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SECTEUR : PROTECTION PUBLIQUE

NIVEAU D’ÉTUDES : ENSEIGNEMENT COLLÉGIAL

 

RÉPARTITEUR(TRICE) MÉDICAL DES URGENCES 9-1-1 ou

RÉPARTITEUUR(TRICE) D’UN SERVICE DES URGENCES

 

Consulte aussi la section "liens recommandés" (dont des vidéos de répartiteurs qui parlent de leur travail et vidéos promotionnelle sur cette carrière).

 

TÂCHES ET RESPONSABILITÉS : 

 

En tant que répartitrice ou répartiteur des urgences 9-1-1; tu seras responsable

 

Tu auras pour tâches de :

En tant que répartitrice ou répartiteur d’un service des urgences; tu seras responsable de faire fonctionner des équipements de télécommunication, afin de répartir les véhicules d'urgence et de coordonner les activités sur la route jusqu'à destination.

 

Tu travailleras dans une centrale de répartition des appels d’un corps policier, un service des incendies, un service ambulancier, une entreprise de systèmes d’alarmes ou un autre service des urgences (SOPFEU, Urgence-environnement, etc.).

 

Tu auras pour tâches de :

QUALITÉS ET APTITUDES NÉCESSAIRES :

-       Bonne vision

-       Bonne audition

-       Facilité à travailler avec des ordinateurs

-        Bon contrôle et très bonne confiance en soi pour intervenir efficacement dans les situations d’urgences

-       Capacité d’analyse et de synthèse pour bien analyser efficacement une situation afin de fournir les informations nécessaires aux services des urgences

-        Très bon sens de l’observation et de la mémoire afin de déceler des problèmes précis non signalés par l’appelant

-       Bon jugement pour être en mesure d’identifier  les choses ou événements qui risquent devenir dangereux ou s’aggraver

-       Tact et diplomatie afin de communiquer avec tes interlocuteurs de façon appropriée

-       Facilité à communiquer et à écouter afin de bien saisir toutes informations signalées par l’appelant et afin d’aider efficacement une personne sous le choc ou en panique

-       Sens des responsabilités car tu seras responsable d’assurer aux services d’urgences toutes les informations, le support et le suivi qui leur seront nécessaires afin d’effectuer des interventions le plus efficacement possible

-       Autonomie, initiative et débrouillardise pour être en mesure de régler seul(e) des problèmes dans certaines situations

-       Facilité à travailler en équipe car tu devras travailler en étroite collaboration avec les équipes d’intervention d’urgence

-        Être capable de gérer ton stress et travailler sous pression :  pour être capable d’agir professionnellement même dans les situations difficiles

-       Facilité à exécuter plusieurs tâches à la fois tout en restant efficace, vigilant et rapide

-       Facilité d’adaptation pour être capable de faire face à diverses situations, à divers milieux et à divers problèmes

-       Bonne connaissance de la langue anglaise pour être en mesure de communiquer dans cette langue de façon claire et précise 

PROFESSIONS APPARENTÉES :

-        Chef répartiteur(trice) des urgences 9-1-1 (après expérience)

-       Chef répartiteur(trice)-contrôleur(e) d’alarmes (après expérience)

-       Opérateur(trice) radio en communications maritimes d’urgence

-       Préposé(e) au service à la clientèle d’un centre d’appel ou centre d’urgence

-       Répartiteur(trice) des urgences (autres que 9-1-1)

-       Répartiteur(trice)-contrôleur(e) d’alarmes 

EMPLOYEURS POTENTIELS :

-       Agences de sécurité

-       Compagnies ferroviaires (CN, CP, ViaRail)

-       Corps policiers municipaux

-       Entreprises privées de services ambulanciers

-    Entreprises de télécommunications

-       Entreprises privées de systèmes d’alarme

-    Entreprises privées en répartition d'appels d'urgence

-       Ministère de l’environnement (Urgence-environnement)

-    Municipalités et MRC (centres de répartition primaire 9-1-1 et centres de répartition des services de police et services d'incendie)

-       SOPFEU Société de protection des forêts contre le feu

-        Société de transport de Montréal STM (pour le métro)

-       Sûreté du Québec 

-    Urgences Santé

EXIGENCES DES EMPLOYEURS :

-    Expérience en service à la clientèle

-    Capacité de travailler dans un contexte réglementé

-       Bonne connaissance de l’anglais (bilinguisme parfois obligatoire chez certains employeurs notamment à Montréal comme Urgences Santé, S.P.I.M., S.P.V.M ., Police de Laval, Police de Longueuil, Centrale 9-1-1 de Montréal, etc.)

