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SECTEUR : DESSIN ET FABRICATION MÉCANIQUE

NIVEAU D’ÉTUDES : ENSEIGNEMENT COLLÉGIAL

 

TECHNOLOGUE EN GÉNIE DES COMPOSITES

DIPLÔME D’ÉTUDES COLLÉGIALES D.E.C.

 

Consulte également la section "liens recommandés" (dont des vidéos de techniciens en composites qui parlent de leur métier).

 

COMPOSITES ?

 

Qu’est qu’un matériau composite ?

 

C’est un matériau utilisant plusieurs éléments différents comme des fibres, des résines, des métaux transformés, etc. Il est plus malléable, plus souple mais aussi plus résistant que la plupart des autres types de matériaux, avec la collaboration d'un(e) ingénieur(e).

 

TÂCHES ET RESPONSABILITÉS :

 

En tant que technologue en matériaux composites; tu seras responsable de participer à la conception, la fabrication, l’expérimentation et l’amélioration de différents produits en matériaux composites.

 

On retrouve de nombreux technologues en matériaux composites dans les grandes entreprises industrielles (aéronautiques, matériel de transport, plasturgie, matériaux de construction, etc.), mais également plusieurs PME manufacturières qui sont pour la plupart fournisseurs des grands manufacturiers, comme par exemple dans la fabrication de pièces composites pour l'aéronautique, de pièces composites pour du matériel de transport (autobus, camions, automobiles, VTT, etc), de pièces composites pour  des équipements de sports, etc.

 

Tu auras pour tâches de :

QUALITÉS ET APTITUDES  NÉCESSAIRES :

-        Être attiré(e) par les technologies

-        Aptitudes pour les mathématiques, les sciences et le dessin technique

-        Aptitudes en dessin sont utiles pour dessiner et concevoir des moules

-        Bonne acuité visuelle et auditive

-        Bonnes habiletés manuelles et bonne dextérité manuelle car tu auras à opérer des machines

-       Capacité de bien comprend des plans et devis puisque tu devras en dessiner des plans d'assemblage de moules ou autres produits en plastique ou en caoutchouc

-        Capacité d’analyse et de synthèse pour résoudre différents problèmes de conception et pour analyser les propriétés des matériaux

-        Minutie, précision, souci du détail car tu auras à contrôler la qualité des matériaux

-        Sens des responsabilités car tu seras responsable de superviser le personnel et contrôler les opérations

-        Sens de l’observation et curiosité scientifique pour être à l'affût des nouveaux développements et technologiques

-        Créativité, imagination et ingéniosité pour pouvoir proposer tes idées et participer la conception et réalisation de produits de qualité

-        Sens de l'organisation et Bonne méthode de travail car tu auras à planifier les opérations et gérer des priorités et des échéanciers

-        Facilité à travailler en équipe et leadership car aurez à travailler en collaboration avec des ouvriers, techniciens et ingénieurs

-        Très bonnes connaissances en informatique car tu auras à utiliser des logiciels spécialisés en D.A.O. et C.A.O. et en production industrielle

-   Très bonne connaissance maîtrise de la langue langue française parlée et écrite car tu devras t'exprimer clairement et de facon professionnelle lors des réunions avec les équipes de conception et de production, ainsi que pour rédiger des rapports techniques et d'expertise

-    Bonne connaissance de la langue langue anglaisecar la plupart des publications spécialisées sont dans cette langue, ainsi que pour rédiger des rapports techniques et d'expertise, de plus, la plupart des publications spécialisées sont dans cette langue

PROFESSIONS APPARENTÉES :

-    Chargé(e) de projet

-       Contrôleur(eure) des procédés

-    Coordonnateur(trice) de l'assurance qualité

-    Dessinateur(trice)

-       Dessinateur-concepteur ou dessinatrice-conceptrice

-    Outilleur(euse)

-       Planificateur(trice) de la production

-    Représentant(e) technique

-       Technicien(ne) au contrôle de la qualité

-    Technicien(ne) en laboratoire

-       Technicien(ne) en recherche et développement

-       Technologue en fabrication de matériaux

-       Technologue en transformation

EMPLOYEURS POTENTIELS :

-       Industries aérospatiales

-       Industries navales et nautiques

-       Industries papetières

-       Industries pétrochimiques et pétrolières

-       Manufacturiers de matériel de transport : autos, camions, autobus, machinerie, motoneiges, motocyclettes, tracteurs

-      Manufacturiers de produits en différents types de plastique comme le PVC, le polyuréthane, le polyéthylène ou le polystyrène  : bouteilles, contenants, emballages, sacs, portes et fenêtres, produits architecturaux, jouets, pièces pour matériel de transport, produits pour le bâtiment et la construction, etc.

 

-        Mmanufacturiers de produits en caoutchouc : pièces pour matériel de transport, produits pour le bâtiment et la construction, tubes et tuyaux, etc

 

-    Manufacturiers de produits en plastique renforcé de fibre de verre ou de fibre hautes performances (pièces et composantes pour véhicules de transport, produits pour le bâtiment et la construction, pièces pour ailes, trains d'atterrisage ou moteurs d'aéronefs, équipements sportifs, instruments de musique, embarcations nautiques, pièces pour navires dont la coque, réservoirs industriels

-       Manufacturiers et grossistes d’équipements industriels

-       Manufacturiers et grossistes en équipements de sport

-       Fabricants de réservoirs pour produits chimiques ou pétroliers

-       Manufacturiers de matériaux et autres produits pour la construction

-       Manufacturiers de produits de récréation

-       Entreprises spécialisées en haute-technologie

-       Autres industries (petites, moyennes et grandes) dans plusieurs autres secteurs

-       Laboratoires d’analyse de matériaux

-       Firmes d’ingénieurs-conseils

 EXIGENCES DES EMPLOYEURS :

-         Connaissance de l’anglais (certains exigent le bilinguisme)

-         Polyvalence

-         Facilité d’adaptation aux nombreux changements technologiques

-         Certains employeurs exigent d’être membre de l’Ordre des technologues professionnels

AFFILIATION À UNE ASSOCIATION PROFESSIONNELLE :

 

Aucun permis de pratique n'est nécessaire afin de pratiquer en tant que technicien(ne) ou technologue en transformation ou en fabrication de matériaux composites.

