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SECTEUR : MÉTALLURGIE

NIVEAU D’ÉTUDES : FORMATION PROFESSIONNELLE

 

FERBLANTIER(ERE)

DIPLÔME D’ÉTUDES PROFESSIONNELLES D.E.P.

 

Consulte également la section "liens recommandés" où tu auras des vidéos de ferblantiers qui parlent de leur travail).

 

TÂCHES ET RESPONSABILITÉS :

 

En tant que ferblantière ou ferblantier (dans l'industrie de la construction); tu seras responsable de tracer et de fabriquer toutes sortes d'objets composés de métal en feuille et en faire la pose et l'installation sur différents types de bâtiments.

 

Tu travailleras dans la majorité des cas sur des chantiers de construction commerciale et institutionnelle (immeubles à bureaux, immeubles à revenus locatifs, hôtels, restaurants, magasins, hôpitaux, écoles, résidences pour personnes âgées, arénas, musées, etc), mais également dans certains grands chantiers de construction résidentielle lourde (immeubles à condominiums), ainsi que dans certains chantiers de construction industrielle (usines ou autres bâtiments industriels).

 

Tu auras pour tâches de :

En tant que ferblantière ou ferblantier (dans l'industrie manufacturière); tu seras responsable de tracer, découper, fabriquer et assembler toutes sortes d'objets composés de métal en feuille (outils, matrices, poinçons, moulures, panneaux architecturaux, appareils de chauffage, appareils de climatisation ou ventilation, pièces pour l'industrie aéronautique, pièces pour matériel de transport routier, pièces pour véhicules ferroviaires, pièces pour véhicules industriels, pièces pour machines industrielles, etc.).

 

La plupart des industries de fabrication métallique industrielle, manufacturiers de véhicules et manufacturiers d'équipements de mécanique du bâtiment emploient des ferblantiers.

 

Tu auras pour tâches de :

QUALITÉS ET APTITUDES  NÉCESSAIRES :

-       Aptitudes pour les mathématiques (calculs et géométrie) afin d'effectuer des calculs et mesures rapides et précis

-       Avoir une excellente santé

-       Avoir une bonne vision

-       Avoir une bonne orientation spatiale

-       Capacité de lire des plans de construction ou d'assemblage

-       Habiletés en dessin de nature technique car tu auras à tracer et dessiner des croquis et schémas

-       Bonnes habiletés et dextérité manuelles pour manipuler efficacement les pièces de métal

-       Minutie, précision, souci du détail car tu devras travailler les pièces en t'assurer de leur qualité

-       Bon sens logique et esprit analytique car tu auras à résoudre des problème reliés à l’assemblage

-       Facilité à travailler en équipe sur un chantier, tu devras collaborer avec d’autres collègues (d'autres ferblantiers, ferrailleurs, monteurs-assembleurs, soudeurs, tuyauteurs, etc.) ou en usine (d'autres ferblantiers, assembleurs, soudeurs, machinistes, tôliers, opérateurs de machines de production, etc.)

PROFESSIONS APPARENTÉES :

-       Découpeur(euse) de métal en feuilles

-    Opérateur(trice) de machines à fabriquer les métaux

-       Poseur(euse) de bardeaux

-    Technicien(ne) de coque (Forces armées) formation offerte par les Forces

-    Technicien(ne) en matériaux (Forces armées) formation offerte par les Forces

-       Tôlier(ère)

-       Traceur(euse) de charpentes métalliques

-    Professeur(e) d'enseignement professionnel en ferblanterie

EMPLOYEURS POTENTIELS :

-       Alumineries (Alcan, Alcoa)

-       Industries aérospatiales (Bombardier, Bell Helicopter, Pratt & Whitney, GE Aviation, Rolls-Royce Aerospace, Heroux-Devtek, Messier-Dowty, etc)

-       Manufacturiers de wagons de trains et métros (Bombardier Transport, Alstom Transport, etc)

-       Chantiers maritimes (Groupe maritime Verreault, Chantier naval Forillon, Industries Océan, etc)

-       Compagnies de chemins de fer (CN, CP, Via Rail)

-    Compagnies pétrolières (Ultramar, Suncor, Irving)

-       Entreprises généraux de construction commerciale, institutionnelle et industrielle (Ganotec, Gastier, Groupe Pomerleau, Cégerco, Decarel, EBC, Groupe LPG, Verreault Construction, etc)

-    Entreprises de construction de génie civil (Kiewit, Maskino, Cégerco, Telecon, TCI, DJL, Thiro, Amo Électrique, Sintra, P. Baillargeon, Groupe Gilbert, etc)

-    Entreprises spécialisées en mécanique du bâtiment (Carmichael, Lambert Somec, TBC Construction, Beaudin Le Prohon, Mécanique Rojec, etc)

-       Fabricants de métal en feuille

-      Manufacturiers de matériel de transport (Prévost Car, Nova Bus, Kenworth, BRP, Bombardier Transport, etc)

-    Manufacturiers d'équipements et appareils de mécanique du bâtiment (Dectron, Siemens, Stelpro, Venmar, Ventrol, etc)

-    Manufacturiers d'acier d'armature et autres structures d'acier (Groupe Canam, Canatel, Supermétal, Structal, Acier AGF, Métacor, etc)

-    Manufacturiers de produits métalliques de toutes sortes (Marmen, Termaco, Canfil Farr, Garant, GLV, Compagnie de cheminées industrielles ICC, etc)

-    centres de services scolaires (centres de formation professionnelle)

-    Forces armées canadiennes

EXIGENCES DU MARCHÉ DU TRAVAIL :

-       Détenir ta carte de compétence est obligatoire pour travailler sur les chantiers de construction. En début de carrière tu travailleras en tant qu’apprenti et tu n’obtiendras ta carte de compagnon seulement après avoir accumulé un minimum de 6 000 heures de travail comme apprenti(e) (environ 3 ans).
Voici les détails auprès de la
Commission de construction du Québec
.

-      Travail principalement actif en période estivale, mais il y a du travail pendant toute l'année

EXIGENCE DES EMPLOYEURS :

-       Facilité d’adaptation aux nombreux changements technologiques

-    Mobilité partout dans la province (secteur de la construction)

PLACEMENT :

 

Selon les données disponibles au 1er juin 2019 :

 

Le placement est bon, 66 % des répondants(es) qui se sont dirigés vers le marché du travail ont obtenu un emploi relié à leurs études dont la totalité sont à temps complet.

 

Quelques autres répondants(es), soit 6 % ont choisi de combiner leur formation avec un D.E.P. en soudage-montage ou un D.E.P. en tôlerie de précision.

