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SECTEUR : ENVIRONNEMENT

ET AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE

NIVEAU D’ÉTUDES : ENSEIGNEMENT COLLÉGIAL

 

TECHNICIEN(NE) EN HYGIÈNE ET SÉCURITÉ AU TRAVAIL

DIPLÔME D’ÉTUDES COLLÉGIALES D.E.C.

 

Consulte aussi la section "liens recommandés" (dont des vidéos de techniciens en hygiène industrielle qui parlent de leur travail).

 

TÂCHES ET RESPONSABILITÉS :

 

En devenant technicienne ou technicien en hygiène industrielle; tu seras responsable d'intervenir dans un milieu de travail afin d'assurer la santé et l’intégrité physique des travailleuses et des travailleurs, ainsi que de la protection de l’environnement.

 

Tu auras pour tâches de :

Tu auras à collaborer avec un grand nombre de personnes : des experts de diverses disciplines (médecins, ingénieurs, toxicologues, ergonomes, chimistes, microbiologistes, etc.) afin de prendre les mesures les plus efficaces possibles; les cadres et les représentants syndicaux car tes mesures entraîneront une multitude de changements dans l’organisation; mais surtout l’ensemble des travailleuses et des travailleurs qui sont les mieux placés(es) pour connaître les problèmes en santé et en sécurité rencontrés à leur poste de travail. C’est également ces gens qui devront appliquer ces mesures, alors tu devras les sensibiliser de l’efficacité et de la nécessité de les appliquer.

 

En matière de sécurité et hygiène au travail, on pense surtout aux industries où il y a des risques fréquents de blessures ou d'accidents ou aux risques toxicologiques.

Mais, on retrouve aussi ces techniciens dans les laboratoires et centres de recherche, dans les établissements de santé (dans le domaine de la santé communautaire et prévention des accidents pour le personnel), les entreprises du secteur de la construction, mais aussi dans de nombreux autres milieux où il peut y avoir des problèmes ou des risques à la santé ou à la sécurité (comme par exemple les grandes entreprises ayant un entrepôt).

 

QUALITÉS ET APTITUDES  NÉCESSAIRES :

-         Bonne santé (et ne pas avoir d'allergies) car tu seras en contact avec des contaminants ou des situations potentiellement dangereuses

-         Bonne condition physique car tu auras à travailler de longues heures debout ou à genoux ou autres positions inconfortables

-       Très bon sens de l’observation pour observer attentivement les différentes sources de pollution et leurs provenances

-         Capacité d’analyse et de synthèse et Curiosité scientifique car tu auras à analyser des problèmes de nature environnementale

-         Sens des responsabilités car tu auras la responsabilité de l’application et de l’élaboration des mesures préventives

-         Autonomie et débrouillardise car tu devras te débrouiller seul(e) pour résoudre les problèmes

-         Sens de l’initiative pour soumettre tes recommandations aux autorités de l’entreprise

-         Sens de l’observation pour observer et détecter sources de dangers à la santé ou la sécurité des travailleurs(euses)

-         bonne méthode de travail et gestion du temps car tu auras à planifier et élaborer des programmes de prévention et des rapports techniques

-         Facilité à travailler en équipe car tu auras à collaborer avec d’autres technologues et techniciens, des chimistes, des microbiologistes, des ingénieurs, etc.

-         Très bonne maîtrise de la langue française car tu auras à rédiger de nombreux rapports techniques qui devront être clairs et bien détaillés

-         Bonne connaissance de la langue anglaise car la plupart des manuels et publications spécialisés sont dans cette langue et parfois, tu auras à rédiger des rapports techniques dans cette langue 

PROFESSIONS APPARENTÉES :

