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SECTEUR : BÂTIMENT ET CONSTRUCTION

NIVEAU D’ÉTUDES : FORMATION PROFESSIONNELLE

 

CONSEILLER(ERE)-VENDEUR(EUSE) EN QUINCAILLERIE ou
MAGASINIER(ERE) DE CHANTIER

DIPLÔME D’ÉTUDES PROFESSIONNELLES D.E.P.

 

TÂCHES ET RESPONSABILITÉS :

 

En tant que conseiller-vendeur ou conseillère-vendeuse en quincaillerie, tu auras pour tâches de conseiller la clientèle dans l’achat de matériaux, de pièces et autres produits en quincaillerie répondant le mieux à ses besoins et à ses attentes. Tu auras également comme tâches de recevoir, vérifier, entreposer, étiqueter, préparer les commandes et assurer l’expédition de la marchandise en magasin.

 

En tant que magasinière ou magasinier de chantier; tu auras pour tâches de recevoir, entreposer et distribuer les matériaux, les fournitures, l’outillage et l’équipement sur le chantier, voir à l’entretien général de l’outillage et de l’équipement, ainsi que maintenir un inventaire permanent des entrées et sorties de matériel.

 

Tu travailleras généralement sur les gros chantiers (génie civil, construction commerciale et institutionnelle, construction industrielle et construction résidentielle lourde.

 

APTITUDES ET QUALITÉS REQUISES :

-         Bien connaître ses produits ou services pour bien conseiller ta clientèle sur les produits et services qui sont offerts

-         Aimer travailler avec le public et facilité à communiquer :  tu seras constamment en contact avec le public

-         Entregent et sens de la persuasion pour réussir à obtenir des résultats de ventes

-         Bonne condition physique car tu auras à lever des charges plus ou moins lourdes

-         Connaître l’anglais est nécessaire parfois lorsqu’on a à vendre à toutes clientèles

PROFESSIONS APPARENTÉES :

-         Commis aux matériaux de construction

-         Commis aux pièces

-         Commis-vendeur(euse) de produits de quincaillerie

-         Magasinier(ère)

-         Vendeur(euse) de matériaux de construction

-         Vendeur-technicien ou vendeuse-technicienne de matériaux de construction

EMPLOYEURS POTENTIELS :

 

-         Quincailleries

-         Centres de rénovation

-         Commerces de matériaux de construction

 

EXIGENCES DES EMPLOYEURS :

-         Excellente maîtrise de la langue française

-         Connaissance de l’anglais (bilinguisme parfois exigé)

-         Polyvalence 

PLACEMENT :

 

Aucune donnée disponible

 

SALAIRE :

 

Selon les données de 2015 :

 

Le salaire moyen en début de carrière était de :

 

-     10,55 $/heure (40 hres/sem) dans les quincailleries et centres de rénovation indépendants

 

-     11,56 $/heure (40 hres/sem) en moyenne dans les quincailleries et centres de rénovation des grandes chaînes

 

-    21,40 $/heure (40 hres/sem) en moyenne comme magasinier d'atelier au sein des grandes municipalités

 

-    23,12 $/heure (40 hres/sem) comme magasinier sur les chantiers de construction commerciale, institutionnelle, industrielle

 

-    25,22 $/heure (40 hres/sem) comme magasinier sur les chantiers de construction de génie civil (infrastructures routières ou d'éoliennes)

 

-    29,91 $/heure (40 hres/sem) comme magasinier sur les chantiers de construction de génie civil (infrastructures électriques ou de pipeline)

 

Note : baisse importante de la moyenne salariale en dehors de la construction.
           Dans le secteur de la construction, les augmentations sont établies selon les conventions collectives.

Sources : Ministère de l’Éducation, Commission de la construction du Québec, syndicats des employés de plusieurs grandes chaînes de quincaillerie et rénovation et syndicats des cols bleus de plusieurs grandes municipalités.

PERSPECTIVES D'AVENIR :

 

Bien que les commerces en quincaillerie ont de la difficulté à recruter du personnel qualifié, les perspectives semblent moyennes.

 

Quant aux perspectives dans le secteur de la construction, elles sont bonnes.