 

NOMBRE DE  RÉPONDANTS

NOMBRE EN EMPLOI RELIÉ

NOMBRE A TEMPS COMPLET

NOMBRE AUX
ÉTUDES

53 33 33 3

 

Note 1 : légère hausse assez importante du taux de placement par rapport aux années précédentes (était de 58 % en 2017; 57 % en 2015 et 80 % en 2013).

 

Note 2 : prendre en considération que seulement 46 % des diplômés(es) ont répondu à cette enquête.

 

Source : Ministère de l’Éducation du Québec

 

SALAIRE :

 

Selon les données 2026 :

 

Le salaire moyen en début de carrière était de :

 

Dans le secteur de la construction :

-         28,69 $/heure (40 à 50 hres/sem) en tant qu’apprenti(e) et augmente à 47,81 $/heure en tant que compagnon dans le secteur de la construction résidentielle lourde

-         30,47 $/heure (40 à 50 hres/sem) en tant qu’apprenti(e) et augmente à 50,79 $/heure en tant que compagnon dans le secteur de la construction commerciale, institutionnelle ou industrielle

-         32,66 $/heure (40 à 50 hres/sem) en tant qu’apprenti(e) et augmente à 54,46 $/heure en tant que compagnon dans le secteur de la construction industrielle lourde (infrastructuers minières par exemple)

Note : Cependant, le revenu annuel moyen pour un(e) apprenti(e) au cours de sa première année était de 35 800 $ (hausse par rapport aux années précxédentes : était de 35 000 $ en 2024; 31 600 $ en 2022 et 32 000 $ en 2019).

Dans le secteur industriel :

-         25,00 $/heure (40 hres/sem) au sein des PME industrielles avec le D.E.P. seul

-         26,75 $/heure (40 hres/sem) au sein des PME industrielles avec le double D.E.P.

-    31,49 $/heure (40 hres/sem) en moyenne  en tant que ferblantier(ère) au sein des grandes industries de première transformation des métaux (alumineries, aciéries, etc)

-    28,59 $/heure (40 hres/sem) en moyenne  en tant que ferblantier(ère) au sein des grandes industries chimiques et pétrochimiques

Note 1 : hausse de la moyenne salariale au sein des PME par rapport aux années précédentes (était de 24,90 $ en 2024; 22,43 $ en 2022 et 20,95 $ en 2019).

 

Note 2 : chez la plupart des grands employeurs privés, les augmentations sont établies par les conventions collectives.

 

Dans le secteur public et parapublic :

-    27,83 $/heure (38,75 hres/sem) en moyenne en tant que ferblantier(ère)-soudeur(euse) au sein des universités

-    30,45 $/heure (38,75 hres/sem) en tant que ferblantier(ère)-soudeur(euse) dans le réseau de santé (CISSS ou CIUSSS)

-    32,85 $/heure (40 hres/sem) en tant qu'apprenti(e) et augmente à 34,50 $ en tant que ferblantier(ère) classe 2 à la Société de transport de Montréal STM (réseau du métro)

-    33,11 $/heure (38,75 ou 40 hres/sem) en moyenne en tant que ferblantier ou ferblantier-soudeur au sein des grandes municipalités (100 000 habitants et plus)

-    36,30 $/heure (37,5 hres/sem) dans la fonction publique fédérale

-    2 985 $/mois (grade de soldat) en début de carrière en tant que technicien(ne) en matériaux et augmente à 5 014,00 $/mois après 3 ans avec le grade de caporal au sein des Forces canadiennes (Force régulière)

-    3 614 $/mois (grade de matelot 2e classe) en début de carrière en tant que technicien(ne) de coque et augmente à 6 069,00 $/mois + indemnité de service en mer après 3 ans avec le grade de matelot 1te classe) au sein des Forces canadiennes (Force régulière au sein de la Marine royale canadienne)

-         127,22 $/jour avec le grade de soldat en tant que technicien(ne) en matériaux (et augmente à 185,20 $/jour après 3 ans avec le grade de caporal) au sein Forces canadiennes (Réserve)

-         127,22 $/jour avec le grade de matelot 2e classe en tant que technicien(ne) de marine (et augmente à 205,40 $/jour après 3 ans avec le grade de matelot 1ère classe) au sein Forces canadiennes (Réserve navale)

Note : dans le secteur public et parapublic, les augmentations sont établies par les conventions collectives.

Sources : Ministère de l’Éducation du Québec, Commission de la construction du Québec, Commission de la fonction publique du Canada, Syndicat des employés de la SIQ, conventions collectives des employés de soutien de la plupart des universités, conventions collectives des cols bleus de la plupart des grandes municipalités, conventions collectives des employés de plusieurs grands manufacturiers de machines et équipements industriels, conventions collectives des employés de plusieurs grandes industries du matériel de transport, conventions collectives des employés de plusieurs grandes industries aérospatiales, conventions collectives des employés de plusieurs grandes industries de fabrication métallique industrielle, conventions collectives des employés de plusieurs grandes industries de transformation des métaux et conventions collectives des employés de plusieurs grandes industries chimiques et pétrochimiques.

PORTRAIT DU MÉTIER :

Selon Emploi-Québec; il y avait près de 1 000 ferblantiers(ères) et de tôliers(ères) en dehors de la construction partout au Québec en 2026.

Plus de 95 % étaient des hommes.

Plus de 96 % occupaient un poste à temps complet.

Plus de 64 % des soudeurs(euses) détenaient un diplôme d'école de métiers (tel que le D.E.P. en tôlerie de précision),
14 % détenaient un diplôme d'études secondaires D.E.S. ou une Attestation d'équivalence de niveau de scolarité AENS (+ Programme d'apprentissage en milieu de travail PAMT),
moins de 12 % n'avaient pas complété leurs études secondaires + PAMT (de moins en moins nombreux),
moins de 8 % détenaient un diplôme collégial ou des études collégiales non complétées (soit un diplôme avec connaissances de base en soudage OU un D.E.P. en soudage après des études collégiales),
moins de 2 % détenaient un diplôme universitaire ou des études universitaires non complétées (notamment chez les travailleurs issus de l'immigration).

L'âge moyen était de 41 ans.

L'âge moyen de la retraite était de 64 ans.

La répartition selon l'âge était :

La répartition selon le type d'employeur était :

Selon  la Commission de la construction du Québec; on y comptait 5 622 ferblantières et ferblantiers (2 075 apprentis et 3 547 compagnons) dans l'ensemble de l'industrie de la construction au Québec en 2025.

