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SECTEUR : BOIS ET MATÉRIAUX CONNEXES

NIVEAU D’ÉTUDES : FORMATION PROFESSIONNELLE

 

FINISSEUR(EUSE) DE MEUBLES

DIPLÔME D’ÉTUDES PROFESSIONNELLES D.E.P. 

Va voir aussi ma section « liens recommandés » au bas de la page (dont des vidéos de finisseurs de meubles qui parlent de leur travail).

TÂCHES ET RESPONSABILITÉS :

 

Si tu deviens finisseuse ou finisseur de meubles; tu seras responsable de finir et retoucher des meubles neufs ou usagés de fabrication industrielle ou artisanale qu'ils soient résidentiels, commerciaux ou institutionnels.

 

Tu devras préparer les surfaces en vue de leur finition; décaper les surfaces; élaborer des plans de finition; appliquer divers produits de finition (apprêts, teintures, scellants, vernis, etc.) à l’aide des équipements et des outils appropriés; réaliser des finis spéciaux (décorations, sculptures, tournages, etc.); effectuer les retouches nécessaires et refaire la finition; ainsi que de restaurer différents types de meubles en bois (modernes ou anciens).

 

Tu pourras travailler au sein d'une entreprise de production de meubles en série, d'une entreprise en fabrication de meubles artisanaux de production de petite série, en atelier d'ébénisterie ou en atelier de finition ou de restauration de meubles.

 

QUALITÉS ET APTITUDES  NÉCESSAIRES :

-         Bonnes habiletés manuelles et bonne dextérité manuelle

-         Minutie et précision, souci du détail car tu auras à finir et restaurer des meubles de façon minutieuse

-         Sens des responsabilités car tu seras responsable du bon état et de la sécurité des équipements

-         Aimer travailler seul(e) ou en équipe car la plupart du temps tu seras seul(e) dans un atelier ou du moins le seul ou la seule à travailler sur un article, alors que dans les usines tu devras collaborer avec d’autres collègues (autres finisseurs ébénistes, etc)

-         Aptitudes pour la vente car généralement c’est toi qui auras à vendre tes produits en atelier

PROFESSIONS APPARENTÉES :

-         Décorateur(trice) de meubles

-         Finisseur(euse) de pièces d’ameublement

-         Finissseur-retoucheur ou finisseuse-retoucheuse de meubles

-         Peintre de meubles

-         Restaurateur(trice) de meubles

-         Vernisseur(euse) de meubles 

EMPLOYEURS POTENTIELS :

-         Ateliers d’ébénisterie

-         Ateliers de menuiserie

-         Entreprises de fabrication de moulures

-         Fabricants de meubles (pour la représentation)

-         Grands magasins

-         Magasins de meubles

-         À ton propre compte

EXIGENCE DES EMPLOYEURS :

 

-         Connaissance de l’anglais un atout

 

PLACEMENT :

 

Selon les données disponibles au 1er juin 2015 :

Le placement est moyen, 54 % des répondants(es) qui se sont dirigés vers le marché du travail ont obtenu un emploi relié à leurs études dont 71 % sont  à temps complet.

Quelques répondants(es) ont complété leur formation au DEP en ébénisterie.

NOMBRE DE  RÉPONDANTS

NOMBRE EN EMPLOI RELIÉ

NOMBRE EMPLOI À temps complet

NOMBRE
 AUX
ÉTUDES

29 14 10 3

 

Note 1 : légère hausse du taux de placement par rapport aux années précédentes (était de 48 % en 2013; 41 % en 2011 et 57 % en 2009).

 

Note 2 : prendre en considération que seulement 53 % des diplômés(es) ont répondu à cette enquête.

 

Source : Ministère de l’Éducation du Québec

 

SALAIRE :

 

Selon les données de 2015  :

 

La salaire moyen en début de carrière était de :

 

-         17,23 $/heure (40 hres/sem) au sein de PME

 

-         14,62 $/heure (40 hres/sem) en moyenne au sein des grands manufacturiers de meubles

 

-         15,56 $/heure (40 hres/sem) en moyenne au sein des grands manufacturierss de menuisieries architecturales

 

-         19,28 $/heure (40 hres/sem) en moyenne au sein de certaines grandes industries aérospatiales (finition intérieure des avions d'affaires)

 

Note 1 : hausse de la moyenne salariale au sein des PME par rapport aux années précédentes (était de 13,13 $ en 2013; 15,88 $ en 2012; 16,15 $ en 2011 et 13,70 $ en 2009).

 

Note 2 : au sein de la plupart des grands employeurs privés, les augmentations sont établies par les conventions collectives.

Sources : Ministère de l’Éducation du Québec, conventions collectives des employés de plusieurs grands manufacturiers de meubles, conventions collectives des employés de plusieurs grands manufacturiers de menuiseries architecturales et conventions collectives des employés de certaines grandes industries aérospatiales. 

PORTRAIT DE L'INDUSTRIE :

 

L'industrie québécoise du meuble et des produits en bois a perdu beaucoup de terrain depuis une douzaine d’années sur le plan de l’emploi, des expéditions à l’étranger et de la santé financière des organisations. L’augmentation des coûts de main-d'œuvre, la hausse du prix des matières premières, la délocalisation de la production canadienne à l’étranger, la concurrence asiatique, la fragilité de l’économie américaine et la force du dollar canadien en sont les causes.