-       Excellente maîtrise du français écrit et parlé

-       Bonne maîtrise de l’informatique

-       Bonne connaissance de la géographie du territoire desservi

-       Bonne vitesse sur le clavier (25 mots/minute minimum)

-       Travail sur quarts (jour/soir/nuit)

-       Travail temporaire, temps partiel ou sur appel en début de carrière

-       Avoir une formation en secourisme, un atout

-       Plusieurs employeurs font passer des tests d’aptitudes (psychométrie, dactylo, français, anglais, résolution de problèmes)

PLACEMENT :

 

Selon les données disponibles au 1er juin 2022 :

Le placement est bon, 66 % des répondants(es) ont obtenu un emploi relié à leurs études dont la presque totalité sont à temps complet.

NOMBRE DE  RÉPONDANTS

NOMBRE EN EMPLOI RELIÉ

NOMBRE EMPLOI À TEMPS COMPLET

NOMBRE
 AUX
ÉTUDES

35 21 20 3

Note : baisse du taux de placement par rapport aux années précédentes (était de 74 % en 2019).

Source : Emploi Québec

SALAIRE :

 

Selon les données 2026 :

 

Le salaire moyen en début de carrière était de :

-    23,37 $/heure + prime de soir de 6,60 $/heure ou prime de nuit de 11 %/jour (36,25 hres/sem) en tant que répartiteur(trice) médical d'urgence à Urgences santé

-    24,96 $/heure + prime de soir ou prime de nuit (33,15 ou 36 hres/sem selon les organisations) en moyenne en tant que préposé(e) à la centrale du Service des incendies ou du service de police ou répartiteur(trice) d'urgences 9-1-1 au sein d'organisations privées sans but lucratif de coordination régionale d'appels d'urgence (deservant des petites et municipalités de taille moyenne et services ambulanciers)

-       24,96 $/heure + prime de soir de 4 %/heure ou prime de nuit de 11 %/heure (37,5 heures/sem) en tant que répartiteur(trice) médical d'urgence au sein d'une entreprise privée ou d'une coopérative de services ambulanciers

-    25,37 $/heure + prime de soir ou prime de nuit (37,5 hres/sem) en moyenne en tant que préposé(e) aux communications d'urgences 9-1-1 au sein des grandes entreprises de télécommunications

-       25,61 $/heure + prime de soir ou prime de nuit (36 ou 38 ou 40 heures/sem) en tant qu'agent(e) de soutien aux activités policières - télécommunications d'urgence au Centre des appels de la Sûreté du Québec

-    25,80 $/heure (40 hres/sem) en tant que répartiteur(trice) des appels d'urgences à l'Aéroport de Montréal (sous contrat avec une agence privée de sécurité)

-       26,08 $/heure + prime de soir ou prime de nuit (32,5 ou 35 ou 36,25 heures/sem) en moyenne en tant que secrétaire-préposé(e) aux communications du service de sécurité-incendie au sein des petites municipalités (moins de 25 000 habitants)

-    26,23 $/heure + prime de soir ou prime de nuit (40 hres/sem) en tant que répartiteur(trice) des appels d'urgences à la Société de transport de Montréal STM (métro)

-    27,00 $/heure + prime de soir de 4 %/heure ou prime de nuit de 11 %/heure (36,25 ou 37,5 ou 40 hres/sem selon les organisations) en moyenne en tant que répartiteur(trice) médical d'urgence au sein des centres régionaux de communication santé

-       28,44 $/heure + prime de soir ou prime de nuit (35 ou 36,25 heures/sem) en moyenne en tant que préposé(e) aux communications du service de sécurité-incendie ou du service de police au sein des municipalités de taille moyenne ou MRC ou régies intermunicipales de police (25 000 à 99 999 habitants)

-       29,18 $/heure + prime de soir ou prime de nuit (35 ou 36,25 heures/sem) en moyenne en tant que préposé(e) aux communications du service de sécurité-incendie au sein des grandes municipalités (100 000 habitants et plus)

-    29,56 $/heure + prime de soir ou prime de nuit (40 hres/sem) en tant que préposé(e) aux communications d'urgences 9-1-1 à la Ville de Montréal