L'âge moyen était de 32 ans pour un(e) apprenti(e) et de 44 ans pour un(e) compagnon.

On dénombrait 153 femmes (111 apprenties et 42 compagnons), soit : 48 de plus qu'en 2022 et 111 de plus qu'en 2018.

Ce qui signifie que ce métier a vu son nombre de femmes plus que doublé depuis près de 10 ans. C'est d'ailleurs le métier de la construction ayant connu la plus forte hausse de femmes.

Un total de 507 nouveaux apprentis ont intégré l’industrie au cours de cette année, alors que la moyenne des dernières années était de 174.

Il y avait 1 060 entreprises de la construction qui embauchaient des ferblantiers(ères) (mais les 15 plus importants employeurs ont réalisé la majorité des heures travaillées).

Où retrouvait-t-on le plus de ferblantiers ? 

La répartition selon le principal secteur de l'industrie était :

Note : un(e) ferblantier(ère) peut travailler dans plus d'un secteur

La répartition des compagnons selon l'âge était :

Par région ?

la proportion par région était de :

35 % œuvraient dans les régions de Laval, Lanaudière et des Laurentides,
2
0 % travaillaient en Montérégie,
1
6 % œuvraient dans les régions de la Capitale Nationale et Chaudière-Appalaches,
7 % étaient dans la région de l'Île de Montréal,
6 % travaillaient dans l
es régions de la Mauricie et du Centre-du-Québec,
4 % travaillaient au Saguenay-Lac-St-Jean,
4 % étaient en Outaouais,

3 % œuvraient en Estrie,
2 % étaient dans le Bas-Saint-Laurent (éoliennes),
3 % étaient dans les autres régions.

PERSPECTIVES D’AVENIR :

 

Secteur de la construction

 

Les perspectives d’emploi pour ce métier sont excellentes. Même si la demande pour ce métier est stable, la faible disponibilité, le vieillissement important et le nombre de nouveaux diplômés insuffisants créent des besoins de travailleurs sur le marché.

 

Un(e) apprenti(e) travaille en moyenne 900 à 1 400 heures par année.

 

En 2026, le revenu annuel moyen d'un(e) apprenti(e) était de 35 800 $.

Une fois devenu compagnon, son revenu annuel peut cependant atteindre 81 300 $ dont 85 % ont travaillé 500 heure ou plus dans l'année.

Un(e) compagnon travaille en moyenne 1 200 à 1 800 heures par année.

Plus de 83 % du volume de travail des ferblantiers est fait dans le secteur institutionnel et commercial. Ce secteur devrait demeurer élevé au cours des prochaines années.

L’autre secteur dans lequel les ferblantiers sont principalement actifs est le secteur résidentiel, qui, lui aussi, devrait continuer d’offrir un volume de travail élevé.

L’industrie de la construction a connu une excellente année en 2024. À moyen terme, le nombre de personnes salariées demeurera élevé. Les perspectives professionnelles sont excellentes pour l’ensemble des salariés et des salariées de la construction, et les besoins de recrutement seront encore importants.

Le secteur institutionnel et commercial a amorcé une tendance à la baisse depuis quelques mois déjà, et celle-ci se poursuivra dans les 3 prochaines années.

 

Malgré les intentions du gouvernement de rehausser les investissements dans les infrastructures institutionnelles, celles-ci ne permettront pas de compenser l’incertitude économique apparue depuis janvier dernier.

 

Mais tout n’est pas noir pour autant; la portion du résidentiel en hauteur, qui est déclarée dans ce secteur, reprendra de la vigueur avec des taux d’intérêt plus favorables.

 

Le secteur résidentiel a connuune reprise marquée et un sommet historique pour le logement locatif en 2025 suite à un creu connu en 2024, propulsés par la baisse des taux d'intérêt et la stabilisation des coûts de construction.

 

Cela représente une hausse de 22,9 % par rapport aux résultats de l'année 2024 et un record absolu de 43 506 logements locatifs ont été amorcés, soit une hausse de 22 % sur le précédent record de 2021. Le locatif accapare ainsi 80 % du marché résidentiel global.

 

Toutefois, les constructions de maisons unifamiliales représentent un creux historique avec seulement 15 % du total des mises en chantier.

 

Les mises en chantier ont repris de la vigueur et permettront aux heures travaillées de remonter. À moyen terme, comme l’offre de propriétés est insuffisante et que les taux d’intérêt devraient aider, la construction neuve de nouveaux logements reviendra donc en force et le besoin de nouvelle main d’œuvre sera encore crucial.

 

Les perspectives du secteur industriel se sont un peu assombries. Le projet le plus important en valeur, celui de Northvolt, s’est arrêté. De même, le projet qui était financé par Ford et EcoPro CAM a été suspendu l’automne 2025. Ces 2 projets ne pourront redémarrer que si de nouveaux investisseurs sont trouvés. Toujours dans la filière de batteries, l’autre projet phare par Ultium CAM à Bécancour se poursuit et se terminera en 2025. Dans un autre registre, Rio Tinto possède quelques projets en cours, dont la construction de l’usine AP60, à Jonquière ainsi que des travaux liés à la décarbonation de ses activités à Sorel-Tracy.

 

Secteur manufacurier

Le besoin de moderniser et d'optimiser les systèmes de chauffage, ventilation et climatisation (CVCA) industriels pour l'efficacité énergétique stimule fortement l'embauche.

Les femmes intègrent de plus en plus la profession et y sont fortement encouragées en raison de la nature technique et moderne des outils d'atelier.

L'obtention d'un Diplôme d'études professionnelles (DEP) en ferblanterie (environ 12 mois) offre un taux de placement exceptionnel.

On prévoit de bonnes possibilités d’emploi pour les prochaines années.

En 2026, le revenu annuel moyen un(e) ferblantier(ère) détenant 10 années d'expérience au sein d'un grand manufacturier de produits métalliques industriels était de 68 100 $.

Sources : Commission de la construction du Québec

PERSPECTIVES D'AVENIR PAR SECTEURS INDUSTRIELS :

Au sein de l'industrie de la fabriction métallique industrielle

 

Cette industrie fait face à une rareté de main-d'œuvre chronique qui s'accentue.

 

Le renouvellement de la main-d'œuvre crée un volume constant de postes vacants.

 

Les PME, qui forment la majorité du tissu industriel québécois, intègrent massivement la robotique et de nouveaux procédés.