 

Pour plus de détails, consulte le Portrait de l'industrie des produits et matériaux de la construction
et le Portrait de l'industrie de la construction

 

PORTRAIT DE L'INDUSTRIE DU COMMERCE DE DÉTAIL :

 

L'industrie québécoise du commerce au détail est le deuxième plus grand employeur privé au Québec (derrière le secteur des services pour le grand public), il un moteur essentiel à la vitalité économique du Québec et ce, malgré les bouleversements et les changements qu'elle subie depuis quelques années.

 

Par le passé, la croissance continue du revenu des ménages stimulait les dépenses de consommation, ce qui faisait augmenter les effectifs dans le commerce de détail. Aujourd’hui, cette chaîne d’influence positive s’est amenuisée en raison de la faible dynamique de la population québécoise et des marchés qui ont atteint une certaine maturité. Il est désormais impossible pour le commerce de détail de maintenir un rythme de croissance aussi élevé que par le passé puisque la croissance des ventes n’entraîne plus automatiquement celle de l’emploi dans ce secteur d’activités.

 

L’offre de service est déjà très développée au Québec. Dans certains segments, la capacité d’augmenter les revenus repose désormais sur l’habileté à attirer les dépenses que les consommateurs réalisent ailleurs. Il ne s’agit pas de nouvelles dépenses en biens et services, mais plutôt d’enlever des dépenses à la concurrence. Dans cet environnement, on ne s’étonne pas que la compétition soit très forte. Cette situation est amplifiée d’importants investissements dans le commerce de détail au Québec. Cela entraîne, à tout le moins, un impact positif : les services de publicité profitent de la volonté des entreprises de se démarquer et de rivaliser, et cela se réalise de plus en plus via les médias électroniques et sociaux.

 

Enfin, le commerce électronique connaît une forte croissance au Québec et touche tous les groupes d’âges. Si près d’un Québécois sur deux est un adepte de cette façon d’acheter, seulement 14,5 % des commerces de détail de la province font des affaires électroniques et peu ont l’intention d’investir dans un proche avenir pour améliorer cette situation. C’est dire qu’une part importante du commerce électronique échappe aux commerces québécois puisque les achats doivent être réalisés par l’intermédiaires de sites internet américains ou d’ailleurs. Le commerce électronique connaît une croissance supérieure au rythme de la vente au détail en ce moment. En n’étant pas en mesure de profiter de cette dynamique, le commerce de détail du Québec perd des parts de marchés au profit d’entreprises localisées hors province.

 

Certains sous-secteurs du commerce de détail subissent les contrecoups du commerce électronique puisque les consommateurs ont le choix d'acheter par le biais de sites Internet étrangers offrant des prix alléchants plutôt que d'appuyer l'économie d'ici en achetant des produits de détaillants québécois dont les prix sont parfois plus élevés (mais pas toujours le cas en tenant compte de la qualité/prix, des frais de transport et manutention, etc.). C'est le cas des vêtements prêt-à-porter, des accessoires vestimentaires (tels que les bijoux), des jeux et jouets, des appareils électroniques, du matériel informatique, de l'ameublement, des produits pour le bureau et des produits pour la décoration. Malgré cela, plusieurs détaillants québécois sont présents dans le commerce en ligne et font de nombreuses affaires via ce nouveau mode de vente.

 

Or, d'autres sous-secteurs sont peu touchés par ce nouveau mode d'achat, c'est le cas du commerce d'alimentation, des véhicules automobiles, des véhicules récréatifs et de loisirs, des vêtements hauts de gamme, des articles et équipements de sport, des produits de quincaillerie et de rénovation, ainsi que des produits pharmaceutiques. Bien que les consommateurs magasinent sur le net afin de comparer les prix entre les détaillants, la plupart préfèrent se rendre chez le commerçant choisi afin d'acheter leur bien.

 

Donc, malgré les fermetures de plusieurs magasins à surface (Zellers, Future Shop, Target, Sears, etc.) depuis quelques années et les nombreuses pertes d'emploi qu'elles ont engendré, l'industrie continue  à se maintenir puisque ce sont les PME qui occupent la grande part du marché et qu'une grande partie des emplois perdus sont récupérés par ces dernières.

