique et pétrochimique :

 

En 2026, l'industrie chimique et pétrochimique québécoise  générait des revenus de plus de 30 milliards de dollars.

 

On y comptait plus de 442 manufacturiers et 744 grossistes en produits chimiques et pétrochimiques dans l'ensemble du Québec qui employaient plus de 12 200 travailleuses et travailleurs.

 

Parmi celles-ci, 35 % comptait moins de 5 employés, 28 % comptaient de 5 à 9 employés, 22 % comptaient 10 à 19 employés, 11 % comptaient 20 à 99 employés, alors que seulement 4 % avaient 100 employés ou plus.

 

Ces entreprises sont concentrées notamment dans les régions de la Montérégie (Varennes, Salaberry-de-Valleyfield, Candiac, St-Basile-le-Grand, Longueuil, Saint-Jean-sur-Richelieu); Île-de-Montréal (Montréal, Pointe-Claire); Centre-du-Québec (Bécancour, Victoriaville); Lanaudière (Repentigny); Laurentides (Brownberg-Chatham); Laval, Mauricie (Shawinigan), Estrie (Magog), Capitale Nationale (Saint-Augustin-de-Desmaures) et Chaudière-Appalaches (Lévis).

 

On y compte également 2 raffineries de pétrole (Valero à Lévis en Chaudière-Appalaches et Suncor à Montréal-Est sur l'Île-de-Montréal) également incluses dans cette industrie.

 

Forte importante dans le marché, elle est fournisseur auprès de nombreux secteurs et non seulement pour la fabrication de produits chimiques, par exemple :

 

Différentes industries (meubles, papetières, minières, première transformation des métaux, plasturgie, caoutchouc et composites, chimiques, pharmaceutiques, agroalimentaires et autres) : les matières premières qui entrent dans la composition des prodiuts fabriqués, les produits de traitement (des métaux, du papier, des eaux usées), des gaz industriels, des nettoyants et désinfectants industriels et autres.

 

Distribution de produits pétroliers : essence et carburant diesel dans les stations-service, lubrifiants et huiles pour véhicules dans les concessionnaires automobiles, les garages et les chaînes de quincaillerie et centres de rénovation, les carburéacteurs pour les entreprises de ravitaillement d'aéronefs, mazout pour les fournisseurs de mazout de chauffage, etc.

 

L'industrie de la construction (bâtiments, infrastructures de génie civil) : les peintures revêtements et solvants; les adhésifs (scellants, lustrants, colles, résines époxy); les rouleaux pour l'étanchéité, la protection des surfaces et l'isolation; les bitumes pour les matériaux d'étanchéité des bâtiments et les infrastructures routières, etc.

 

Entretien ménager : nettoyants, dégraissants, désinfectants grand public (vendus dans les grandes chaînes), à usage commercial (pour les hôpitaux, écoles, hôtels, restaurants, entreprises d'édficces publics), nettoyants industriels (par exemple, les produits de sanitation dans les usines alimentaires), etc.

 

Industrie de la production agricole  utilisées pour optimiser les rendements et protéger les cultures : pestides, engrais et fertilisants, nettoyants et dégraisseurs spécialisés, éthanol carburant à faible intensité carbone, etc.

 

Secteur médical : nettoyants et déinfectants spécialisés pour le domaine médical (notamment pour la stérilisation d'instruments médicaux et chirurgicaux), composés chimiques des produits d'analyse en laboratoire, gaz médicaux (dont l'oxygène), etc.

 

Les principaux secteurs sont :

Les différents produits fabriqués sont :

Sources : Comité sectoriel de la main-d'œuvre en métallurgie du Québec, Comité sectoriel de la main-d'œuvre de l'industrie minière du Québec, Comité sectoriel de la main-d'œuvre en transformation alimentaire du Québec, Plasti-Compétences - Comité sectoriel de la main-d'œuvre en plasturgie du Québec, EnviroCompétences - Comité sectoriel de la main-d'œuvre en environnement du Québec, Association des consultants et laboratoires experts du Québec et Emploi-Québec. 

 

LE PROGRAMME D’ÉTUDES :

Voir aussi la section « autres formations »

Le Diplôme d’études collégiales en technologie de laboratoire - chimie analytique D.E.C. a une durée totale de 3 ans offert à temps complet de jour seulement.

Au cours de la première année; tu approfondiras tes connaissances sur les liens entre les phénomènes et concepts fondamentaux de la chimie et les méthodes adéquates de travail au laboratoire;  tu seras initié(e) à la chimie organique, soit les propriétés physiques et chimiques des molécules formées principalement des atomes de carbone et d’hydrogène, de même que l’apprentissage des méthodes pour les caractériser, les séparer et les identifier; tu apprendras à manipuler le matériel volumétrique, à préparer des solutions, à réaliser des analyses volumétriques simples et des notions relatives aux équilibres en solution et tu seras initié(e) aux méthodes d'analyse chimique industrielle utilisées dans un laboratoire de contrôle de la qualité ou de recherche et développement.