 

Par contre, il est recommandé de devenir membre de l’Ordre des technologues professionnels du Québec.

 

L’obtention du titre professionnel T.P. te permettra d’accéder à certains postes-clés en entreprise et obtenir une reconnaissance dans la profession.

 

PLACEMENT :

 

Selon les données disponibles au 31 mars 2024 :

 

Le placement est bon; 75 % des répondants(es) qui se sont dirigés vers le marché du travail ont obtenu un emploi relié à leurs études dont la totalité sont à temps complet.

 

Près de la moitié des répondants(es), soir 43 % ont poursuivi leurs études à l'université en génie mécanique ou en génie chimique.

 

NOMBRE DE  RÉPONDANTS

NOMBRE EN EMPLOI RELIÉ

NOMBRE À  TEMPS COMPLET

NOMBRE
 AUX
ÉTUDES

7 3 3 3

 

Note 1 : hausse du taux de placement par rapport aux années précédentes (était de 50 % en 2022; 63 % en 2021 et 75 % en 2019).

 

Note 2 : baisse du nombre de répondants(es) poursuivant des études supérieures par rapport aux années précédentes (était de 50 % en 2022; 53 % en 2021 et 67 % en 2019).

Note 3 : la plupart des diplômés(es) utilisent ce programme comme tremplin afin d'accéder plus facilement en génie à l'université.

Note 4 : pourtant, ces technologues sont recherchées notamment par les industries aérospatiales, du matériel de transport et plusieurs autres secteurs industriels.

SALAIRE :

 

Selon les données de 2026 :

 

Le salaire moyen en début de carrière était de :

-     21,00 $/heure (40 hres/sem) au sein des PME

-         25,25 $/heure (40 hres/sem) en moyenne au sein des grands manufacturiers de machines et équipements industriels

-    28,78 $/heure (40 hres/sem) en moyenne en tant que dessinateur(trice)-concepteur(trice) ou technicien(ne) en conception sein des grands manufacturiers de produits en platique, en caoutchouc, en fibre de verre ou en composites

-    29,60 $/heure (40 hres/sem) en moyenne en tant que technicien(ne) en contrôle de la qualité au sein des grands manufacturiers de la plasturgie, du caoutchouc, de la fibre de verre et des composites

-    29,75 $/heure (40 hres/sem) en moyenne en tant que technicien(ne) en production au sein des grands manufacturiers de la plasturgie, du caoutchouc, de la fibre de verre et des composites

-    30,61 $/heure (40 hres/sem) en moyenne au sein des grandes manufacturiers du matériel de transport terrestre (routier ou ferroviaire)

-    34,29 $/heure (37,5 ou 40 hres/sem) en moyenne en technicien(e) en matériaux composites au sein des grands manufacturiers de matériel électronique

-    34,58 $/heure (37,5 ou 40 hres/sem) en moyenne au sein des grands manufacturiers de produits aérospatiaux

Note 1 : légère baisse de la moyenne salariale par rapport aux années précédentes au sein des PME (était de 21,64 $ en 2022; 21,00 $ en 2019 et 22,00 $ en 2017).

Note 2 : chez les grands employeurs privés, les augmentations sont établies par les conventions collectives.

Sources :  Ministère de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur du Québec, conventions collectives des employés de plusieurs grandes industries du matériel de transport, conventions collectives des employés de plusieurs grandes industries du matériel électronique, conventions collectives des employés de plusieurs grands manufacturiers de machines et équipements industriels, conventions collectives des employés de plusieurs grandes industries de la plasturgie et conventions collectives des employés de plusieurs grandes industries aérospatiales.

PORTRAIT DE LA PROFESSION :

 

Selon Emploi-Québec et PlastiCompétences; il y avait près de 430 techniciens(nes), technologues, contremaîtres, superviseurrs(es) et surveillants en fabrication de produits en composites dans l'ensemble des régions du Québec en 2025.

 

De ce nombre, on y comptait près de 265 techniciens(nes) et technologues en procédés, en production ou en contrôle de la qualité et près de 105 superviseurs(euses) de la production.

 

De ce nombre, on y comptait plus de 985 techniciens(nes) et technologues en procédés, en production ou en contrôle de la qualité et plus de 540 superviseurs(euses) de la production.

 

Plus de 81 % de ces technologues étaient des hommes.

 

Plus de 98 % occupaient un poste à temps complet.

 

L'âge moyen était de 46 ans.

 

L'âge moyen de la retraite était de 63 ans.

 

La répartition selon l'âge était :

Chez les superviseurs(euses) de la production, l'accès au poste est priorisé aux opérateurs(trices) et assembleurs(euses) ayant acquis de l'expérience au sein de l'entreprise, mais un accès privilégié est accordé aux diplômés(es) du collégial.