 

L’industrie de la fabrication métallique est propulsée par l'automatisation avancée, la durabilité environnementale et l'adoption de technologies de découpe ultra-haute puissance. Ces innovations permettent aux ateliers de surmonter les pénuries de main-d'œuvre et de répondre à des normes écologiques strictes.

 

Toutefois, elle fait face à des bouleversements économiques majeurs causés par l'instabilité persistante du coût des matières premières liée aux tensions commerciales mondiales et l'Impact direct des taxes et des droits d'importation sur les flux commerciaux par l'administration américaine puisque les États-Unis achetaient près de 90 % de ses exportations, la filière subit une baisse marquée de sa compétitivité.

 

Les tendances les perspectives de croissance au sein de cette industrie seront portées vers :

 

Lasers fibre grand format : Remplacement des tables de plasma par des systèmes de découpe laser massifs et ultra-performants.

 

Robotisation et commande numérique (CNC) : Intégration accrue de la robotique pour pallier le manque d'ouvriers qualifiés

 

Alliages spécialisés : Développement de métaux plus légers et résistants pour l'aéronautique et les véhicules électriques.

 

Acier et métaux verts : Demande croissante pour des procédés de fabrication à faible empreinte carbone.

 

Économie circulaire : Recours massif au recyclage et à l'utilisation de ferrailles et d'aluminium secondaire.

 

Consulte le site du Comité sectoriel de la main-d’œuvre dans la fabrication métallique industrielle qui fournit des infos sur les carrières et un portrait de l’industrie de ce secteur. 

 

Au sein de l'industrie aérospatiale québécoise

 

L'industrie aérospatiale vit souvent des hauts et des bas.

 

Il faut savoir que dans ce domaine, la croissance économique est cyclique car il peut arriver qu'une entreprise obtienne un important contrat qui fournira du travail pendant plusieurs mois, sinon quelques années, mais par la suite les activités ralentissent pendant plusieurs mois.

 

De façon générale, les perspectives dépendent du nombre et de l’importance des contrats qu’obtiennent les grands manufacturiers de l'aérospatial surtout ceux présents au Québec (Airbus, Bombardier, Bell Helicopter, Pratt & Whitney, GE Aviation, Rolls Royce), puisque Les conséquences se répercutent alors aussi sur les nombreux sous-contractants d'ici Mais également les autres grands joueurs de industrie dans le monde (Boeing, Airbus,  Embraer, ATR, BAE Systems, SAAB, Cessna, General Dynamics, etc.) dont plusieurs entreprises québécoises y sont des sous-traitants.

 

Mais, ce n'est pas unique au Québec, puisque la plupart des grandes villes aéronautiques du monde (Seattle aux USA, Toulouse en France, Hambourg en Allemagne, Wichita aux USA ou Atlanta aux USA) connaissent ou ont déjà connu des périodes d'incertitude et dépendent des décisions du principal constructeur de la région. Pourtant, plusieurs dizaines de milliers de travailleurs(euses) y sont toujours actifs malgré ces changements importants.

 

Poussée par les départs à la retraite et l'innovation technologique, l'industrie aérospatiale québécoise recrute massivement, aura plus de 65 000 postes à pourvoir d'ici 2035 afin de combler un carnet de commande historique.

 

Au Québec, on peut compter sur plusieurs grands noms de l'industrie sont situés au Québec tels que : Airbus, Bombardier Aerospace et Bell Textron,

ainsi que Pratt & Whitney, MDA Corp, CAE, EMS Esterline, Thales, GE Aerospace, Heroux Devtek, Safran Landig Systems, Rolls Royce Aeropace, L3 Harris ayant des contrats avec de grands manufacturiers importants partout dans le monde comme Airbus, Boeing, Embraer, Dassault, ATR, Cessna, Bell Textron, Sikosky, Pilatus et autres.

 

Enfin, plusieurs PME sont également présentes au Québec et figurent très bien dans le palmarès mondial des petits fournisseurs de l'industrie aérospatiale.

 

Le domaine de la ferblanterie (appelée "tôlerie légère" en aérospatiale) est crucial pour la fabrication des structures légères, des conduits d'aération et des composants internes des aéronefs.

 

Plusieurs contrats déjà conclus et à venir :

Pour plus de détails, consulte le Comité sectoriel de la main-d’œuvre en aérospatial qui a fait un portrait de l’industrie aérospatiale québécoise.

Au sein de l'industrie du matériel de transport terrestre (routier et ferroviaire)

 

L'industrie québécoise du matériel de transport terrestre affiche des perspectives de croissance solides axées sur la transition énergétique et la mobilité durable. Porté par une importante base manufacturière, le secteur bénéficie d'investissements publics massifs pour l'électrification des transports collectifs et routiers.

 

Face à la pénurie de main-d'œuvre et à la hausse des coûts, les fabricants et transporteurs se concentrent sur la formation de la relève et l'amélioration de la résilience opérationnelle.

 

Cette industrie pivote massivement vers l'électrification, la connectivité et les solutions de mobilité durable pour décarboner le réseau routier. Porté par un écosystème d'ingénierie sur mesure et un savoir-faire ferroviaire de calibre mondial, le secteur intègre activement l'autonomie et les technologies de pointe tout en diversifiant ses motorisations (propulsion électrique, gaz naturel et hydrogène) pour répondre aux défis logistiques modernes.

 

Dans ce secteur, le ferblantier industriel transforme des surfaces métalliques planes en composants tridimensionnels complexes pour différents types de véhicules.

 

Pour augmenter l’autonomie des batteries ou réduire la consommation de carburant, l'industrie délaisse l'acier lourd pour l'aluminium et les alliages légers. Façonner ces métaux sans altérer leurs propriétés mécaniques exige le savoir-faire pointu du ferblantier.

 

Donc, les besoins de transformation du métal en feuilles augmenteront au cours des prochaines années.

 

Ses principaux axes de développement sont orientés vers :

 

Électrification et innovation : Développement accéléré de véhicules électriques, de camions hybrides et intégration de technologies de pointe pour optimiser les chaînes logistiques par la multiplication des flottes de livraison urbaine et régionale 100 % électriques.

 

Soutien gouvernemental : Le gouvernement du Québec a injecté des milliards de dollars par pour financer des projets d'infrastructures et moderniser les flottes de transport public.

 

Biocarburants et carburants plus écologiques : Adoption croissante du gaz naturel et exploration de l'hydrogène pour les longues distances.

 

Équipements optimisés : Conception de remorques et bennes elliptiques allégées pour maximiser la charge utile.

 

Design de pointe : Forte expertise québécoise dans le développement de pièces spécialisées en petits volumes.