-    Agent(e) de santé et sécurité au travail

-    Agent(e) de sécurité industrielle

-    Agent(e) en hygiène de l'environnement

-         Agent(e) en prévention des incendies en industrie

-         Agent(e) en prévention des maladies et accidents du travail

-    Agent(e) en santé industrielle

-    Conseiller(ère) en prévention des accidents

-         Conseiller(ère) en santé et sécurité au travail

-    Coordonnateur(trice) en santé et sécurité au travail

-    Formateur(trice) en santé et sécurité au travail

-    Inspecteur(trice) des déchets dangereux

-         Inspecteur(trice) des mesures anti-pollution

-         Inspecteur(trice) en environnement

-    Inspecteur(trice) en gaz (fonction publique québécoise)

-    Inspecteur(trice) en hygiène industrielle

-         Inspecteur(trice) en santé et sécurité au travail

-    Inspecteur(trice) en sécurité minière

-    Inspecteur(trice) en toxicologie

-    Préventionniste en santé et sécurité au travail

-    Surveillant(e) en santé au travail

-        Technicien(ne) en dépollution

-    Technicien(ne) en environnement

-    Technicien(ne) en ergonomie

-    Technicien(ne) en hygiène du travail

-    Technicien(ne) en hygiène professionnelle

-    Technicien(ne) en toxicologie

-    Technologue en santé et sécurité au travail

EMPLOYEURS POTENTIELS :

-     Associations paritaires

-         C.L.S.C. (équipes de santé au travail)

-     Centres de recherches

-     Entreprises de services environnementaux et decontamination des sols

-    Entreprises de transport de matières dangereuses

-     Établissements hospitaliers

-         Firmes d’ingénieurs-conseils

-    Firmes de consultants en environnement

-         Firmes de consultants en santé et sécurité au travail

-         Gouvernements (C.S.S.T., Ministère de l’environnement du Québec, Environnement Canada, Centre canadien d'hygiène et sécurité au travail)

-         Hôpitaux (départements de santé communautaire)

-         Industries (chimiques, métallurgiques, pétrochimiques, pétrolières, papetières, pharmaceutiques, etc.)

-         Laboratoires privés d’analyses en environnement

-         Municipalités

-    Organisations syndicales

EXIGENCES DES EMPLOYEURS :

-         Connaissance de l’anglais

-         Polyvalence

-         Certains employeurs exigent d’être membre de l’Ordre des technologues professionnels

AFFILIATION À UNE ASSOCIATION PROFESSIONNELLE : 

Aucun permis de pratique n'est nécessaire afin de pratiquer en tant que technicien(ne) ou technologue en hygiene et sécurité au travail ou en santé et sécurité au travail ou en environnement ou en ergonomie ou tout autre métier dans ce domaine.

Par contre, il est fortement recommandé de devenir membre de l’Ordre des technologues professionnels du Québec.

 

L’obtention du titre professionnel T.P. te permettra d’accéder à certains postes-clés en entreprise et obtenir une reconnaissance dans la profession.

 

PLACEMENT :

 

Selon les données disponibles au 31 mars 2018 : 

 

Le placement est bon, 79 % des répondants(es) qui se sont dirigés vers le marché du travail ont obtenu un emploi relié à leurs études dont la presque totalité sont à temps complet. 

Quelques autres répondants(es), soit 13 % ont choisi de poursuivre des études universitaires.

NOMBRE DE  RÉPONDANTS

NOMBRE EN EMPLOI RELIÉ

NOMBRE EMPLOI À TEMPS  COMPLET

NOMBRE
 AUX
ÉTUDES

32 22 21 4

 

Note 1 : baisse du taux de placement par rapport aux années précédentes (était de 75 % en 2016; 100 % en 2014 et 90 % en 2012).

 

Note 2 : baisse importante du nombre de diplômés(es) poursuivant des études universitaires (était de 26 % en 2016; 21 % en 2014 et 35 % en 2012).