 

En effet, de 2012 à 2016, on constate une hausse de 13 % du nombre d'entreprises œuvrant dans le commerce au détail au Québec et un gain de 0,2 % de nouveaux emplois, soit plus de 2 400 travailleuses et travailleurs.

 

En 2016, on comptait plus de 27 300 entreprises (comptant plus de 56 000 magasins et succursales) dans toutes les régions du Québec ayant généré des revenus de plus de 94 milliards $, soit :

En 2016, ces entreprises employaient près de 322 200 travailleuses et travailleurs, soit 8 % de la main-d'œuvre totale du Québec. Parmi ceux-ci :

  1. 32 % avaient moins de 25 ans

  2. 29 % entre 25 et 34 ans

  3. 15 % entre 35 et 44 ans

  4. 20 % entre 45 et 54 ans

  5. 13 % entre 54 et 65 ans

  6. 3 % étaient âgés de plus de 65 ans.

Il faut également préciser que 22 % des travailleurs(euses) du commerce au détail sont des travailleurs indépendants, soit près de 70 900 personnes.

 

Enfin, il faut ajouter plus de 150 000 emplois indirects que génèrent l'industrie dans le secteur des services notamment (auprès des entreprises de camionnage,  firmes de consultants en gestion, des firmes de consultants en TI, des agences de publicité et marketing, les agences de recrutement, les cabinets de comptables, les cabinets d'avocats, etc.).

 

Plus de 60 % des travailleurs de l'industrie occupaient un emploi dans le domaine des ventes et services (incluant le marketing), 16 % dans le domaine de la administration autre qu'en vente et marketing (comptabilité, finance, gestion ressources humaines, gestion de la chaîne d'approvisionnement), 10 % dans le domaine de la gestion (gestionnaires, cadres de direction, propriétaires-gérants, etc.), alors que 14 % occupaient un emploi dans un autre domaine (ex : manutention, transport, communications, technologies de l'information, etc.).

 

Bien que l'industrie soit présente dans toutes les régions du Québec, ce sont les régions les plus populeuses qui comptaient le plus grand nombre d'entreprises et d'emplois, soit : Montréal, Montérégie, Québec, Laurentides, Laval Lanaudière et Chaudière-Appalaches.

 

Par contre, les régions ayant connu la plus forte croissance de l'industrie sont : Laurentides (1 %), Lanaudière (0,7 %), Montérégie (0,4 %), ainsi que Chaudière-Appalaches (0,4 %).

 

Il existe plus d'une soixantaine de types de commerces au détail répartis dans 10 sous-secteurs différents. Depuis quelques années, les commerces au détail se diversifient dans les types de produits offerts afin de mieux faire face à la concurrence des grandes chaînes et aux changements des habitudes de consommation de la clientèle. Contrairement aux entreprises de la plupart des autres industries, celles du commerce au détail offrent un éventail de produits qui vont au-delà de l'activité principale du commerçant.

 

Par exemple, le marchand de meubles, vend maintenant des appareils électroniques grand public et des électroménagers ou le quincailler offre également des produits pour le jardinage et la décoration intérieure ou le pharmacien propriétaire offre une variété de marchandises de toutes sortes et l'épicier ne vend plus que des aliments et des articles de cuisine, mais aussi des produits de jardinage, de décoration intérieure, des jeux et jouets, etc. Quant aux librairies, on y vend pas seulement des livres, mais aussi des jeux, des jouets, des passe-temps, etc.

 

Plus spécifiquement :

 

Le secteur de la quincaillerie, des produits de rénovation et des produits de jardinage et d'entretien paysager :

 

Les ventes au détail des produits de quincaillerie, de rénovation et de jardinage ainsi que des matériaux de construction au Québec sont estimées à plus de 8 milliards de dollars par année. Parmi celles-ci, des ventes d’environ 6 milliards de dollars sont réalisées par les quincailleries et les centres de rénovation.