-       29,96 $/heure + prime de soir ou prime de nuit (35 ou 36,25 heures/sem) en moyenne en tant que préposé(e) aux communications du service de sécurité-incendie au sein de régies intermunicipales d'incendie ou de corps policiers de niveau 1

-       30,82 $/heure + prime de soir ou prime de nuit (35 ou 36,25 heures/sem) en moyenne en tant que préposé(e) aux communications d'urgences 9-1-1 au sein des grandes municipalités (100 000 habitants et plus)

-    32,18 $/heure + prime de soir ou prime de nuit (35 hres/sem) en tant que préposé(e) aux télécommunications d'urgences 9-1-1 à la Société de transport de Montréal STM (métro)

-       32,96 $/heure + prime de soir ou prime de nuit (35 ou 36,25 heures/sem) en moyenne en tant que préposé(e) aux communications d'urgence 9-1-1 au sein des municipalités de taille moyenne ou MRC (25 000 à 99 999 habitants)

-    32,96 $/heure + prime de soir ou prime de nuit (37,5 hres/sem) en tant que répartiteur(trice) - stagiaire et augmente à 25,15 $ en tant que répartiteur(trice)  - police à la G.R.C. (hors-Québec)

Note : hausse de la moyenne salariale dans le secteur privé par rapport aux années précédentes (était de 20,25 $ en 2021 et 16,75 $ en 2019).

 

Sources : Emploi Québec, Conseil du Trésor du Québec, Syndicat des employés de soutien d'Urgences santé, Syndicat des fonctionnaires municipaux de Montréal, Syndicat des fonctionnaires municipaux de Québec, Syndicat des employés de bureau, techniques et professionnels de la Ville de Laval, Syndicat des constables spéciaux et agents de la paix de la Société de transport de Montréal STM, Fédération du personnel du préhospitalier du Québec, Union des agents de sécurité du Québec (section locale 8922 -  Groupe Garda pour l'Aéroport  de Montréal et Aéroport de Québec, Syndicat des employés de bureau et services du Québec (section locale 298 répartiteurs ambulances), Groupe Alerte Santé Montérégie, conventions collectives des employés de plusieurs grandes entreprises de télécommunications, conventions collectives  des fonctionnaires municipaux de plusieurs grandes municipalités, conventions collectives des employés de plusieurs municipalités de taille moyenne et conventions collectives des employés de plusieurs petites municipalités.

 

PORTRAIT DE LA PROFESSION :

 

En 2025, il y a avait près de 2 300 répartiteurs(trices) d'appels 9-1-1, répondants(es) médicaux d'urgences au Québec et préposés(es) à la répartition des appels des services d'urgence (police, incendie) selon Emploi-Québec; soit :

  • près de 500 préposés(es) aux télécommunications d'urgence au sein de la Sûreté du Québec S.Q.

  • plus de 475 répondants(es) médicaux d'urgences œuvrant au sein des entreprises privées de service ambulancier et des centres de communication santé multirégionaux (dont 115 au sein de Urgences santé et 115 au Centre de communication santé de la Montérégie)

  • plus de 440 préposés(es) aux communications d'urgence 911 au sein des 11 plus grandes villes du Québec (dont 250 à la centrale de Montréal)

  • plus de 260 préposés(es) à la répartition des appels du service des incendies au sein des 11 plus grandes municipalités (dont 71 à Montréal)

  • plus de 275 préposés(es) à la répartition des appels des corps policiers au sein des 11 plus grandes municipalités (dont env 150 à Montréal)

  • près de 220 préposés(es) aux communications d'urgences 911 au sein des organismes privés de centres d'appels d'urgence (sous contrat) desservant la plupart des autres municipalités du Québec

  • un peu plus d'une centaine de préposés(es) à la répartition des appels des corps policiers de niveau 1 ou 2

Profession en majorité féminine, puisque les femmes représentaient plus de 59 % des membres de cette profession.

 

Plus de 91 % occupaient un poste à temps complet

 

Plus de 35 % détenaient un D.E.S, 26 % détenaient une A.E.C. ou un D.E.C., 22 % détenaient un D.E.P., une A.E.P. ou autre diplôme de métier (ex : secrétariat ou intervention en sécurité incendie ou agents professionnels de la sécurité) et 17 % détenaient un diplôme universitaire.

 

Toutefois, les répartiteurs(trices) en centrale d'appels 9-1-1 détenaient majoritairement un diplôme collégial.