 

Tu auras des cours tels que : mathématiques appliquées aux techniques de laboratoire 1, chimie générale pour les techniques de laboratoire, introduction aux techniques de laboratoire, introduction à la profession, mathématiques appliquées aux techniques de laboratoire 2,, introduction à l'analyse industrielle, analyses volumétriques et gravimétriques de base, éléments de chimie organique, préparation et analyse des solutions et optique et électricité de base.

 

Si tu as choisi la formule en alternance travail-études, tu réaliseras ton premier stage rémunéré de 12 à 16 semaines au cours du trimestre d'été.

 

Au cours de la deuxième année; tu effectueras des manipulations pour déterminer certaines propriétés physiques (indice de réfraction, masse volumique, température de fusion ou d’ébullition) de composés organiques et de les identifier; tu seras initié(e) aux notions sur la structure, les propriétés physicochimiques et la réactivité et aux méthodes de purification, de séparation (chromatographie, électrophorèse) et de dosage des biomolécules; tu seras familiarisé(e) avec les principes de thermodynamique et de thermochimie (chaleur de réaction, spontanéité de phénomènes physiques et chimiques), des notions reliées aux propriétés électriques des solutions (conduction et oxydoréduction); tu apprendras à effectuer des analyses chimiques et biochimiques simples à l'aide de différentes techniques de spectrométrie moléculaire (infrarouge, ultraviolette, visible et spectrofluorimétrie) et tu seras initié(e) aux méthodes d'analyses électrochimiques (les piles, la potentiomètre, l’électrogravimétrie, la coulométrie, l’ampèremètre et la conductimètre).

 

Tu auras des cours tels que : statistiques appliquées aux techniques de laboratoire, assurance-qualité et échantillonnage, analyse des composés organiques, mesures physico-chimiques et électrométriques, analyses volumétriques avancées et colorimétriques, analyses par spectroscopie moléculaire, analyses chimiques environnementales, analyses électrochimiques, éléments de biochimie, initiation aux techniques microbiologiques, technologies de l'industrie chimique, et optique physique et électronique.

 

Si tu as choisi la formule en alternance travail-études, tu réaliseras ton second stage rémunéré de 12 à 16 semaines au cours du trimestre d'été.

 

Au cours de la troisième année; tu apprendras les notions fondamentales des différents types de chromatographie (liquide et gazeuse), sur les principales composantes de ces instruments; tu apprendras à effectuer des tests de croissance, ainsi que des épreuves biochimiques, immunologiques et de biologie moléculaire afin d'identifier les espèces de bactéries, de mycètes et de virus; tu seras familiarisé(e) avec les principaux procédés industriels utilisés au Québec afin de comprendre la nature des divers échantillons à analyser et ensuite, évalueras et analyseras, à échelle réduite, certaines opérations unitaires et des bilans de chaleur et de matière; tu effectueras toutes les étapes caractéristiques de l'analyse d'échantillons provenant des principaux domaines analytiques (pharmaceutique, alimentaire, environnemental, cosmétique, etc.) en utilisant des chromatographes liquides et gazeux automatisés; tu réaliseras un projet d’analyse qui consiste à la mise au point, au développement, à l'évaluation d'un ou de plusieurs paramètres (durabilité, robustesse, reproductibilité ...) d'une méthode d'analyse sous la supervision du responsable de laboratoire et enfin, tu intègreras les compétences acquises au cours d'un stage en milieu professionnel.

 

Tu auras des cours tels que : santé/sécurité et hygiène en laboratoire, analyse instrumentale par chromatographie et électrophorèse, analyses avancées par chromatographie instrumentale, chimie des produits naturels, électrochimie appliquée, chimie alimentaire, chimie organique industrielle, procédés chimiques dans l'industrie, microbiologie appliquée, gestion en laboratoire, développement et application de protocoles d'analyses, projet d'analyse en milieu de travail, ainsi qu'un stage crédité NON rémunéré d'intégration au milieu professionnel d'une durée de 4 semaines.

 

Note : le nom et le contenu des cours, ainsi que leur répartition par trimestre peuvent varier d'un cégep à un autre, mais les objectifs de formation sont les mêmes.

 

ENTENTES DEC-BAC :

 

Qu'est-ce qu'un programme DEC-BAC ?

 

 Consulte la page suivante

 

Il permet de terminer la formation technique et ton baccalauréat dans un temps plus court, soit en 5 ans (au lieu de 6 ans) et obtenir les 2 diplômes.