 

Connectivité des flottes : Intégration massive de la télématique pour optimiser la maintenance et réduire l'empreinte carbone.

 

Modernisation ferroviaire : Consolidation d'un pôle d'excellence en transport guidé et sous-traitance industrielle.

 

Pour plus de détails, consulte Propulsion Québec l'organisme de soutien au développement de véhcules zéro émission

 

et le Comité sectoriel de la main-d’œuvre dans la fabrication métallique industrielle qui fournit des infos sur les carrières et un portrait de l’industrie de ce secteur.

 

Au sein de l'industrie canadienne de la construction navale

 

L'industrie navale canadienne, tout comme ailleurs dans le monde a subi des années tumultueuses.

 

Le marché dépend de la valeur et du nombre de contrats qu'obtiennent les chantiers navals.

 

Tout comme son cousin l'industrie aérospatiale, l'industrie maritime et navale est cyclique.

 

En effet, un chantier naval peut obtenir un important contrat pour la construction du navire qui procurera du travail pour les 3 prochaines années. Ensuite, lorsque la construction du navire est terminée, il y a un certaine période "morte" puisque l'entreprise est en négociation pour obtenir un nouveau contrat ou a obtenu un contrat moins important. Donc, pendant ce temps, les employés n'ont peu ou pas de boulot. Lorsque le contrat est signé, les activités reprennent.

 

Or, il semble que pour les prochaines années, on prévoit de meilleures perspectives que dans les dernières années, puisque plusieurs chantiers navals obtiennent des contrats d'importance et certains sont en cours d'agrandissement.

 

Les navires modernes intègrent des normes environnementales et d'étanchéité drastiques. Le ferblantier doit maîtriser des métaux variés (acier inoxydable, aluminium, alliages légers) et être capable de lire des plans 3D complexes pour maximiser l'espace restreint des cales.

 

Bien que le travail manuel de découpe et de pliage reste central, l'utilisation de machines à commande numérique (CNC) et de technologies de découpe laser en atelier transforme la préparation des pièces en amont.

 

Le placement est très bon avec d'excellentes conditions de travail au sein des chantiers navals partout au Canada dont le le Chantier Davie Yard au Québec, le Chantier naval Verreault au Québec, le Chantier naval Forillon au Québec, le Chantier de réparation navale Mount Royal Walsh au Québec, Irving Shipbuilding en Nouvelle-Écosse, Allied Shipbuilding en BC, Vancouver Shipyards en BC, Victoria Shipyards en BC.

 

Alors que le salaire moyen dans les chantiers navals canadiens est 30 % plus élevé que la moyenne du secteur manufacturier, l’industrie maritime canadienne est globalement novatrice et soutient les travailleurs qualifiés.

 

De plus, des emplois sont également possibles aux États-Unis (ex : American Overseas au Massachussetts, Bath Iron Works au Maine, American Shipbuild en Pennsylvanie, le chantier de la Portsmouth US Navy Shipyard  au New Hampshire, le chantier de la US Navy Norfolk Navy Shipyard en Virginie)

 

Et même ailleurs dans le monde (ex : Damen Shipyards à Cuba, Belgique, Royaume-Uni et Pays-Bas; Fincatieri en Italie, Constructions mécaniques de Normandie en France, SOCAREM en France, STX Europe en France, Allemagne et Finlande, Groupe DCNS dans divers chantiers en Europe et en Asie, etc).

 

Voici quelques exemples de contrats récents obtenus par les chantiers navals canadiens (en date du printemps 2023) :

BREF PORTRAIT DE QUELQUES SECTEURS INDUSTRIELS :

L'industrie québécoise de la fabrication métallique industrielle

La fabrication métallique industrielle incarne un secteur dynamique, essentiel au développement économique du Québec. Elle rassemble les industries liées à la deuxième et troisième transformation des métaux. Alimentée par les abondantes ressources en métaux, la FMI produit une variété de composants métalliques de haute qualité pour diverses applications industrielles.

Les entreprises québécoises se distinguent par leur adoption de technologies modernes et de pratiques durables, réduisant leur empreinte environnementale tout en maintenant des normes de qualité élevées.

Ce industrie comprend les activités principales qui consistent à forger, estamper, former, tourner et assembler des éléments en métaux ferreux (dont l'acier) et non ferreux (principalement l'aluminium, mais également le cuivre,  magnésium, zinc, silicium); pour fabriquer, entre autres, coutellerie et outils à main, produits d’architecture et éléments de charpentes métalliques, chaudières, réservoirs, conteneurs d’expédition, quincaillerie, ressorts et produits en fil métallique, produits tournés, écrous, boulons et vis et tous autres produits en métal.

On réfère ici à tout ce qui entoure la seconde transformation du métal, à savoir tous les procédés d’usinage – fraisage, tournage, sciage, perçage, alésage, coupage, poinçonnage, pliage, ébavurage et meulage –, les procédés de soudage et les procédés de finition de surface – polissage, placage, peinture et traitement thermique - pour fabriquer produits et pièces métalliques servant à diverses industries ou bien à la fabrication de machines.

Avec la présence de 8 alumineries, de 4 aciéries, de 2 affineries de cuivre et autres métaux non ferreux et de plusieurs fonderies de fer et de fonderies de métaux non ferreuxde plusieurs fonderies de fer et de fonderies de métaux non ferreux; le Québec est bien outillé pour approvisionner les manufacturiers de produits métalliques de toutes sortes.

En 2026, cette industrie comptait près de 2 400 entreprises ayant généré un chiffre d'affaires de plus de 8 milliards de $ et qui employaient près de 40 600 travailleuses et travailleurs un peu partout dans la province. Ce nombre n'inclut pas des entreprises et les emplois dans l'industrie du matériel de transport (de gros employeurs en métallurgie), ainsi que ceux travaillant dans la construction.

Ces entreprises sont principalement concentrées dans les régions de de l'Île-de-Montréal, de la Montérégie, Chaudière-Appalaches, Québec, Lanaudière, Laurentides et Centre-du-Québec.

Elle comprend 12 sous-secteurs, soit :

L'industrie aérospatiale québécoise

Elle représente à elle-seule près de 56 % de toute l'industrie aérospatiale canadienne et figure en 6e position au niveau mondial (après l'État de Washington aux USA, la région des Midi-Pyrénées en France, le comté de Hampshire en UK, l'État d'Hessen en Allemagne et la région de Madrid en Espagne).

Ce sont principalement des industries de l'aéronautique pour l'aviation civile que l'on retrouve (systèmes, composantes, pièces et assemblage d'aéronefs), mais également quelques entreprises sont liées à l'industrie spatiale (satellites ou ses composantes ou pièces).