 

Source : Ministère de l’Enseignement supérieur du Québec

 

SALAIRE :

 

Selon les données de 2019  :

 

Le salaire moyen en début de carrière était de :

 

Dans le secteur privé :

-        21,89 $/heure (40 hres/sem) au sein des PME

-    25,06 $/heure (40 hres/sem) en moyenne en tant que technicien(ne) en hygiène et sécurité industrielles au sein de grands manufacturiers de la plasturgie, du caoutchouc et des composites

-    25,59 $/heure (40 hres/sem) en moyenne en tant que technicien(ne) en hygiène et sécurité industrielles au sein des grandes manufacturiers du matériel de transport terrestre (routier ou ferroviaire)

-    27,04 $/heure (40 hres/sem) en moyenne en tant que technicien(ne) en hygiène et sécurité industrielles au sein de grands manufacturiers de produits métalliques industriels

-    27,29 $/heure (40 hres/sem) en moyenne en tant que technicien(ne) en hygiène et sécurité industrielles au sein des grands manufacturiers de produits aérospatiaux

-    27,49 $/heure (40 hres/sem) en moyenne en tant que technicien(ne) en hygiène et sécurité industrielles au sein de grandes compagnies pharmaceutiques et cosméceutiques

-        27,71 $/heure (40 hres/sem) en moyenne en tant que technicien(ne) en hygiène, environnement et sécurité au sein des grands fabricants de produits en minéraux industriels (béton, asphalte, granite, marbre, etc.)

-    27,86 $/heure (35 hres/sem) en moyenne en tant que technicien(ne) en hygiène et sécurité industrielles ou technicien(ne) en environnement - niveau débutant au sein des grandes industries pétrolières

-    27,90 $/heure (40 hres/sem) en tant que technicien(ne) en hygiène et salubrité industrielles au sein des grandes de transformation des aliments (viandes et volailles ou fruits et légumes)

-    29,33 $/heure (40 hres/sem) en moyenne en tant que technicien(ne) en hygiène et sécurité industrielles au sein de grands fabricants d'aliments et boissons

-    30,26 $/heure (40 hres/sem) en moyenne en tant que technicien(ne) en hygiène et sécurité industrielles au sein de grandes industries papetières

-    33,69 $/heure (40 hres/sem) en moyenne en tant que technicien(ne) en hygiène et sécurité industrielles au sein de grandes industries de première transformation des métaux (alumineries, aciéries, affineries, fonderies)

-    35,75 $/heure (40 hres/sem) en moyenne en tant que technicien(ne) en hygiène et environnement ou technicien(ne) en santé et sécurité au travail au sein de grandes compagnies minières

-    35,98 $/heure (40 hres/sem) en moyenne en tant que technicien(ne) en hygiène et sécurité industrielles au sein de grandes industries chimiques et pétrochimiques

Note 1 : hausse de la moyenne salariale au sein des PME par rapport aux années précédentes (était de 20,65 $ en 2016; 18,60 $ en 2014 et 20,38 $ en 2012).

Note 2 : chez la plupart des grands employeurs privés, les augmentations sont établies par les conventions collectives.

Dans le secteur public et parapublic :

-    22,97 $/heure (35 hres/sem) en tant qu'inspecteur(trice) en santé et sécurité au travail pour la C.N.E.S.S.T. ou inspecteur(trice) en environnement ou en hygiène publique dans la fonction publique québécoise

-    23,12 $/heure (35 hres/sem) en tant que technicien(ne) en hygiène du travail dans le réseau de la santé (hôpitaux, CHSLD, etc)

-         23,27 $/heure (35 hres/sem) en tant qu’inspecteur(trice)-stagiaire en santé et sécurité au travail et augmente à 27,51 $/heure après 3 ans en tant qu'inspecteur(trice) technique certifié(e) dans la fonction publique fédérale

-    24,34 $/heure (35 hres/sem) en tant que technicien(ne) en santé et sécurité au travail à la SAQ

-    25,34 $/heure (35 hres/sem) en moyenne en tant que technicien(ne) en prévention ou  technicien(ne) en hygiène du travail au sein des universités

-       25,90 $/heure (35 hres/sem)  en moyenne en tant que technicien(ne) en travaux pratiques en laboratoire d’enseignement et de recherche en environnement au sein des universités