 

Le niveau d'études atteint était :

 

Plus de 32 % détenaient un diplôme d'études secondaires D.E.S. ou une Attestation d'équivalence de niveau de scolarité AENS (surtout au sein des PME qui fabiquent des produits divers); 22 % détenaient un diplôme d'école de métiers (tel que le D.E.P. en fabricatin de structures aéronautiques et industrielles en composites ou le D.E.P. en opération d'équipements de production ou le D.E.P. en techniques d'usinage); plus de 19 % détenaient un diplôme collégial (tel que le D.E.C. en technologie du génie du génie des composites ou le D.E.C. en technologie du génie mécanique ou le D.E.C. en techniques des procédés industriels); moins de 18 % n'avaient pas complété leurs études secondaires (de moins en moins fréquent) et moins de 7 % détenaient un diplôme universitaire.

 

La répartition des principaux employeurs était :

PERSPECTIVES D'AVENIR :

 

De plus en plus de secteurs industriels font appel à l'utilisation des matériaux composites dans leurs procédés de fabrication ou d'assemblage de leurs produits.

 

En fait, l'industrie aérospatiale, l'industrie automobile, l'industrie navale, l'industrie ferroviaire, l'industrie biomédicale, l'industrie de la fibre de verre, l'industrie de la plasturgie, l'industrie des télécommunications, l'industrie métallurgique, l'industrie de l'optique et de la photonique, les manufacturiers de matériaux de construction, les fabricants d'équipements de sports, les fabricants d'équipements de sécurité ou de protection, l'industrie militaire, l'industrie chimique utilisent des applications des matériaux composites.

 

L'utilisation de ces matériaux est en croissance depuis 20 ans, à un rythme de 15 à 20 % par an.

 

En partenariat avec l’industrie de la navigation aérienne, ce programme du Cégep de St-Jérôme offre une formation actuelle, conforme aux progrès enregistrés dans le domaine. Cette collaboration privilégiée favorise d’ailleurs le placement des étudiants dans les grandes entreprises.

 

Malgré le nombre importants de diplômés(es) qui poursuivent vers des études universitaires; les perspectives d’emploi dans le secteur des matériaux composites sont excellentes, non seulement au Québec, mais aussi dans le reste de l’Amérique du Nord et en Europe.

 

Au sein de l'industrie québécoise de la plasturgie et des composites

 

L’industrie s'oriente en intégrant des matériaux biosourcés, en développant des procédés automatisés en respectant les nouvelles normes en matière de recyclabilité et d’économie circulaire.

 

Toutefois, l’industrie des plastiques et des composites au Québec est fortement influencée par la concentration actuelle des exportations, alors que plus de 90 % de ses exportations sont destinées aux États-Unis. L’annonce récente des tarifs douaniers de la part de l’administration américaine, crée un climat d’incertitude pour les exportateurs québécois.

 

La diversification des marchés devient essentielle afin de réduire la dépendance aux États-Unis. Par ailleurs, la hausse significative du prix des matières premières, avec un taux de croissance annuel moyen de 12,5% entre 2016 et 2022, exerce une pression considérable sur les coûts de production.

 

 Les entreprises s'adaptent à de nouvelles normes de circularité strictes. L'intégration d'un minimum de 30 % de matière recyclée devient le standard incontournable pour les emballages.

 

Les entreprises se concentrent massivement sur les nouvelles technologies de recyclage chimique et mécanique pour contrer les limites du recyclage traditionnel.

Au Québec, seulement environ 10 % à 18 % de l'ensemble des déchets plastiques générés sont réellement recyclés en 2026. La vaste majorité de la fabrication locale continue d'utiliser du plastique vierge issu de combustibles fossiles.

Le taux d'intégration de matière recyclée reste bas en raison des coûts de collecte élevés et de la concurrence du plastique neuf bon marché. Les données officielles de Recyc-Québec se concentrent sur le tri plutôt que sur le contenu recyclé exact des nouveaux produits.

C'est un défi de l'industrie pour l'avenir d'intégrer davantage les matières plastiques recyclées dans les procédés de production afin de répondre aux règlementations mondiales et canadiennes et à la forte demande des consommateurs.

Des initiatives de liens entre les industries forestières et de la plasturgie pour créer des matériaux biosourcés innovants.

 

Des initiatives entre les secteurs du textile technique, du plastique et du caoutchouc se structurent pour stimuler l'innovation globale TechniTextile afin de réaliser des matériaux avancés pour l'industrie de la fabrication de matériaux textiles nouvelle génération.

 

Pour pallier la rareté de main-d'œuvre et rester compétitives, les entreprises québécoises s'orientent vers l'industrie 4.0 et intègrent massivement l'intelligence artificielle, la robotique de pointe et la fabrication intelligente.

 

L'adoption d'imprimantes 3D industrielles se démocratise appelée "la fabrication additive" pour concevoir des pièces complexes à forte valeur ajoutée.

 

Bien que la filière batterie subisse un ralentissement industriel, la plasturgie québécoise trouve ses débouchés d'avenir dans des créneaux solides comme la construction résidentielle et le génie civil, le matériel médical, le secteur récréatif et l'aérospatiale.

 

Pour plus de détails sur les professions et les perspectives, consulte le Comité sectoriel de la main-d'oeuvre des plastiques et des composites Plasti-Coimpétences

 

Au sein de l'industrie aérospatiale québécoise

 

L'industrie aérospatiale vit souvent des hauts et des bas.