Au Québec, les détaillants de produits de quincaillerie, de rénovation et de jardinage ainsi que de matériaux de construction regroupent 1 696 établissements, dont quelque 800 font partie de grandes chaînes. Le reste est composé de commerces indépendants de matériaux de construction, de produits d’aménagement, de rénovation résidentielle ou d’outils. Dans l’ensemble, ce secteur représente 7 % des établissements commerciaux au Québec et compte 28 900 employés, ce qui représente près de 10 % des emplois totaux du commerce de détail au Québec.

Les détaillants de produits de jardinage et plusieurs grandes chaînes généralistes dont Walmart, Costco et Loblaws offrent aussi des produits de quincaillerie, de rénovation et de jardinage ainsi que des matériaux de construction au Québec. Notamment, plus de 40 % des ventes de Canadian Tire au Québec correspondent à des produits de quincaillerie.

Dans ce sous-secteur, on y regroupe également 36 jardineries et centres de jardin et autres commerces de produits d'aménagement paysager et de jardinage, ainsi que près de 500 fleuristes et autres magasins de fleurs (dont la moitié environ n'avait aucun employé et la majorité des autres employaient moins de 5 personnes).

 

Sources : Conseil québécois du commerce au détail

 

LE PROGRAMME D’ÉTUDES :

Note 1 : le D.E.P. en vente de produits de quincaillerie n'existe plus.

 

Note 2 : Il est également possible d'entreprendre des études dans un programme relié au domaine de la construction (ex : peinture en bâtiment, plâtrage, pose de revêtements souples, carrelage, charpenterie-menuiserie, plomberie-chauffage ou électricité) qui permettent d'accéder à un emploi de commis dans un centre de rénovation.

 

Le Diplôme d’études professionnelles en vente-conseil D.E.P. a une durée totale de 900 heures, soit  9 mois à temps complet. Il comporte des cours sur les relations professionnelles, le comportement de la clientèle, service à la clientèle, techniques de vente, transactions liées à la vente, organisation du temps, initiation au métier, lois et règlements touchant le domaine de la vente, service après-vente, communication en langue seconde, connaissance des produits et services, gestion des approvisionnements, présentation visuelle, marketing de la vente, ainsi qu'un stage non rémunéré en milieu de travail d'une durée de 4 semaines.

 

Près d'une quarantaine de centres de formation professionnelles partout au Québec et quelques établissements privés offrent ce programme.

Plusieurs formules sont proposées selon les établissements, soit :

Le Diplôme d’études professionnelles en vente-conseil intégré et représentation D.E.P./A.S.P. a une durée totale de 1 350 heures, soit  13 mois à temps complet. En fait le programme d'A.S.P. en représentation est intégré au D.E.P. en vente-conseil contrairement au cheminement régulier qui exige d'avoir complété le D.E.P. en vente-conseil pour être admis au programme d'A.S.P.

 

Il comporte des cours sur les relations professionnelles, le comportement de la clientèle, service à la clientèle, techniques de vente, transactions liées à la vente, organisation du temps, initiation au métier, lois et règlements touchant le domaine de la vente, service après-vente, communication en langue seconde, connaissance des produits et services, gestion des approvisionnements, présentation visuelle, marketing de la vente, gestion du temps, calculs commerciaux, techniques de représentation, prospection de la clientèle, ainsi qu'un stage non rémunéré en milieu de travail d'une durée de 6 semaines.

 

Cette formule est offerte dans les établissements suivants :

EXIGENCES D’ADMISSION :

-         Soit détenir le D.E.S.

-         Soit avoir 16 ans réussi les cours de français, anglais et mathématiques de 4e secondaire ou leurs équivalents

-         Soit avoir 18 ans et posséder des connaissances équivalentes

STASTITIQUES D’ADMISSION :

 

Aucun contingentement à ce programme

 

Les candidats(es) admissibles (qui répondent aux exigences d'admission) sont généralement admis.

 

ENDROITS DE FORMATION :

 

Consulte la page de conseiller en ventes

 

LIENS RECOMMANDÉS :

 

Pour une liste des commerces de produits de quincaillerie, consulte le Portrait de l'industrie des produits et matériaux de la construction

 

 

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