Quelques entreprises québécoises fabriquent des composantes et pièces pour aéronefs civils, mais également pour des aéronefs militaires, mais le marché de la Défense au Québec n'est pas très importante.

Au Québec; on y assemble des avions long courrier, des avions régionaux, des avions d'affaires, des hélicoptères civils, des aubes de moteurs d'aéronefs, des turbines à gaz pour moteurs d'aéronefs, des trains d'atterrisssages pour aéronefs, des simulateurs de vol professionnels pour avions régionaux et avions d'affaires, des ailes et certaines composantes de fuselage d'avions long courrier et régionaux, ainsi que des avions légers.

On y fabrique des composantes de structures pour aéronefs, des panneaux d'ailes en aluminium, des structures légères pour aéronefs, des actionneurs hydrauliques, des systèmes de contrôle du carburant, des systèmes de contrôle et de support pour trains d'atterrissage, des actionneurs électromécaniques pour ailerons, des contrôleurs d'entraînement, des contrôleurs de puissance de température pour moteurs d'aéronefs, des réducteurs et motoréducteurs pour moteurs d'aéronefs, des actuateurs pour la régulation du débit et pression des fluides, des systèmes de réduction d'énergie pour moteurs d'aéronefs, des équipements d'essai et de réparation d'aéronefs, des équipements d'entretien mobile d'aéronefs, des équipements de contrôle de la qualité de l'air dans les cabines, des composantes pour les turbines à gaz de moteurs d'aéronefs, des pièces mécaniques ou hydrauliques de structures d'aéronefs, des pièces pour moteurs d'aéronefs, des pièces pour trains d'atterrissage, pièces d'engrenages, courroies, poulies, chenilles et autres pièces pour aéronefs, des composantes en aluminium pour avions légers, etc.

en 2026, l'industrie aéronautique québécoise, c'est :

·         2e rang en Amérique du Nord pour la concentration des activités de l'industrie aérospatiale derrière Seattle

·         6e rang mondial sur le plan des emplois (derrière les États-Unis, la France, l'Allemagne, le Royaume-Uni et l'Espagne)

·         20 maîtres d'oeuvres et équipements aérospatiaux importants (dont Bombardier, Airbus, Pratt & Whitney, CAE, GE Aerospace, MDA Corp, etc.)

·         environ 230 PME sous-traitantes et partenaires de rang qui forment le cœur de la chaîne d'approvisionnement

·         45 000 emplois (dont la plupart sont spécialisés ou ultra-spécialisés),  soit 63 % de tous les emplois dans l'industrie du matériel de transport

·         un chiffre d'affaires de 22,8 milliards $

·         55 % des ventes aérospatiales canadiennes et près de 2 % des ventes aérospatiales mondiales

·         70 % des dépenses totales en recherche et développement canadienne

Du Québec dans les airs :

Du Québec dans l'espace :

Consulte le site du Comité sectoriel de la main-d’œuvre en aérospatiale du Québec CAMAQ qui fait notamment un profil de l’industrie métallurgique québécoise.

L'industrie québécoise du matériel de transport terrestre

Elle est le plus important secteur de l'industrie de la fabrication mécanique et l'un des plus importants secteurs industriels au Québec.

En 2026, son marché génère des revenus de plus de 20 milliards $.

Elle regroupait plus de 980 entreprises qui employaient près de 45 000 travailleuses et travailleurs dans différentes régions du Québec.

On y retrouve de grandes entreprises canadiennes et étrangères (Groupe Volvo, Paccar, Alstom Transport, Rheinmetall, Blue Bird Corp, BRP, Manac) qui assemblent différents types de véhicules (camions, autobus, minibus, voitures de trains, métro et tramways, véhicules récréatifs, etc.), mais également quelques PME bien établies (ex : Groupe environnemental Labrie, Équipements incendie Levasseur, Demers Ambulances, Fourgons Transit, Fourgons Élite, Maxi Métal, Tremcar).

On y rerouve également des grandes entreprises qui fabriquent des composantes ou systèmes pour véhicules de transport  terrestre (ex : BRP Megatech qui fabrique des composants mécatroniques et des tableaux de bord électroniques pour véhicules récréatifs et Dana TM4 qui conçoit et fabrique des systèmes de motorisation électrique pour véhicules lourds, Toyoda Gosei via sa filiale Waterville TG qui fabrique des systèmes et des joints d'étanchéité sur mesure en caoutchouc pour automobiles et Bridgestone qui fabrique des pneus pour véhicules automobiles)

et plusieurs PME sont certaines bien établies (ex : Spectra Premium qui fabrique des réservoirs de carburant et des systèmes de refroidissement comme des radiateurs pour véhicules lourds, Groupe Bibeau qui fabrique des bennes basculantes pour camions, Fourgons Transit qui fabrique des boîtes pour camions, CAD Industries ferroviaires qui fabrique des composantes ferroviaires pour trains, métros et tramways, etc.).

Enfin, la majorité des entreprises de cette industrie sont des PME qui fabriquent des pièces (en métal, en plastique, en caoutchouc, en composites ou en textiles) pour les carrosseries, la finition extérieure ou la finition intérieure pour les véhicules (automobiles, autobus, camions, véhicules récréatifs ou matériel ferroviaire).

Elles étaient principalement concentrées dans les régions suivantes : Laurentides, Estrie, Chaudière-Appalaches, Centre-du-Québec, Montérégie, Bas-Saint-Laurent, Laval, Lanaudière, Mauricie et Île-de-Montréal.

On peut diviser cette industrie en 6 sous-secteurs, soit :

L'industrie québécoise de la construction navale :

L'industrie canadienne de la construction navale et maritime industrielle s'appuie une longue et riche histoire, qui va des goélettes à voile les plus célèbres du 19e siècle, aux brise-glaces modernes de renommée internationale et aux différents navires de guerre de la Marine royale canadienne d'hier et d'aujourd'hui. Le Canada conçoit et construit une gamme diversifiée de navires desservant de vastes rivages au caractère unique et un réseau de collectivités côtières.

 

Les chantiers navals canadiens sont des chefs de fi le mondiaux de la construction dernier cri de bateaux de pêche, de remorqueurs, de petits traversiers, de yachts de plaisance et de catamarans. Combinant les techniques anciennes et les plus récentes tendances et technologies, l’industrie canadienne a su développer un solide créneau d'excellence.