 

Il faut savoir que dans ce domaine, la croissance économique est cyclique car il peut arriver qu'une entreprise obtienne un important contrat qui fournira du travail pendant plusieurs mois, sinon quelques années, mais par la suite les activités ralentissent pendant plusieurs mois.

 

De façon générale, les perspectives dépendent du nombre et de l’importance des contrats qu’obtiennent les grands manufacturiers de l'aérospatial surtout ceux présents au Québec (Airbus, Bombardier, Bell Helicopter, Pratt & Whitney, GE Aviation, Rolls Royce), puisque Les conséquences se répercutent alors aussi sur les nombreux sous-contractants d'ici Mais également les autres grands joueurs de industrie dans le monde (Boeing, Airbus,  Embraer, ATR, BAE Systems, SAAB, Cessna, General Dynamics, etc.) dont plusieurs entreprises québécoises y sont des sous-traitants.

 

Mais, ce n'est pas unique au Québec, puisque la plupart des grandes villes aéronautiques du monde (Seattle aux USA, Toulouse en France, Hambourg en Allemagne, Wichita aux USA ou Atlanta aux USA) connaissent ou ont déjà connu des périodes d'incertitude et dépendent des décisions du principal constructeur de la région. Pourtant, plusieurs dizaines de milliers de travailleurs(euses) y sont toujours actifs malgré ces changements importants.

 

Poussée par les départs à la retraite et l'innovation technologique, l'industrie aérospatiale québécoise recrute massivement, aura plus de 65 000 postes à pourvoir d'ici 2035 afin de combler un carnet de commande historique.

 

Au Québec, on peut compter sur plusieurs grands noms de l'industrie sont situés au Québec tels que : Airbus, Bombardier Aerospace et Bell Textron,

ainsi que Pratt & Whitney, MDA Corp, CAE, EMS Esterline, Thales, GE Aerospace, Heroux Devtek, Safran Landig Systems, Rolls Royce Aeropace, L3 Harris ayant des contrats avec de grands manufacturiers importants partout dans le monde comme Airbus, Boeing, Embraer, Dassault, ATR, Cessna, Bell Textron, Sikosky, Pilatus et autres.

 

Enfin, plusieurs PME sont également présentes au Québec et figurent très bien dans le palmarès mondial des petits fournisseurs de l'industrie aérospatiale.

 

Toutefois, les opportunités pour les ingénieurs(es) en aérospatiale se trouveront principalement chez les grands avionneurs et équipementiers.

 

Plusieurs contrats déjà conclus et à venir :

Pour plus de détails, consulte le Comité sectoriel de la main-d’œuvre en aérospatial qui a fait un portrait de l’industrie aérospatiale québécoise.

 

Au sein de l'industrie canadienne de la construction navale

 

L'industrie navale canadienne, tout comme ailleurs dans le monde a subi des années tumultueuses.

 

Le marché dépend de la valeur et du nombre de contrats qu'obtiennent les chantiers navals.

 

Tout comme son cousin l'industrie aérospatiale, l'industrie maritime et navale est cyclique.

 

En effet, un chantier naval peut obtenir un important contrat pour la construction du navire qui procurera du travail pour les 3 prochaines années. Ensuite, lorsque la construction du navire est terminée, il y a un certaine période "morte" puisque l'entreprise est en négociation pour obtenir un nouveau contrat ou a obtenu un contrat moins important. Donc, pendant ce temps, les employés n'ont peu ou pas de boulot. Lorsque le contrat est signé, les activités reprennent.

 

Or, il semble que pour les prochaines années, on prévoit de meilleures perspectives que dans les dernières années, puisque plusieurs chantiers navals obtiennent des contrats d'importance et certains sont en cours d'agrandissement.

 

Le placement est très bon avec d'excellentes conditions de travail au sein des chantiers navals partout au Canada dont le le Chantier Davie Yard au Québec, le Chantier naval Verreault au Québec, le Chantier naval Forillon au Québec, le Chantier de réparation navale Mount Royal Walsh au Québec, Irving Shipbuilding en Nouvelle-Écosse, Allied Shipbuilding en BC, Vancouver Shipyards en BC, Victoria Shipyards en BC.

 

Alors que le salaire moyen dans les chantiers navals canadiens est 30 % plus élevé que la moyenne du secteur manufacturier, l’industrie maritime canadienne est globalement novatrice et soutient les travailleurs qualifiés.

 

De plus, des emplois sont également possibles aux États-Unis (ex : American Overseas au Massachussetts, Bath Iron Works au Maine, American Shipbuild en Pennsylvanie, le chantier de la Portsmouth US Navy Shipyard  au New Hampshire, le chantier de la US Navy Norfolk Navy Shipyard en Virginie)

 

Et même ailleurs dans le monde (ex : Damen Shipyards à Cuba, Belgique, Royaume-Uni et Pays-Bas; Fincatieri en Italie, Constructions mécaniques de Normandie en France, SOCAREM en France, STX Europe en France, Allemagne et Finlande, Groupe DCNS dans divers chantiers en Europe et en Asie, etc).

 

Voici quelques exemples de contrats récents obtenus par les chantiers navals canadiens (en date du printemps 2023) :

Au sein de l'industrie du matériel de transport terrestre (routier et ferroviaire)

 

L'industrie québécoise du matériel de transport terrestre affiche des perspectives de croissance solides axées sur la transition énergétique et la mobilité durable. Porté par une importante base manufacturière, le secteur bénéficie d'investissements publics massifs pour l'électrification des transports collectifs et routiers.

 

Face à la pénurie de main-d'œuvre et à la hausse des coûts, les fabricants et transporteurs se concentrent sur la formation de la relève et l'amélioration de la résilience opérationnelle.