-    26,59 $/heure (33,45 ou 33,75 ou 35 hres/sem selon les municipalités) en moyenne en tant que technicien(ne) en hygiène et sécurité au travail ou technicien(ne) en prévention au sein des grandes municipalités (100 000 habitants et plus)

-    27,85 $/heure (33,45 ou 33,75 ou 35 hres/sem selon les municipalités) en moyenne en tant que technicien(ne) en environnement au sein des grandes municipalités (100 000 habitants et plus)

-         27,90 $/heure (37,5 hres/sem) en tant que technicien(ne) en hygiène et sécurité au travail ou inspecteur(trice) en hygiène et environnement dans la fonction publique fédérale

-    28,65 $/heure (32,5 ou 33 ou 33,45 ou 33,75 ou 35 hres/sem selon les municipalités) en moyenne en tant qu'inspecteur(trice) en environnement au ou technicien(ne) en hygiène et sécurité au travail ou technicien(ne) en prévention sein des municipalités de taille moyenne (20 000 à 99 999 habitants), voir note 2

-    29,65 $/heure (37,5 hres/sem) en tant que technicien(ne) en environnement à l'administration portuaire de Québec

-       30,74 $/heure (32 ou 33,5 ou 36 hres/sem) en tant que technicien(ne) en hygiène et sécurité au travail ou technicien(ne) en environnement à Hydro-Québec

-         31,53 $/heure (37,5 ou 40 hres/sem) en tant qu'agent(e) technique en santé, hygiène et sécurité au travail à Aéroports de Montréal

-    34,82 $/heure (37,5 hres/sem) en tant que technicien(ne) en environnement à l'administration portuaire de Montréal 

-       38,07 $/heure (36,25 hres/sem) en tant que technicien(ne) en hygiène et sécurité au travail à Énergir (anciennement "Gaz métro")

Note 1 : dans le secteur public et parapublic, les augmentations sont établies par les conventions collectives.

Note 2 : prendre en considération que bien que le salaire horaire soit élevé dans les petites et municipalités de taille moyenne, il ne comporte peu ou pas d'échelons et les avantages sociaux (ex : assurance-santé, régime de retraite, etc) y sont moins nombreux que dans les grandes municipalités ou la fonction publique fédérale, mais les responsabilités sont davantages importantes. Dans plusieurs moyennes et petites municipalités, les techniciens(nes) en environnement agissement comme responsables du service de l'environnement.

Sources : Ministère de l’Enseignement supérieur du Québec, Conseil du trésor du Québec, Commission de la Fonction publique du Canada, Syndicat des employés des Aéroports de Montréal, SCFP - section locale 4688 technologues et professionnels Port de Montréal, Syndicat des technologues d'Hydro-Québec, Syndicat des employés professionnels et de bureau de Gaz métro, conventions collectives des fonctionnaires municipaux de plusieurs moyennes et grandes municipalités, conventions collectives des employés de soutien de plusieurs universités et conventions collectives des employés de plusieurs grandes industries alimentaires, aérospatiales, chimiques, pétrochimiques, pharmaceutiques et cosméceutiques, matériel de transport, fabrication métallique, papetières, pétrolières et transformation des métaux, conventions collectives des employés de plusieurs grands fabricants de produits en minéraux industriels et conventions collectives des employés de plusieurs grandes compagnies minières.

 

PORTRAIT DE LA PROFESSION :  

 

En 2018, selon les données d'Emploi-Québec;

 

Oon y comptait plus de 5 000 inspectrices et inspecteurs de la santé publique, de l'environnement, de hygiène et de la sécurité au travail dans l'ensemble des régions du Québec.

 

Profession composée en légère majorité d'hommes, soit 55 %, alors que les femmes représentaient 45 %.
Elle pourrait accueillir davantage de femmes.

 

Plus de 55 % des membres de cette profession étaient âgés de moins de 45 ans.