 

Les chantiers maritimes canadiens ont connu beaucoup de succès dans la conception et la construction de patrouilleurs et d'embarcations de sauvetage rapides. Les bateaux à propulsion hydraulique de conception canadienne ont été choisis par différents corps policiers, services d'incendie, gardes côtières et la marine militaire à travers le monde, dont les Forces navales des États-Unis. Les chantiers maritimes canadiens sont reconnus pour leur expertise dans ce domaine. Ils ont remporté plusieurs prix remis par l'industrie et la communauté du design industriel pour leur excellence en matière de conception et de construction.

 

L'industrie canadienne de la construction navale construit des remorqueurs, notamment de remorqueurs de manoeuvres de mouillage spécialisés pour le travail dans des conditions difficiles. D'ailleurs, ces chanties ont obtenu des contrats internationaux importants sans recourir à des subventions gouvernementales. Il s'agit, entre autres, de contrats avec l'Autorité du canal de Panama, différentes sociétés internationales et plusieurs gouvernements, pour des navires utilisés dans différentes régions du monde, dont la mer du Nord et le golfe du Mexique.

 

Les chantiers navals canadiens construisent également des bateaux de pêche, des yachts de plaisance et des catamarans de dernier cri. Combinant les techniques anciennes et les plus récentes tendances et technologies, l'industrie canadienne a su développer un solide créneau et s'est vu décerner de nombreux prix.

 

Les chantiers navals de la côte Est du Canada ont des capacités pour la production d'installations en surface pour l'industrie de forage en mer. Par leur proximité des grands projets de forage en mer de la côte Est du Canada, y compris Hibernia, Hebron, White Rose et Terra Nova, auxquels ils ont participé, les chantiers navals canadiens sont au coeur de l'action — expérimentés et prêts à servir.

 

Les services offerts aux navires de croisière par les chantiers navals du Canada sont personnalisés de façon à dépasser les exigences de l'industrie. Les installations modernes de la côte Ouest offrent les services de réparation de navires de croisière les plus avancés en Amérique du Nord. Les services de réparation d'urgence sont fournis 24 heures par jour, que le navire soit à l'ancre, à quai ou en route.

 

En 2026, cette industrie avait un marché de près de 5,1 milliards de dollarsau Canada (dont 13 % au Québec) .

 

Elle comprenait 300 entreprises qui emploient un peu plus de 19 900 travailleuses et travailleurs (dont 6 800 en construction navale et 600 en fabrication d'embarcations nautiques motorisées).

 

Par ces dernières, il y avait :

Au Québec, on y comptait près de 80 entreprises qui employaient plus de 1 200 travailleuses et travailleurs, principalement concentrées dans les régions de Chaudière-Appalaches, du Bas-St-Laurent, de la Gaspésie, de Charlevoix, du Centre-du-Québec, mais également dans les régions de Québec (réparation navale), Montréal (réparation navale) et Laval (embarcations non motorisées).

 

En 2026, l'industrie navale québécoise comprenait 6 chantiers de construction et de réparation navale (Davie à Lévis en Chaudière-Appalaches, Océan à Les Méchins dans le Bas-Saint-Laurent, Océan à l'Île-Aux-Coudres dans Charlevoix, Forillon à Gaspé en Gaspésie, Méridien Maritime à Matane dans le Bas-Saint-Laurent et Conception navale FMP à Newport en Gaspésie).

 

Ils ont une expertise reconnue principalement dans la construction de navires de pêche, de remorqueurs, de bateaux-pilotes et de petits traversiers. Mais, les chantiers navals québécois ont aussi construits des brise-glace, navires de défense côtière, des navires de recherche & sauvetage de la Garde Côtière, des frégates de patrouille maritime, des traversiers moyens, des yachts, des navires de recherche scientifique, des dragues, des barges, des quais flottants, des plateformes de forage, etc.

 

Égaleament, on y comptait également une trentaine de manufacturiers de systèmes, composantes, pièces et accessoires pour navires.

 

En 2026, elle employait un plus de 2 000 travailleuses et travailleurs au sein des chantiers de construction et réparation navale, s'ajoutait 3 petits chantiers de réparation navale qui employaient une centaine de personnes et enfin, plus de 350 travailleuses et travailleurs au sein des fournisseurs.

 

Pour ce qui est de l'industrie de la fabrication d'embarcations nautiques;  on y retrouvait 1 manufacturier d'embarcations nautiques motorisées (bateaux de pêche, bateaux pontés et pontons) qui employait plus de 300 travailleuses et travailleurs chez Bateaux Princecraft à Princeville dans le Centre-du-Québec;

 

plus une dizaine de manufacturiers d'embarcations nautiques non motorisées (canots, chaloupes, kayaks, etc.) qui employaient un peu plus de 400 personnes.

 

Enfin, on y comptait une quarantaine de manufacturiers de pièces et accessoires pour embarcations nautiques motorisées ou non motorisées qui employaient plus de 700 travailleuses et travailleurs.

 

 

 

LE PROGRAMME D’ÉTUDES :

 

Note : ce programme a été révisé (passera de 1 800 heures à 1 620 heures révision complète des cours) et une nouvelle version sera offerte dès l'automne 2019

 

Le Diplôme d’études professionnelles en ferblanterie-tôlerie D.E.P. a une durée totale de 1 605 heures, c’est-à-dire de 15 à 16 mois offert à temps complet de jour seulement.

 

Il comporte des cours d'introduction au métier, introduction à l'industrie  et aux organismes de la construction, dessin de croquis et de pièces, calculs relatifs à des travaux de ferblanterie, dessin de patrons de pièces rectangulaires, santé et sécurité au travail (sur les chantiers de construction et en industrie), utilisation des instruments de mesure et des outils, utilisation de l'outillage manuel et portatif, technique de coupe au plasma et par oxycoupage, techniques de soudage à l'arc électrique avec électrodes enrobées, développement de pièces, travaux de base de coupage et de façonnage à l'aide de machines-outils, techniques de fabrication de joints mécaniques, techniques de fabrication de pièces, techniques de soudage à l'arc avec électrodes non fusibles et de soudage par résistance, lecture et interprétation de plans et devis d'installation, installation d'ancrages et de suspensions, techniques de levage et de manutention, installation d'objets métalliques préfabriqués, installation de revêtements métalliques muraux, installation de revêtements métalliques préfabriqués sur des toitures, techniques de recouvrement de toitures à caractère ancestral avec des matériaux métalliques traditionnels ou similaires, installation de systèmes rectangulaires de traitement d'air, de récupération d'évacuation de matières, ainsi qu'installation de systèmes cylindriques de traitement d'air, de récupération d'évacuation de matières.