 

Cette industrie pivote massivement vers l'électrification, la connectivité et les solutions de mobilité durable pour décarboner le réseau routier. Porté par un écosystème d'ingénierie sur mesure et un savoir-faire ferroviaire de calibre mondial, le secteur intègre activement l'autonomie et les technologies de pointe tout en diversifiant ses motorisations (propulsion électrique, gaz naturel et hydrogène) pour répondre aux défis logistiques modernes.

 

Ses principaux axes de développement sont orientés vers :

 

Électrification et innovation : Développement accéléré de véhicules électriques, de camions hybrides et intégration de technologies de pointe pour optimiser les chaînes logistiques par la multiplication des flottes de livraison urbaine et régionale 100 % électriques.

 

Soutien gouvernemental : Le gouvernement du Québec a injecté des milliards de dollars par pour financer des projets d'infrastructures et moderniser les flottes de transport public.

 

Biocarburants et carburants plus écologiques : Adoption croissante du gaz naturel et exploration de l'hydrogène pour les longues distances.

 

Équipements optimisés : Conception de remorques et bennes elliptiques allégées pour maximiser la charge utile.

 

Design de pointe : Forte expertise québécoise dans le développement de pièces spécialisées en petits volumes.

 

Connectivité des flottes : Intégration massive de la télématique pour optimiser la maintenance et réduire l'empreinte carbone.

 

Modernisation ferroviaire : Consolidation d'un pôle d'excellence en transport guidé et sous-traitance industrielle.

 

Pour plus de détails, consulte Propulsion Québec l'organisme de soutien au développement de véhcules zéro émission

 

et le Comité sectoriel de la main-d’œuvre dans la fabrication métallique industrielle qui fournit des infos sur les carrières et un portrait de l’industrie de ce secteur.

 

La rémunération moyenne après expérience en 2026...

 

le revenu annuel moyen d'un(e) technologue en génie des matériaux composites ayant 10 années d'expérience au sein d'une était de 52 000 $;

 

le revenu annuel moyen d'un(e) dessinateur(trice)-concepteur(trice) ayant 10 années d'expérience au sein d'un grand manufacturier de produits en composites était de 68 600 $;

 

le revenu annuel moyen d'un(e) technicien(ne) de la contrôle des matériaux ayant 10 années d'expérience au sein d'un grand manufacturier de produits aérospatiaux était de 70 500 $;

 

le revenu annuel moyen d'un(e) technicien(ne) en procédés de fabrication ayant 10 années d'expérience au sein d'un grand manufacturier de matériel de transport terrestre était de 70 800 $;

 

et le revenu annuel moyen d'un(e) technicien(ne) de la contrôle des matériaux ayant 10 années d'expérience au sein d'un grand manufacturier de matériel électronique était de 81 600 $.

 

BREF PORTRAIT DE QUELQUES SECTEURS INDUSTRIELS :

L'industrie québécoise de la plasturgie et des composites :

Bien au-delà des sacs en plastique et des bouteilles de plastique qui ne représentent que moins de 15 % (8 % pour les bouteilles et 7 % pour les sacs tout usage) des produits de plastique fabriqués au Québec.

On retrouve la matière plastique dans la quasi-totalité des segments d'utilisation finale de l'économie.

Ses particularités (facilité de transformation, légèreté et résistance à la corrosion) ont favorisé la création de nouveaux produits. La matière plastique a également remplacé le papier, le verre et le métal dans certaines applications traditionnelles.

Au Québec, seulement environ 10 % à 18 % de l'ensemble des déchets plastiques générés sont réellement recyclés en 2026. La vaste majorité de la fabrication locale continue d'utiliser du plastique vierge issu de combustibles fossiles.

Le taux d'intégration de matière recyclée reste bas en raison des coûts de collecte élevés et de la concurrence du plastique neuf bon marché. Les données officielles de Recyc-Québec se concentrent sur le tri plutôt que sur le contenu recyclé exact des nouveaux produits.

C'est un défi de l'industrie pour l'avenir d'intégrer davantage les matières plastiques recyclées dans les procédés de production afin de répondre aux règlementations mondiales et canadiennes et à la forte demande des consommateurs.

En 2026, elle a généré des revenus de près de 7,5 milliards $ (dont 2,4 milliards en exportations), soit 30 % des revenus dans l'ensemble du pays.

On y comptait 425 entreprises (73 % en plasturgie, 20 % en composites et 7 % combinaient les 2 secteurs de façon presque égale)

Plus de 16 % des entreprises comptaient moins de 5 employés, 49 % employaient entre 5 et 49 personnes, 22 % employaient entre 50 et 99 personnes, alors que seulement 13 % comptaient 100 employés ou plus.

Plus de 37 % fabriquaient des produits de consommation grand public, 17 % des produits pour le transport et les loisirs nautiques, 15 % des fournitures industrielles, 11 % pour l'industrie de la construction, 8 % pour le secteur médical et hospitalier et 12 % de la sous-traitance pour d'autres entreprises.

Les entreprises en composites étaient concentrées dans les régions de la Montérégie (17 %), de Chaudière-Appalaches (12 %), DE Montréal (11 %), du Centre-du-Québec (11 %), des Laurentides (11 %), du Bas-Saint-Laurent (11 %), de Lanaudière (8 %), de la Mauricie (7 %), de la Capitale Nationale (6 %) et de l'Abitibi-Témiscamingue (6 %).