 

Plus de 94 % occupaient un poste à temps complet.

 

La répartition des types d'employeurs était :

PERSPECTIVES D’AVENIR :  

Les gestionnaires des entreprises et des organisations publiques et parapubliques sont de plus en plus sensibilisées à la santé, à l'hygiène et à la curité de leurs travailleuses et travailleurs et à la protection de l’environnement.

Donc, elles recrutent davantage de ces spécialistes afin d'éviter des primes d'assurance élevées par l'augmentation des risques et les amendes salées émis par la CNESST.

De nombreuses entreprises courtisent les étudiants(es) avant même qu'ils terminent leurs études.

Bien que les cégeps reçoivent de nombreuses offres d'emploi via leur service de placement, plusieurs diplômés(es) ont été embauchés par l'entreprise qui les a accueilli au cours de leur stage.

Également, près de 20 % de ces spécialistes sont âgés de 55 ans et plus, prendront leur retraite au cours des prochaines années et devront être remplacés.

Les emplois seront surtout orientées vers les entreprises manufacturières et les firmes de consultants.

Enfin, les problématiques de la pandémie a fait en sorte que plusieurs employeurs plus ou moins sensibilisés aux risques pour la santé et sécurité de leurs travailleurs(euses) le seront davantage et se tourneront vers ces spécialistes afin d'élaborer un plan de prévention et d'intervention en SST.

Donc, on prévoit de très bonnes perspectives d'emploi pour les prochaines années dans ce domaine.

En 2019, le salaire annuel moyen d'un(e) technicien(ne) en hygiène et sécurité au travail détenant 10 années d'expérience au sein d'une PME était de 52 400 $;

le salaire annuel moyen d'un(e) inspecteur(trice) d'installations technique détenant 10 années d'expérience au sein de la CNESST était de 55 600 $;

le salaire annuel moyen d'un(e) technicien(ne) en hygiène du travail détenant 10 années d'expérience au sein du réseau de la santé était de 61 200 $;

le salaire annuel moyen d'un(e) technicien(ne) en hygiène et sécurité détenant 10 années d'expérience au sein d'une grande industrie papetière était de 74 500 $;

 le salaire annuel moyen d'un technicien(ne) en hygiène et sécurité au sein d'une grande industrie aérospatiale détenant 10 années d'expérience était de 80 900 $.

le salaire annuel moyen d'un(e) technicien(ne) en hygiène et sécurité détenant 10 années d'expérience au sein d'une grande industrie de première transformation des métaux était de 85 100 $;

et le salaire annuel moyen d'un(e) technicien(ne) en hygiène et environnement détenant 10 années d'expérience au sein d'une grande industrie chimique ou pétrochimique était de 96 100 $.

BREF PORTRAIT DE SECTEURS INDUSTRIELS :

 

L'Industrie québécoise des services environnementaux :

 

En 2015, son marché était de 1,5 milliards $ qui regroupait plus de 9.. entreprises dont les services environnementaux est leur activité principale et qui procuraient de l'emploi pour plus de 19 800 personnes.

 

On retrouve notamment :

  • 227 entreprises en collecte de déchets qui employaient plus de 4 800 travailleurs (principalement des ouvriers, mais aussi des techniciens);

  • 181 firmes de services conseils en environnement qui employaient plus de 1 100 personnes, principalement des conseillers(ères) et des technologues;

  • 176 sociétés de génie conseil qui employaient plus de 2 800 spécialistes dans le domaine de l'environnement, majoritairement des ingénieurs, mais aussi des technologues et des consultants en environnement;

  • 127 entreprises spécialisées en traitement et élimination des déchets employant plus de 1 180 personnes;

  • 84 entreprises et organismes de recherche & développement en lien avec l'environnement qui employaient plus de 2 300 personnes (principalement des chercheurs, des conseillers et des technologues de divers domaines)

  • 65 entreprises spécialisées en assainissement employaient plus de 2 800 spécialistes en environnement;

  • 38 entreprises spécialisées dans les travaux d'entretien de réseaux d'aqueduc et d'égout qui employaient plus de 27 00 travailleurs;

  • 12 entreprises spécialisées en gestion d'installations industrielles ou municipales de traitement et épuration des eaux usées employaient plus de 1 200 techniciens(nes) et opérateurs(trices) en traitement des eaux.