Pour plus de détails sur ce programme, regarde les vidéos suivants :

Note : Puisque ce métier nécessite une période d'apprentissage sur des chantiers (apprenti), il ne comporte pas de stage.

 

EXIGENCES D’ADMISSION :

-         Soit détenir le D.E.S. ou d'un D.E.P.

-         Soit avoir 16 ans au 30 septembre et avoir réussi les cours de français, anglais et mathématiques de 4e secondaire ou leurs équivalents

-         Soit avoir éussi les cours de français, anglais et mathématiques de 3e secondaire ou leurs équivalents ET poursuivra sa formation générale en concomitance avec sa formation professionnelle pour obtenir les unités de 4e secondaire qui lui manquent en langue d’enseignement, en langue seconde et en mathématiques

-         Soit avoir 18 ans et posséder des connaissances équivalentes

AUTRE EXIGENCE À L'ADMISSION :

 

-         Subir un test de sélection (aptitudes et personnalité et habiletés manuelles) + compléter un questionnaire écrit d'admission
(ÉMOICQ, disponible sur leur site web)

 

STATISTIQUES D’ADMISSION : 

Ce programme comporte un nombre limité de places
(École des métiers de la construction de Montréal, Centre de formation en métallurgie de Laval et ÉMOICQ)
:

Les candidats(es) devront répondre aux exigences d'admissins et réussir les tests et entrevue, s'il y a lieu.

Dans ces établissements, il est recommandé de t'inscrire le plus tôt possible.

Aucun contingentement dans les autres centres :

Les candidats(es) répondant aux conditions d'admission sont généralement admis.

ENDROITS DE FORMATION :

Demande d’admission via Internet, consulte Admission FP

Qu'est-ce que la concomitance D.E.S./D.E.P. ? 

Informations concernant l’enseignement individualisé

-         Centre de formation professionnelle Le Tremplin, Thetford Mines (C.S.S. des Appalaches, région de Chaudière-Appalaches),
offert en enseignement individualisé;
aussi offert en  concomitance D.E.S.-D.E.P (permettant de compléter en même temps, les cours obligatoires de 4e et/ou 5e secondaire);
regarde la vidéo promotionnelle du programme,

admissions de jour avec entrées continues tout au long de l'année scolaire

-         Centre de formation professionnelle Paul-Rousseau, Drummondville (C.S.S. des Chênes, région du Centre-du-Québec)
regarde la vidéo promotionnelle (et le vidéo suivant) du programme;
regarde le vidéo des atelierd du département,

admissions
à temps complet de jour à l’automne
.

-         Centre de formation professionnelle du Fjord, Saguenay (C.S.S. des Rives-du-Saguenay, région du Saguenay-Lac-St-Jean)
Possibilité d'obtenir
une bourse de mobilité de 2500 $ destinée aux étudiants québécois admis pour la première fois en formation professionnelle et provenant de l'extérieur du Saguenay-Lac-Saint-Jean (plus de 100 km du CFP);
regarde la vidéo promotionnelle (et le vidéo suivant) du programme;
admissions à temps complet de jour
à l’automne.

-    Centre d'études professionnelles de Saint-Jérôme, Saint-Jérôme (C.S.S. de la Rivière-du-Nord, région des Laurentides)
regarde la vidéo des ateliers du département;
regarde la vidéo promotionnelle et la webconférence du programme
;
admissions à temps complet de jour à l’automne
.

-         École des métiers spécialisés de Laval (Pavillon de la métallurgie), Laval (C.S.S. de Laval, région de Laval)
seul centre de formation entièrement consacré au domaine de la métallurgie;
doté de différents ateliers (assemblage, pliage, oxycoupe, soudage) munis d'équipements à la fine pointe de la technologie;

regarde la vidéo promotionnelle (et le vidéo suivant) du programme;
admissions à temps complet de jour à l’automne
.

-         École des métiers et occupations de l’industrie de la construction ÉMOICQ, Québec (C.S.S. de la Capitale, région de Québec)
aussi offert en  concomitance D.E.S.-D.E.P (permettant de compléter en même temps, les cours obligatoires de 4e et/ou 5e secondaire);
véritable chantier-école réparti sur 6 sites de formation pour plus de 2 000 étudiants(es) dans 12 métiers de la construction (dont un atelier de plasma et d'oxycoupage, un atelier de soudage et un grand atelier d'outillage pour les étudiants en ferblanterie);

regarde la vidéo promotionnelle du programme;

admissions
à temps complet de jour à l’automne
.

-         École des métiers de la construction de Montréal, Montréal (C.S.S. de Montréal, région de l'Île-de-Montréal)
plus grande école de la construction du Québec,
offert en alternance travail-études,

véritable chantier-école d'une superficie de 270 000 pi2 regroupant des ateliers et installations pour plus de 2 000 étudiants(es) dans 13 métiers de la construction (dont un grand atelier d'outillage et un atelier de plasma et sondage pour les étudiants en ferblanterie);
regarde la vidéo promotionnelle (et le vidéo suivant) du programme,
regarde la vidéo promotionnelle de l'école,
admissions à temps complet de jour à l'automne et à l’hiver

LIENS RECOMMANDÉS :

 

Tu veux avoir l'avis de ferblantiers sur leur métier ? alors consulte les vidéos suivants :

autres liens :

-    Commission de la construction du Québec : site de promotion des carrières

-       Commission de construction du Québec : infos sur les carrières en construction, portrait de l'industrie, perspectives de carrières, certification et cartes de compétences, etc.

-    Conseil sectoriel canadien de la construction : portrait de l'industrie canadienne de la construction, infos sur les carrières et perspectives

-    Gomaison : site de l'APCHQ qui fournit des infos en matière de rénovation

-    Association de la construction du Québec ACQ : répertoire d'entreprises de la construction

-    Association des entrepreneurs en construction du Québec AECQ : répertoire d'entreprises de la construction

-      Construction 411 : annuaire très complet d’entreprises du secteur de la construction

-         Habitation.com : répertoire de plus de 37 000 entreprises du secteur de la construction résidentielle

-    Régie du bâtiment du Québec : infos générales sur le domaine de la construction et répertoire complet des entrepreneurs en construction au Québec

-    Société canadienne d'hypothèques et de logement SCHL : infos générales sur le domaine de l'habitation et de la rénovation

-    ASP Construction : infos pratiques en matière de santé et sécurité sur les chantiers

-    FTQ Construction

-    CSN Construction

-    CSD Construction

-    Syndicat québécois de la construction

-    Conseil provincial du Québec des métiers de la construction

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