L'ensemble de l'industrie de la plasturgie et des composites employaient plus de 14 700 personnes (dont 11 900 en plastiques et 1 600 en composites).

Dans le secteur des composites, les principaux produits fabriqués sont :

Plusieurs procédés de transformation sont utilisés par les entreprises de la plasturgie, voici les principaux :

  1. laminage : 31 %

  2. injection : 17 %

  3. découpage : 16 %

  4. moulage contact : 13 %

  5. infusion sous vide : 13 %

  6. pulvérisation : 11 %

  7. moulage par compression : 7 %

  8. transfert de résine : 7 %

  9. extrusion profilés et tubes : 4 %

  10. pultrusion : 3 %

  11. autres : 6 %

L'industrie aérospatiale québécoise :

Elle représente à elle-seule près de 56 % de toute l'industrie aérospatiale canadienne et figure en 6e position au niveau mondial (après l'État de Washington aux USA, la région des Midi-Pyrénées en France, le comté de Hampshire en UK, l'État d'Hessen en Allemagne et la région de Madrid en Espagne).

Ce sont principalement des industries de l'aéronautique pour l'aviation civile que l'on retrouve (systèmes, composantes, pièces et assemblage d'aéronefs), mais également quelques entreprises sont liées à l'industrie spatiale (satellites ou ses composantes ou pièces).

Quelques entreprises québécoises fabriquent des composantes et pièces pour aéronefs civils, mais également pour des aéronefs militaires, mais le marché de la Défense au Québec n'est pas très importante.

Au Québec; on y assemble des avions long courrier, des avions régionaux, des avions d'affaires, des hélicoptères civils, des aubes de moteurs d'aéronefs, des turbines à gaz pour moteurs d'aéronefs, des trains d'atterrisssages pour aéronefs, des simulateurs de vol professionnels pour avions régionaux et avions d'affaires, des ailes et certaines composantes de fuselage d'avions long courrier et régionaux, ainsi que des avions légers.

On y fabrique des composantes de structures pour aéronefs, des panneaux d'ailes en aluminium, des structures légères pour aéronefs, des actionneurs hydrauliques, des systèmes de contrôle du carburant, des systèmes de contrôle et de support pour trains d'atterrissage, des actionneurs électromécaniques pour ailerons, des contrôleurs d'entraînement, des contrôleurs de puissance de température pour moteurs d'aéronefs, des réducteurs et motoréducteurs pour moteurs d'aéronefs, des actuateurs pour la régulation du débit et pression des fluides, des systèmes de réduction d'énergie pour moteurs d'aéronefs, des équipements d'essai et de réparation d'aéronefs, des équipements d'entretien mobile d'aéronefs, des équipements de contrôle de la qualité de l'air dans les cabines, des composantes pour les turbines à gaz de moteurs d'aéronefs, des pièces mécaniques ou hydrauliques de structures d'aéronefs, des pièces pour moteurs d'aéronefs, des pièces pour trains d'atterrissage, pièces d'engrenages, courroies, poulies, chenilles et autres pièces pour aéronefs, des composantes en aluminium pour avions légers, etc.

en 2026, l'industrie aéronautique québécoise, c'est :

·         2e rang en Amérique du Nord pour la concentration des activités de l'industrie aérospatiale derrière Seattle

·         6e rang mondial sur le plan des emplois (derrière les États-Unis, la France, l'Allemagne, le Royaume-Uni et l'Espagne)

·         20 maîtres d'oeuvres et équipements aérospatiaux importants (dont Bombardier, Airbus, Pratt & Whitney, CAE, GE Aerospace, MDA Corp, etc.)

·         environ 230 PME sous-traitantes et partenaires de rang qui forment le cœur de la chaîne d'approvisionnement

·         45 000 emplois (dont la plupart sont spécialisés ou ultra-spécialisés),  soit 63 % de tous les emplois dans l'industrie du matériel de transport

·         un chiffre d'affaires de 22,8 milliards $

·         55 % des ventes aérospatiales canadiennes et près de 2 % des ventes aérospatiales mondiales

·         70 % des dépenses totales en recherche et développement canadienne

Du Québec dans les airs :

Du Québec dans l'espace :

Consulte le site du Comité sectoriel de la main-d’œuvre en aérospatiale du Québec CAMAQ qui fait notamment un profil de l’industrie métallurgique québécoise.

L'industrie québécoise du matériel de transport terrestre :

Elle est le plus important secteur de l'industrie de la fabrication mécanique et l'un des plus importants secteurs industriels au Québec.

En 2026, son marché génère des revenus de plus de 20 milliards $.

Elle regroupait plus de 980 entreprises qui employaient près de 45 000 travailleuses et travailleurs dans différentes régions du Québec.

On y retrouve de grandes entreprises canadiennes et étrangères (Groupe Volvo, Paccar, Alstom Transport, Rheinmetall, Blue Bird Corp, BRP, Manac) qui assemblent différents types de véhicules (camions, autobus, minibus, voitures de trains, métro et tramways, véhicules récréatifs, etc.), mais également quelques PME bien établies (ex : Groupe environnemental Labrie, Équipements incendie Levasseur, Demers Ambulances, Fourgons Transit, Fourgons Élite, Maxi Métal, Tremcar).