 

La répartition selon l'âge était :

  • 10 % avaient moins de 24 ans

  • 49 % avaient entre 25 et 44 ans

  • 25 % étaient âgés entre 45 et 54 ans

  • 16 % étaient âgés de 55 ans ou plus

Sources : Emploi-Québec, Urgences Santé, Corporation des services d'ambulance du Québec et Ville de Montréal

 

PERSPECTIVES D’EMPLOI 

 

Plusieurs organisations qui gèrent des centrales de répartition (autant les grandes municipalités, les MRC, des entreprises privées sous contrat avec des municipalités de taille moyenne et même la S.Q.), éprouvent des difficultés de recrutement de nouvelles répartitrices et nouveaux répartiteurs des appels d'urgence 9-1-1

 

Il faut aussi noter que processus de recrutement est exigeant et rigoureux, ce qui rend plus difficile de combler les besoins.

Toutefois, bien que le métier de répartiteur au service d’urgence offre un taux de placement exceptionnel, mais il faut savoir que de nombreux postes sont temporaires, sur appel ou à temps partiel pendant les premières années.

 

Au sein des centrales d'urgence 9-1-1, on y dénombrait plus d'une soixantaine de postes vacants à combler en 2026 (dont une trentaine à la centrale de Montréal).

 

Certaines centrales de plus grande taille, qui ont les ressources pour offrir une formation efficace sur place, embauchent par ailleurs de nombreux employés sans diplôme.

 

Les entreprises privées de services ambulanciers et Urgences Santé ont également des besoins importants de répondants(es) médicaux d'urgence.

 

Selon le réseau des centres de communication santé estime que plus d'une centaine de postes vacants étaient à combler en 2026 (dont une vingtaine chez Urgences Santé).

 

La Sûreté du Québec estime que plus de 125 postes devront être comblés au cours des prochaines années au sein de sa centrale de télécommunications.

 

Enfin, bien que les corps policiers et les services d'incendies recrutent moins, des besoins se font sentir également.

 

Donc, les perspectives d'emploi au cours des prochaines années sont très bonnes.

 

La rémunération moyenne après expérience en 2026...

 

le revenu annuel moyen d'un(e) répartiteur(trice) d'appels du service des incendies ou du corps policiers  détenant 10 années d'expérience au sein d'une municipalité de taille moyenne ou d'une régie intermunicipale de police était de 62 700 $ (excluant les primes de soir ou de nuit);

 

le revenu annuel moyen d'un(e) répartiteur(trice) médical d'urgence détenant 10 années d'expérience au sein d'Urgences Santé était de 63 700 $ (excluant les primes de soir ou de nuit);

 

le revenu annuel moyen d'un(e) agent(e) de soutien aux activités policières - télécommunications d'urgence détenant 10 années d'expérience au sein de la Sûreté du Québec était de 65 500 $ (excluant les primes de soir ou de nuit));

 

le revenu annuel moyen d'un(e) répartiteur(trice) médical d'urgence détenant 10 années d'expérience au sein d'un centre régional de communication santé était de 65 900 $ (excluant les primes de soir ou de nuit);

 

le revenu annuel moyen d'un(e) préposé(e) à la répartition des appels d'urgence 9-1-1 détenant 10 années d'expérience au sein d'une entreprise ou organisme privé en répartition des appels 9-1-1 était de 67 600 $ (excluant les primes de soir ou de nuit);

 

le revenu annuel moyen d'un(e) répartiteur(trice) ou répondant(e) médical d'urgence détenant 10 années d'expérience au sein d'une entreprise de services ambulanciers était de 68 000 $ (excluant les primes de soir ou de nuit);

 

le revenu annuel moyen d'un(e) préposé(e) aux télécommunications d'urgence détenant 10 années d'expérience à la Société de transport de Montréal STM (métro) était de 68 600 $ (excluant les primes de soir ou de nuit);

 

le revenu annuel moyen d'un(e) répartiteur(trice) d'appels du service des incendies ou du corps policiers  détenant 10 années d'expérience au sein d'une grande municipalité était de 69 600 $ (excluant les primes de soir ou de nuit);

 

le revenu annuel moyen d'un(e) préposé(e) à la répartition des appels d'urgence 9-1-1 détenant 10 années d'expérience au sein d'une municipalité de taille moyenne ou d'une MRC de taille moyenne était de 72 600 $ (excluant les primes de soir ou de nuit);

 

le revenu annuel moyen d'un(e) préposé(e) à la répartition des appels d'urgence 9-1-1 détenant 10 années d'expérience au sein d'une grande entreprise de télécommunications était de 72 700 $ (excluant les primes de soir ou de nuit);

 

et le revenu annuel moyen d'un(e) préposé(e) à la répartition des appels d'urgence 9-1-1 détenant 10 années d'expérience au sein d'une grande municipalité était de 73 500 $ (excluant les primes de soir ou de nuit).