Près de 70 % des entreprises de cette industrie employaient moins de 10 personnes, 25 employaient entre 10 et 49 personnes, alors seulement 5 % des entreprises avaient plus de 50 employés.

 

L'industrie québécoise de la première transformation des métaux :

 

En 2016, elle générait des revenus de plus de 5,5 milliards $, soit 40 % de la production canadienne de métaux et 12 % du secteur manufacturier québécois.

 

Elle comptait 118 entreprises qui employaient plus de 20 300 travailleuses et travailleurs principalement concentrés dans les régions de la Montérégie, du Saguenay-Lac-St-Jean et de Montréal, mais également dans les régions de la Côte-Nord, du Centre-du-Québec et de Québec.

 

Plus de 41 % des entreprises de l'industrie emploient moins de 50 personnes, 17 % entre 50 et 99 personnes, 20 % entre 100 et 199 personnes, alors que seulement 22 % sont des entreprises de grande taille ayant 200 employés et plus.

 

Par contre, ce sont les grandes entreprises qui employaient la majorité des travailleurs(euses) de cette industrie avec une part de 72 %.

 

Plus de 42 % des emplois sont au sein des grands producteurs et transformateurs d'aluminium, 21 % au sein des grands producteurs et transformateurs de métaux non ferreux (cuivre, zinc), 19 % au sein des grandes producteurs sidérurgique (acier), alors que 17 % sont au sein des fonderies.

 

Le secteur de la première transformation des métaux reprend confiance après avoir subi les impacts de la crise économique et boursière de 2008 et 2009. La forte remontée des prix des métaux industriels au cours des derniers mois de 2016, les signes d’accélération de l’économie mondiale encourageants qui se sont traduits par une demande plus forte des métaux en 2017 et la tendance à la hausse des prix des métaux de base devrait ainsi se poursuivre au cours des prochains.

 

Ces signes laissent prévoir de très bonnes perspectives d'emploi au cours des prochaines années au sein de cette industrie.

 

L'industrie minière québécoise :

 

Le Québec est l’un des 10 territoires miniers les plus explorés au monde. Depuis le début des années 90, la moitié des mines ont commencé à être exploitées ce qui a permis au Québec de connaître une des plus grandes croissance de son industrie minière de toute son histoire. De plus, un grand nombre de géologues actuellement en emploi sont âgés et devront prendre leur retraite dans les prochaines années.

 

Pour toutes ces raisons, les perspectives de découvertes nouvelles et par le fait même des emplois pour des spécialistes des mines sont excellentes pour les 10 prochaines années. Maintenant, les exploitations minières du Québec représentent plus de 60 % de tous les minerais exploités au Canada.

 

Le sous-sol québécois est constitué à 90 % de roches précambriennes du Bouclier canadien. Il s’agit d’un ensemble géologique réputé mondialement pour ses gisements d’or, de cuivre, de zinc, de nickel, de fer et d’ilménite.

 

Le Québec recèle aussi un potentiel minéral significatif pour des gisements d’autres substances, telles ceux du Mont Wright (fer) à Fermont, du Lac Tio (fer et titane) à Havre-Saint-Pierre, de Niobec (niobium) au Saguenay, de Stratmin (graphite) à Mont-Laurier, Raglan (nickel-cuivre) en Ungava et de Renard (diamant) au nord du Québec.

 

Par ailleurs, les secteurs miniers bien établis, tels ceux de Val-d’Or, Rouyn-Noranda, Matagami et Chibougamau, recèlent toujours d’importants gisements, notamment en profondeur.