 

Voici la entente actuellement offerte :

(reconnaissance automatique entre 27 ou 30 crédits selon les programmes)

 

DEC-BAC en chimie

(DEC en technologie de laboratoire - chimie analytique 210.AB + Bacc en chimie) :

DEC-BAC en sciences et technologie des aliments

(DEC en technologie de laboratoire - chimie analytique 210.AB + Baccalauréat en sciences et technologie des aliments) :

§         Entente avec le Cégep de Lévis et l’Université Laval

§         Entente avec le Cégep Ahuntsic et l’Université Laval

§         Entente avec le Cégep de Jonquière et ll’Université Laval

§         Entente avec le Cégep de Shawinigan et l’</sl’Université Laval

§         Entente entre le Cégep de Saint-Hyacinthe et l’Université Laval

§         Entente entre le Cégep de Valleyfield et l’Université Laval

PASSERELLES :

 

Un programme passerelle permet aux titulaires d'un D.E.C. dans une discipline en particulier de se faire reconnaître un certain nombre de crédits par une université dans le cadre de son baccalauréat. Par contre, aucune garantie d'admission n'est offerte lors de la demande.

 

Voici quelques exemples de ces ententes :

PERFECTIONNEMENT :

 

Il existe aussi des programmes de perfectionnement au niveau collégial (A.E.C.) et au niveau universitaire (certificats) tels que :

-         A.E.C. en gestion environnementale offert par le Cégep de Rosemont (formation continue)

-         A.E.C. en techniques de procédés reliés à l’environnement offert au Cégep de Maisonneuve (formation continue)

-         A.E.C. en technologies de l’environnement industriel offert au Cégep de Jonquière (formation continue)

-         A.E.C. en technologies des procédés bio-industriels offert au Cégep John-Abbott (formation continue)

-         Certificat en analyse chimique offert à l’UQÀM

-         Certificat en sciences de l’environnement offert à l’UQÀM l’U.Q.T.R., à l’UQAC

-         Certificat en santé et sécurité au travail offert à l’Université de Montréal et l’UQÀM

ÉTUDES SUPÉRIEURES :

 

Il te sera également possible de poursuivre tes études à l’université dans le cadre du Baccalauréat :

 

-    Baccalauréat avec double majeure en mathématiques et chimie

-    Baccalauréat avec double majeure en physique et chimie

-         Bacc avec majeure en environnement

-        Baccalauréat en agronomie

-    Baccalauréat en biochimie

-        Baccalauréat en biologie moléculaire et cellulaire

-        Baccalauréat en chimie

-        Baccalauréat en chimie pharmaceutique

-    Baccalauréat en enseignement des mathématiques au secondaire

-    Baccalauréat en enseignement des sciences et technologie au secondaire

-        Baccalauréat en génie alimentaire

-        Baccalauréat en génie biotechnologique

-        Baccalauréat en génie chimique

-    Baccalauréat en génie civil - spécialisation en assainissement des eaux

-    Baccalauréat en génie des matériaux ou des mines et de la métallurgie

-    Baccalauréat en génie pharmaceutique (non offert au Québec)

-    Baccalauréat en pharmacologie

-    Baccalauréat en sciences environnementales

-    Baccalauréat en sciences des produits naturels

-        Baccalauréat en sciences et technologie des aliments

 

 La plupart des cours préalables exigés dans ces programmes figurent dans la grille des cours du DEC en techniques de laboratoire.

 

EXIGENCES D’ADMISSION :

 

-         Détenir le D.E.S. et avoir réussi les cours suivants ou leurs équivalents :
 

TS ou SN 5e (anciennement Mathématiques 536)

Chimie 5e (anciennement Chimie 534)

 

Note : pour connaître les équivalences des préalables à l’éducation aux adultes, consulte la page suivante

 

STATISTIQUES D’ADMISSION :

 

Aucun contingentement à ce programme

 

Les candidats(es) admissibles (c'est-à-dire détenant les préalables requis) sont généralement admis

 

ENDROITS DE FORMATION  

 

Qu'est-ce que l'alternance travail-études ?

AUTRES FORMATIONS :

Il existe également des programmes d’Attestation d’études collégiales A.E.C. de courte ou moyenne durée.

Exigences :

détenir un D.E.S. ou D.E.P. ou l'équivalent

ET, soit avoir quitté les études pendant moins 1 année scolaire à temps complet (ou 2 sessions consécutives)

OU ayant complété au moins 1 année d'études postsecondaires échelonnée sur un période d'1 an ou +. 

Voici quelques exemples de programmes (consulte la section « formation continue »

Note : ces programmes exigent d’avoir réussi les maths TS ou SN 5e ou 536 ET chimie 5e ou 534 ou leurs équivalents 

LIENS RECOMMANDÉS :

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Pour une liste d'industries pharmaceutiques et biotechnologiques, consulte le portrait de l'industrie pharmaceutique et biotechnologique

 

Pour une liste d'industries des plastiques et des composites, consulte le portrait de l'industrie des plastiques et composites

 

Pour une liste d'industries agroalimentaires, consulte le portrait de l'industrie agroalimentaire

 

organismes de loisir scientifique :

musées de sciences :

 

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