PORTRAIT DES SERVICES PRÉHOSPITALIERS D'URGENCE AU QUÉBEC :

Le service d’urgence 911 et les services ambulanciers sont des éléments essentiels de la chaîne d'intervention préhospitalière et sans doute les plus connus. Toutefois, ils sont entourés d’autres personnes et services qui jouent un rôle tout aussi important lors d’une situation d'urgence, par exemple le répartiteur médical d’urgence du centre de communication santé et le service des premiers répondants. Le premier intervenant joue aussi un rôle très important car c’est lui qui commence la chaine d’intervention préhospitalière en composant le 911.

Lors d’un arrêt cardiorespiratoire, les gestes effectués par les premières personnes présentes sur les lieux ont une très grande répercussion sur la survie de la victime. En effet, les chances de survie de celle-ci diminuent de 7 à 10 % par minute après un arrêt cardiorespiratoire, mais elles peuvent être triplées si les manœuvres de réanimation sont effectuées rapidement.

Jusqu’à l’arrivée des techniciennes et techniciens ambulanciers paramédicaux puis la prise en charge de la patiente ou du patient au centre hospitalier, une intervention rapide et efficace (appel au 911 et début des manœuvres de réanimation) des intervenants respectifs suivants peut donc sauver une vie :

  • les premiers intervenants citoyens;

  • les premiers intervenants policiers ou pompiers;

  • les premiers répondants. 

La chaîne d’intervention préhospitalière comprend :

  • le premier intervenant ou secouriste désigné (s'il est présent sur place);

  • le service d'urgence 911;

  • le centre de communication santé (centre d'appels du service ambulancier);

  • les services de premiers répondants ou des incendies`;

  • les services ambulanciers;

  • les centres hospitaliers.

Les services d'urgence 911  :  

Les municipalités sont responsables de s’assurer des services d’un CU 9‑1‑1 sur leur territoire. Elles peuvent mettre en place leur propre centre d’urgence ou, encore, conclure une entente avec une autre municipalité ou avec une entreprise ou un organisme exploitant un CU 9‑1‑1.

Les municipalités doivent également fournir au gouvernement leurs données géomatiques, soit les adresses et leur réseau routier, ainsi que leurs mises à jour, afin que celui‑ci puisse les intégrer à un outil géomatique. À terme, ce dernier sera accessible aux centres de communications d’urgence pour les soutenir dans la localisation rapide et précise des personnes nécessitant des services d’urgence.

Un appel au service d’urgence 911 permet de déterminer, en quelques secondes seulement, si la situation nécessite l'assistance de la police, des pompiers ou des services ambulanciers. Lorsque l'intervention des services ambulanciers est nécessaire, l'appel est immédiatement transmis au centre de communication santé.

Certains territoires non organisés, certaines communautés autochtones et le Nord-du-Québec n’ont pas accès directement au service d’urgence 9‑1‑1. Si vous composez le 9‑1‑1 dans ces endroits, un message vous proposera de faire le zéro et la compagnie de téléphone redirigera votre communication vers le centre d’urgence 9‑1‑1 approprié.

Au Québec, les services d'urgence 911 sont assurés par :

  • les municipalités;

  • les municipalités régionales de comté MRC;

  • des organismes privés à but non lucratif OBNL;

  • la Sûreté du Québec.

Au Québec, on compte 27 centres d’urgence 9-1-1 (CU 9-1-1), soit :

On y retrouve également 10 centres de communication santé, soit :

Ils sont des organismes à but non lucratif schargés de la coordination des services préhospitaliers d'urgence, en traitant les appels reçus du centre primaire de répartition des appels 911 et des établissements de soins de santé.

 

L'équipe de répondants médicaux d'urgence priorise les demandes, accompagne et dirige l'appelant, par le biais de soins téléphoniques liés à des protocoles médicaux reconnus, dans le but de contribuer à sauver des vies et à diminuer la morbidité de la population.