 

Parmi les ressources minérales exploitées, on retrouve :

Pour ce qui des minéraux en exploration (la découverte de gîtes détenant potentiellement des ressources), il y a :

En 2015, l'ensemble de l'industrie minière a généré des revenus de 5,8 milliards, regroupait une cinquantaine d'entreprises et employait plus de 45 600 personnes.

 

En ce qui concerne le secteur de l'exploitation et du traitement des minerais, on y retrouvait 21 compagnies d'exploitation minière qui employaient plus de 13 600 travailleuses et travailleurs.

 

Près de 30 % de la main-d’œuvre de l’industrie minière devrait prendre sa retraite au cours des cinq prochaines années. Cet important besoin de main-d’œuvre pose aussi le défi d’intégrer rapidement un grand nombre de travailleurs aux particularités de l’emploi dans le secteur minier.

 

Pour plus de détails, consulte le portrait des secteurs suivants :

Sources : Comité sectoriel de la main-d'œuvre en environnement du Québec - Enviro-Compétences, Comité sectoriel de la main-d'œuvre en métallurgie du Québec et Comité sectoriel de la main-d'œuvre des mines du Québec.

 

LE PROGRAMME D’ÉTUDES :

 

Le Diplôme d’études collégiales en techniques de l’environnement, hygiène et sécurité au travail D.E.C. a une durée totale de 3 ans offert à temps complet de jour seulement.

 

Au cours de la première année; tu apprendras les notions fondamentales nécessaires au domaine de l'environnement (mathématiques et chimie); tu identifieras les risques potentiels pour la santé ou la sécurité au travail ou pour l'environnement, tu seras initié avec les méthodes d'échantillonnage et d'analyse en environnement et tu seras familiarisé avec l'organisation de la santé et sécurité en milieu de travail et sur la législation tant en santé et sécurité au travail qu'en environnement.

 

Tu auras des cours tels que : mathématiques générales, chimie appliquée en environnement, exploration de la profession, matières solides et sols contaminés, comportements chimiques des contaminants, législation et sécurité au travail, échantillonnage en environnement, traitement des matières résiduelles, identification des risques, législation en environnement, etc.

 

Au cours de la deuxième année; tu apprendras d'autres notions fondamentales au domaine de l'environnement (statistiques, physique); tu apprendras des notions d'anatomie et physiologie humaines en lien avec les notions d'ergonomie au travail; tu seras familiarisé avec les contaminants les plus courants dans l'environnement et tu seras initié aux méthodes de caractérisation et d'analyse des sols et des eaux afin d'y retracer les contaminants.

 

Tu auras des cours tels que : statistiques appliquées en environnement et sécurité au travail, électricité, optique et thermodynamique, toxicologie et microbiologie, phénomènes et risques physiques, contaminants chimiques 1, contaminants biologiques 1, contaminants physiques 1, gestion des matières résiduelles, bruits et vibration, qualité de l'air, procédés industriels et risques associés,  physiologie humaine et santé au travail, ergonomie et poste de travail, contaminants biologiques 2, contaminants chimiques 2, contaminants physiques 2, caractérisation et analyse des eaux, caractérisation et analyse des sols, matières dangereuses et résiduelles, etc.

 

Au cours de la troisième année; tu apprendras à élaborer des stratégies de prévention, d'information et de promotion de la santé et sécurité auprès des travailleurs de différents milieux; tu seras familiarisé avec les impacts environnementaux sur la santé humaine; tu seras initié aux méthodes de caractérisation et d'analyse de la qualité de l'air intérieur des bâtiments et extérieure; tu seras initié à la planification et l'élaboration d'un plan d'intervention d'urgence et la gestion de dossiers en SST et d'événements à risques.

 

Tu auras des cours tels que : caractérisation et analyse de l'air, contrôle des contaminants, aménagement et procédés industriels, prévention, formation et promotion de la santé et sécurité au travail, impacts environnementaux, gestion de la santé et sécurité au travail, entreprise et environnement, gestion des dossiers et analyse d'événements, plan d'intervention d'urgence, etc.