On y rerouve également des grandes entreprises qui fabriquent des composantes ou systèmes pour véhicules de transport  terrestre (ex : BRP Megatech qui fabrique des composants mécatroniques et des tableaux de bord électroniques pour véhicules récréatifs et Dana TM4 qui conçoit et fabrique des systèmes de motorisation électrique pour véhicules lourds, Toyoda Gosei via sa filiale Waterville TG qui fabrique des systèmes et des joints d'étanchéité sur mesure en caoutchouc pour automobiles et Bridgestone qui fabrique des pneus pour véhicules automobiles)

et plusieurs PME sont certaines bien établies (ex : Spectra Premium qui fabrique des réservoirs de carburant et des systèmes de refroidissement comme des radiateurs pour véhicules lourds, Groupe Bibeau qui fabrique des bennes basculantes pour camions, Fourgons Transit qui fabrique des boîtes pour camions, CAD Industries ferroviaires qui fabrique des composantes ferroviaires pour trains, métros et tramways, etc.).

Enfin, la majorité des entreprises de cette industrie sont des PME qui fabriquent des pièces (en métal, en plastique, en caoutchouc, en composites ou en textiles) pour les carrosseries, la finition extérieure ou la finition intérieure pour les véhicules (automobiles, autobus, camions, véhicules récréatifs ou matériel ferroviaire).

Elles étaient principalement concentrées dans les régions suivantes : Laurentides, Estrie, Chaudière-Appalaches, Centre-du-Québec, Montérégie, Bas-Saint-Laurent, Laval, Lanaudière, Mauricie et Île-de-Montréal.

On peut diviser cette industrie en 6 sous-secteurs, soit :

L'industrie québécoise de la construction navale :

L'industrie canadienne de la construction navale et maritime industrielle s'appuie une longue et riche histoire, qui va des goélettes à voile les plus célèbres du 19e siècle, aux brise-glaces modernes de renommée internationale et aux différents navires de guerre de la Marine royale canadienne d'hier et d'aujourd'hui. Le Canada conçoit et construit une gamme diversifiée de navires desservant de vastes rivages au caractère unique et un réseau de collectivités côtières.

 

Les chantiers navals canadiens sont des chefs de fi le mondiaux de la construction dernier cri de bateaux de pêche, de remorqueurs, de petits traversiers, de yachts de plaisance et de catamarans. Combinant les techniques anciennes et les plus récentes tendances et technologies, l’industrie canadienne a su développer un solide créneau d'excellence.

 

Les chantiers maritimes canadiens ont connu beaucoup de succès dans la conception et la construction de patrouilleurs et d'embarcations de sauvetage rapides. Les bateaux à propulsion hydraulique de conception canadienne ont été choisis par différents corps policiers, services d'incendie, gardes côtières et la marine militaire à travers le monde, dont les Forces navales des États-Unis. Les chantiers maritimes canadiens sont reconnus pour leur expertise dans ce domaine. Ils ont remporté plusieurs prix remis par l'industrie et la communauté du design industriel pour leur excellence en matière de conception et de construction.

 

L'industrie canadienne de la construction navale construit des remorqueurs, notamment de remorqueurs de manoeuvres de mouillage spécialisés pour le travail dans des conditions difficiles. D'ailleurs, ces chanties ont obtenu des contrats internationaux importants sans recourir à des subventions gouvernementales. Il s'agit, entre autres, de contrats avec l'Autorité du canal de Panama, différentes sociétés internationales et plusieurs gouvernements, pour des navires utilisés dans différentes régions du monde, dont la mer du Nord et le golfe du Mexique.

 

Les chantiers navals canadiens construisent également des bateaux de pêche, des yachts de plaisance et des catamarans de dernier cri. Combinant les techniques anciennes et les plus récentes tendances et technologies, l'industrie canadienne a su développer un solide créneau et s'est vu décerner de nombreux prix.

 

Les chantiers navals de la côte Est du Canada ont des capacités pour la production d'installations en surface pour l'industrie de forage en mer. Par leur proximité des grands projets de forage en mer de la côte Est du Canada, y compris Hibernia, Hebron, White Rose et Terra Nova, auxquels ils ont participé, les chantiers navals canadiens sont au coeur de l'action — expérimentés et prêts à servir.

 

Les services offerts aux navires de croisière par les chantiers navals du Canada sont personnalisés de façon à dépasser les exigences de l'industrie. Les installations modernes de la côte Ouest offrent les services de réparation de navires de croisière les plus avancés en Amérique du Nord. Les services de réparation d'urgence sont fournis 24 heures par jour, que le navire soit à l'ancre, à quai ou en route.

 

En 2026, cette industrie avait un marché de près de 5,1 milliards de dollarsau Canada (dont 13 % au Québec) .

 

Elle comprenait 300 entreprises qui emploient un peu plus de 19 900 travailleuses et travailleurs (dont 6 800 en construction navale et 600 en fabrication d'embarcations nautiques motorisées).

 

Par ces dernières, il y avait :

Au Québec, on y comptait près de 80 entreprises qui employaient plus de 1 200 travailleuses et travailleurs, principalement concentrées dans les régions de Chaudière-Appalaches, du Bas-St-Laurent, de la Gaspésie, de Charlevoix, du Centre-du-Québec, mais également dans les régions de Québec (réparation navale), Montréal (réparation navale) et Laval (embarcations non motorisées).

 

En 2026, l'industrie navale québécoise comprenait 6 chantiers de construction et de réparation navale (Davie à Lévis en Chaudière-Appalaches, Océan à Les Méchins dans le Bas-Saint-Laurent, Océan à l'Île-Aux-Coudres dans Charlevoix, Forillon à Gaspé en Gaspésie, Méridien Maritime à Matane dans le Bas-Saint-Laurent et Conception navale FMP à Newport en Gaspésie).