 

Nouveau service 9-1-1 de prochaine génération sur les appareils mobiles :

 

D’ici le 31 mars 2027, les services 9-1-1 du Canada passeront au service 9-1-1 de prochaine génération (9-1-1 PG). À partir de cette date, le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) pourra permettre aux centres de communications d’urgence du Québec d’intégrer de nouvelles fonctionnalités, selon leur capacité à ajuster leurs procédures et à former leur personnel. Nouvelles fonctionnalités qui pourront éventuellement être intégrées avec le 9-1-1 PG selon les considérations technologiques, utilitaires et sécuritaires :

  • signaler une urgence par texto en temps réel (TTR);

  • transmettre des photos et des vidéos;

  • être localisé de façon plus précise.

Ce changement, qui vise à créer un système plus rapide et plus efficace, résulte de la transition des systèmes analogiques du service 9-1-1 vers des systèmes numériques IP. À cet effet, le gouvernement du Québec a octroyé une aide financière de 45,5 M$ sur trois ans pour permettre aux centres de communications d’urgence de moderniser leurs opérations.

 

Le texto en temps réel TTR  :  

 

Une nouvelle fonctionnalité du 9‑1‑1 PG sera le système de texto en temps réel (TTR), un outil complémentaire qui devra être utilisé uniquement dans les cas où vous ne pouvez pas parler.

 

Comme il s’agira d’un nouveau service pour tous les centres de communications d’urgence du Québec, lorsqu’il sera opérationnel, dans quelques années, le délai de traitement pourrait être plus long qu’à l’habitude.

 

Pour accéder au service de TTR, l’utilisateur devra d’abord téléphoner au 9-1-1 et par la suite choisir l’option TTR sur son téléphone, ce qui donnera l’occasion, entre autres, aux préposés au traitement des communications d’urgence d’entendre les bruits ambiants.

 

Contrairement au texto de style SMS, un TTR signifie que chaque caractère saisi par l’utilisateur est transmis automatiquement, sans qu’il ait à envoyer le message.

 

Si le service de TTR est offert dans le secteur où l’appelant se trouve, une icône apparaîtra à l’écran de son appareil cellulaire compatible (réseau LTE 4G ou 5G), permettant la possibilité de continuer la conversation par texto. La saisie du message sera donc vue en temps réel par les centres de communications d’urgence.

 

Présentement, le système est offert uniquement à la communauté de personnes sourdes ou ayant une déficience auditive ou un trouble de la parole. Pour y avoir accès, ces personnes doivent s’inscrire auprès de leur fournisseur de services sans fil et disposer d’un appareil sans fil compatible.

 

Les centres de communication santé :  

 

Sont des organismes à but non lucratif chargés du traitement de la coordination  des demandes d’interventions des services préhospitaliers d'urgence sur l’ensemble du territoire desservi par l'organisme.

 

La mission principale des CCS est d'assurer, en tout temps, une réponse appropriée, efficiente et de qualité aux appels d'urgence, contribuant ainsi à la réduction de la mortalité et de l'état précaire des personnes en détresse.

 

Les centres de communication santé ont une autorité exclusive en matière d’affectation et de répartition des ressources préhospitalières, dans le respect de protocoles validés par Santé Québec. Cette compétence est strictement circonscrite à la coordination opérationnelle, mais elle est contraignante pour toutes les entreprises ambulancières titulaires de permis. La répartition est une fonction publique : elle ne se négocie pas, elle s’exerce

 

À chaque appel, le répartiteur d’urgence médical du centre de communication santé pose des questions simples pour établir la priorité d'intervention des services ambulanciers. Répondre calmement et de façon claire aux questions posées est important.

 

Si le cas paraît urgent, dès les premières secondes de l'appel, il communique avec les techniciens ambulanciers paramédicaux ou les premiers répondants, si la municipalité possède ce service. Au besoin, il demeure en ligne avec la personne qui appelle pour lui donner les conseils utiles en attendant l'arrivée des secours.