 

Note : le nom et la répartition des cours par trimestre peuvent varier d'un cégep à un autre.

 

Pour plus de détails sur ce programme, regarde les vidéos suivants :

PASSERELLES :

 

Un programme passerelle permet aux titulaires d'un D.E.C. dans une discipline en particulier de se faire reconnaître un certain nombre de crédits par une université dans le cadre de son baccalauréat. Par contre, aucune garantie d'admission n'est offerte lors de la demande.

PERFECTIONNEMENT :

 

Il te sera également possible de poursuivre tes études à l’université au Baccalauréat en chimie,au Baccalauréat en biochimie, ou au Bacc avec majeure en environnement. La plupart des cours préalables exigés dans ces programmes figurent dans la grille des cours du DEC en techniques de laboratoire.

 

Il existe aussi des programmes de perfectionnement au niveau collégial (A.E.C.) et au niveau universitaire (certificats) tels que :

-         A.E.C. en coordonnateur en environnement et développement durable offert par le Cégep de Rosemont (formation continue)

-         A.E.C. en conduite des procédés biologiques et chimiques en discontinu ffert au Cégep de Maisonneuve (formation continue)

-         A.E.C. en technologies de l’environnement industriel offert au Cégep de Jonquière (formation continue)

-         A.E.C. en technologie des procédés bio-industriels offert au Cégep John-Abbott (formation continue)

-         Certificat en analyse chimique offert à l’UQÀM

-         Certificat en sciences de l’environnement offert à l’UQÀM l’U.Q.T.R., à l’UQAC

Il te sera possible de poursuivre tes études à l'université dans un programme tel que :

EXIGENCES D’ADMISSION :

 

-         Détenir un D.E.S. et avoir réussi les cours suivants du secondaire ou leurs équivalents :                                         

TS ou SN 4e OU CST 5e

STE ou SE 4e

 

STATISTIQUES D’ADMISSION :

 

Aucun contingentement à ce programme

 

Les candidats(es) admissibles (c'est-à-dire détenant les préalables requis) sont généralement admis.

 

ENDROITS DE FORMATION 

 

Qu'est-ce que l’alternance travail-études ?

AUTRES FORMATIONS :

 

Il existe d’autres programmes d’études menant à une formation de technologues en génie mécanique. Ce sont des A.E.C. d’une durée d’1 à 2 ans généralement à temps complet destinés aux adultes.

 

Exigences : détenir un D.E.S. ou D.E.P. ou l'équivalent ET, soit avoir quitté les études pendant moins 1 année scolaire à temps complet (ou 2 sessions consécutives) OU ayant complété au moins 1 année d'études post-secondaires échelonnée sur un période d'1 an ou +. Par contre, certains sont aussi accessibles aux finissants(es) du secondaire.

LIENS RECOMMANDÉS :

Tu désires avoir l’avis de professionnels du métier ?, alors va également consulter les vidéos suivants :

Pour une liste de laboratoires privés d'analyses, de firmes de consultants en environnement, d'entreprises de services environnementaux, de sociétés d'ingénieurs et autres liens connexes, consulte le Portrait du secteur de l'environnement

 

Pour une liste d'entreprises chimiques et pétrochimiques, consulte le Portrait de l'industrie chimique et pétrochimique

 

Pour une liste d'entreprises métallurgiques (alumineries, fonderies, etc), consulte le Portrait de l'industrie métallurgique

 

Pour une liste d'entreprises pharmaceutiques et biotechnologiques, consulte le Portrait l'industrie pharmaceutique et biotechnologique

 

Pour une liste d'entreprises de transformation alimentaire, consulte le Portrait de l'industrie agroalimentaire

 

Pour une liste d'établissements hospitaliers (santé publique), consulte le Portrait du réseau de la santé

 

Pour une liste d'entreprises dans d'autres secteurs, consulte le répertoire des portraits de secteurs

 

 

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