 

Ils ont une expertise reconnue principalement dans la construction de navires de pêche, de remorqueurs, de bateaux-pilotes et de petits traversiers. Mais, les chantiers navals québécois ont aussi construits des brise-glace, navires de défense côtière, des navires de recherche & sauvetage de la Garde Côtière, des frégates de patrouille maritime, des traversiers moyens, des yachts, des navires de recherche scientifique, des dragues, des barges, des quais flottants, des plateformes de forage, etc.

 

Égaleament, on y comptait également une trentaine de manufacturiers de systèmes, composantes, pièces et accessoires pour navires.

 

En 2026, elle employait un plus de 2 000 travailleuses et travailleurs au sein des chantiers de construction et réparation navale, s'ajoutait 3 petits chantiers de réparation navale qui employaient une centaine de personnes et enfin, plus de 350 travailleuses et travailleurs au sein des fournisseurs.

 

Pour ce qui est de l'industrie de la fabrication d'embarcations nautiques;  on y retrouvait 1 manufacturier d'embarcations nautiques motorisées (bateaux de pêche, bateaux pontés et pontons) qui employait plus de 300 travailleuses et travailleurs chez Bateaux Princecraft à Princeville dans le Centre-du-Québec;

 

plus une dizaine de manufacturiers d'embarcations nautiques non motorisées (canots, chaloupes, kayaks, etc.) qui employaient un peu plus de 400 personnes.

 

Enfin, on y comptait une quarantaine de manufacturiers de pièces et accessoires pour embarcations nautiques motorisées ou non motorisées qui employaient plus de 700 travailleuses et travailleurs.

Sources : Ministère de l'Économie, de la Science et de l'Innovation du Québec, Pôle d'excellence québécois en transport terrestre et le Comité sectoriel de la main-d'oeuvre de l'industrie des plastiques et des composites- Plasti-Compétences.

LE PROGRAMME D’ÉTUDES :

 

Le Diplôme d’études collégiales en technologie du génie des matériaux composites D.E.C. (anciennement appelé "technologie de transformation des matériaux composites") a une durée totale de 3 ans à temps complet de jour seulement.

 

Au cours de la première année; tu seras familiarisé avec les principes mathématiques, chimiques et physiques des matériaux, tu apprendras les techniques de bases en moulage et tu effectueras des travaux de base en atelier (fonctionnement et entretien des équipements et de l'outillage par exemple).

 

Tu auras des cours en géométrie et calcul appliquées, statistique et mathématiques appliquées, physique des matériaux 1, introduction à la profession et santé et sécurité au travail, conception d'outillages 1, travaux d'atelier, formulation des mélanges, moulage industriel 1 et inspection métrologique.

 

Enfin, tu réaliseras ton premier stage rémunéré de 12 à 16 semaines au cours du trimestre d'été si tu as choisi la formule en alternance travail-études ATE..

 

Au cours de la deuxième année; tu approfondiras tes connaissances sur les principes chimiques et physiques des matériaux, tu exploreras les propriétés et caractéristiques spécifiques aux matériaux composites, tu apprendras les principes de bases des procédés industriels de moulage, de transformation des composites et de fabrication de l'outillage sur mesure adaptée aux procédés.

 

Tu auras des cours en chimie de la matière, en physique des matériaux 2, chimie des matériaux composites, résistance des composites, conception d'outillage 2, génie industriel 1, fabrication d'outillage, moulage haute performance et maîtrise des procédés et assurance-qualité.

 

Enfin, tu réaliseras ton second stage rémunéré de 12 à 16 semaines au cours du trimestre d'été si tu as choisi la formule en alternance travail-études ATE..

 

Au cours de la troisième année; tu apprendras les techniques d'essais et contrôle de la qualité des matériaux, tu seras familiarisé avec les techniques de prototypage selon les besoins des clients, tu seras initié aux procédés complexes de moulage, de fabrication et de transformation des composites, tu exploreras les nouvelles technologies d'optimisation des procédés et tu réaliseras ton projet de fin d'études individuel ou en équipe (et parfois, en collaboration avec des finissants en technologie du génie mécanique).

 

Tu auras des cours prototypage, génie industriel 2, essais physico-chimiques, conception d'outillage 3, gamme de fabrication, robotique industrielle, performance et recherche & développement, soutien technique, entretien préventif, réparation des composites, ainsi que la réalisation du projet-synthèse de fin d'études.

 

Pour plus de détails sur ce programme, va voir la vidéo promotionnelle réalisée par le Cégep de St-Jérôme.

 

PASSERELLES :

 

Un programme passerelle permet aux titulaires d'un D.E.C. dans une discipline en particulier de se faire reconnaître un certain nombre de crédits par une université dans le cadre de son baccalauréat. Par contre, aucune garantie d'admission n'est offerte lors de la demande.

 

Voici quelques exemples de ces ententes :

PERFECTIONNEMENT ET ÉTUDES SUPÉRIEURES :

 

Il te sera possible de poursuivre tes études à l'université dans un programme tel que :

EXIGENCES D’ADMISSION :

 

-         Détenir le D.E.S. et avoir réussi les cours suivants ou leurs équivalents :
 

TS ou SN 4e OU CST 5e

 

Note : pour connaître les équivalences de l'éducation aux adultes, consulte la page suivante

 

STATISTIQUES D’ADMISSION :

 

Aucun contingentement à ce programme

 

Les candidats(es) admissibles (c'est-à-dire détenant les préalables requis) sont généralement admis

 

ENDROIT DE FORMATION 

 

Infos sur l'alternance travail-études

LIENS RECOMMANDÉS :

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Autres :

 

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