 

Les services de répartition des services de police et des services des incendies :  

 

Le répartiteur(trice) du service des incendies, de police ou autres services de sécurité publique reçoit des demandes d'aide ou de service d'urgence provenant du centre de répartition 911 ou du centre de communication santé afin de communiquer avec les services d'ambulance, de police et d'incendie, les dépanneuses et les équipes de services d'utilité publique;

 

LES PROGRAMMES D’ÉTUDES :

 

L'Attestation d'études collégiales en répartiteur(trice) en centre d'appels d'urgence A.E.C. a une durée totale variant de 765 heures, soit 30 semaines (9 mois) à temps complet de jour en présentiel seulement offert par le Cégep Montmorency à temps complet de jour en ligne en temps réel (formule synchrone) par le Cégep de Beauce-Appalaches.

 

Il vise à former autant que des répartiteurs(trices) en centre primaire d'appels 9-1-1 d'un organisme public ou privé, comme répondant(e) médical d'urgence au sein d'une entreprise de services ambulanciers publique (Urgences Santé) ou privée que répartiteur(trice) des appels au sein d'un corps policier ou d'un service des incendies.

 

Il comporte des cours d'introduction à la profession, introduction à l'informatique, anglais intermédiaire 1, anglais intermédiaire 2, répartition assistée par ordinateur, outils de télécommunication, la géomatique (outils de localisation), français appliqué, communication en situation d'urgence, anglais spécifique au milieu de travail 1, anglais spécifique au milieu de travail 2, prises d'appels dans un centre primaire 9-1-1, protocoles et procédures des appels en répartition santé, protocoles et procédures des appels en répartition incendie, protocoles et procédures des appels en répartition policière, ainsi qu'un stage d'intégration au milieu de travail de 4 semaines. Par la suite, il faudra ajouter environ 30 heures de cours si tu désires te spécialiser en répartition policière ou en répartition médicale (ambulancier).

 

EXIGENCES D’ADMISSION :

 

-        Détenir un D.E.S. ou l'équivalent ET

-    Avoir interrompu tes études pendant 1 année complète (ou 2 sessions consécutives) OU

-    Avoir complété au moins 1 année d'études post-secondaires sur une période d'1 an

AUTRES EXIGENCES D’ADMISSION :

-    Ne pas avoir de casier judiciaire (fournir un certificat de bonne conduite émis par un corps policier)

-    Réussir un test de français

-    Réussir un test de communication orale en anglais de niveau intermédiaire (ou fournir la preuve que tu as atteint ce niveau)

-    Subir une entrevue

ENDROITS DE FORMATION : 

  • Cégep de Beauce-Appalaches
    AEC répartiteur en centre d'appels d'urgence,
    formation de 765 heures - 30 semaines,
    offert en formule entièrement en ligne en temps réel,
    regarde la vidéo promotionnelle du programme,
    admissions à temps complet de jour (25 heures/sem sur 5 jours) à l'automne.

  • Cégep Montmorency
    AEC répartiteur en centre d'appels d'urgence,
    formation de 765 heures - 9 mois à temps complet (dont un stage de 2 semaines),
    offert en cheminement régulier (magistral) en présentiel en groupe-classe et en laboratoire,
    admissions à temps complet de jour (22 heures/sem sur 5 jours) à l'automne et à l'hiver.

  • Collège La Cité, Ottawa (Ontario)
    Diplôme d'études collégiales de l'Ontario en 911 et répartition en services d'urgence,
    offert en français,
    formation échelonnée sur 2 ans à temps complet,

LIENS RECOMMANDÉS :

 

Tu veux avoir l'avis de répartiteurs(trices) d'urgences sur leur métier ?, donc regarde les vidéos suivants :

Organisations d'urgences :

 

Pour une liste de corps policiers, consulte la page de policier

 

Pour une liste de services de protection incendie, consulte la page de pompier

 

Pour une liste d'entreprises de services ambulanciers, consulte la page d'ambulancier paramédic

 

Pour une liste d'agences de sécurité, consulte la page d'agent de sécurité

 

Autres :

-    FRUQ : site de la Fédération des répartitrices et répartiteurs d'urgence du Québec

-       Canada 9-1-1 : répertoire de centres 911 et autres services d’urgences au Canada

-       Carrefour incendie : site d’infos sur le monde des services d’incendie

-       Magazine Sécurité

-       Ministère de la Sécurité publique : site du mini-portail sur les services d’urgences

-       Pompiers de Québec : site d’infos sur ce service

-       Répartition Urgence 911 : site d’infos sur le monde de la répartition d’urgences 911 au Québec

-       Site d’infos sur les premiers soins

-      Zone 911 : site d’infos sur les interventions 911 au Québec

 


 

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