 

Les secteurs du matelas, du meuble de bureau (sauf en bois) et des produits connexes (persiennes et stores) font toutefois des gains sur la plupart des indices.

 

Un regain de vitalité pointe toutefois à l’horizon depuis peu à la faveur d’une embellie chez nos voisins du Sud. La hausse des exportations québécoises, l’augmentation du PIB au Québec, la reprise de l’économie aux États-Unis, la chute de la valeur de la devise canadienne et l’annonce, par les fabricants de meubles d’ici, de création d'emplois depuis 2015 annoncent une légère relance dans ce secteur d'activités.

 

En 2015, il y avait 1483 entreprises dans l'ensemble de l'industrie du meuble qui généraient des revenus de plus de 3,3 milliards $ (soit 13 % de moins qu'en 2008) et employaient plus de 19 300 travailleuses et travailleurs. Il y a moins de gros joueurs aussi depuis 20 ans. Environ 92 % des établissements emploient 50 travailleurs et moins.

 

En 2015, l'industrie de l'ameublement commercial et du mobilier de bureau (ameublement pour hôtels, ameublement pour restaurants, meubles pour salles d'attente, meubles pour bureaux d'affaires, meubles pour institutions scolaires, mobilier pour magasins, etc.) représentait plus de 52 % des entreprises et des emplois au sein de cette industrie au Québec (alors qu'elle représentait que moins de 40 % en 2005).

 

La clientèle exige davantage de produits de haut de gamme et de qualité, des conceptions sur mesure et des accessoires complémentaires. le Canada (notamment le Québec) reste toujours un des plus importants producteurs de mobiliers de bureau et d'ameublement pour restaurants, hôtels et institutions.

 

Elle comptait plus de 770 entreprises qui emploient plus de 9 900 personnes.

 

Ces entreprises sont principalement concentrées dans les régions de la Montérégie, de Chaudière-Appalaches, de l'Estrie, du Centre-du-Québec et de Lanaudière.

 

L'industrie des produits d'ameublement (matelas, stores, persiennes, etc.) occupe 31 % du marché. Elle compte plus de 460 entreprises qui emploient un peu plus de 5 980 personnes.

 

Ces entreprises sont principalement concentrées dans les régions de la Montérégie, de Chaudière-Appalaches et du Centre-du-Québec.

 

Au sein de l'industrie des portes et fenêtres; après une baisse des effectifs, des revenus et des exportations entre 2007 et 2011; l’industrie des portes et fenêtres vivrait globalement une période de stagnation au chapitre des ventes et de la main-d'œuvre depuis cinq ans.

 

Outre les manufacturiers exportateurs, l’industrie des armoires de cuisine est moins affectée que celle du meuble depuis une dizaine d’années sur le plan de l’emploi, malgré la réduction du nombre d’établissements actifs. Ses artisans servent une clientèle plus régionale et locale.

 

En 2015, elle comptait 300 entreprises, majoritairement des PME dont 62 % employaient 10 travailleurs(euses) ou moins. Elles étaient surtout concentrées en Montérégie (29 %), mais aussi en Chaudière-Appalaches (13 %) et sur l'Île-de-Montréal (13 %).

 

Elles employaient un peu plus de 3 500 travailleuses et travailleurs.

 

L'industrie des armoires de cuisine et de salle de bain; outre les manufacturiers exportateurs, l’industrie des armoires de cuisine est moins affectée que celle du meuble depuis une dizaine d’années sur le plan de l’emploi, malgré la réduction du nombre d’établissements actifs. Ses artisans servent une clientèle plus régionale et locale.

 

En 2015, elle comptait 471 entreprises spécialisées dans ce domaine, ainsi qu'un peu plus de 1 000 petits ateliers d'ébénisterie. Plus de 26 % d'entre-elles emploient 5 employés ou moins, 49 % emploient entre 6 et 9 employés, alors que 25 % emploient 10 travailleurs ou plus. Elles sont principalement concentrées dans les régions de l'Estrie, de la Montérégie et du Bas-St-Laurent. Elles employaient plus de 5 985 travailleuses et travailleurs. 

 

L'industrie du meuble de maison; il figurant au 1er rang de cette industrie alors qu'elle comptait près de 1 600 entreprises en 2007, on en retrouve maintenant environ 580 dont 92 % emploient moins de 50 travailleuses et travailleurs. Malgré cela, elle employait plus de 7 500 personnes, ce qui en fait le second secteur d'activités le plus important derrière l'ameublement commercial et de bureau.

 

Elles sont principalement concentrées dans les régions de l'Île-de-Montréal, de la Mauricie, de Chaudière-Appalaches et de la Montérégie, mais aussi dans le Centre-du-Québec et dans Lanaudière.

 

Pour plus de détails, consulte le portrait de l'industrie du meuble et du bois ouvré

 

Consulte également le site du Comité sectoriel de la main-d’œuvre de l’industrie du meuble, des portes et fenêtres et des armoires de cuisine qui fournit des informations concernant les profils de carrières, les perspectives d’emploi, etc.

 

Sources : Comité sectoriel de la main-d'œuvre de l'industrie du meuble, des armoires de cuisine et des portes et fenêtres du Québec, Industrie Canada et Emploi Québec.

 

PERSPECTIVES D’AVENIR :

 

Dans l'ensemble de l'industrie du meuble comprend les meubles de maison, les meubles de bureau et les meubles pour établissements institutionnels; mais également les produits de menuiseries architecturales (armoires de cuisine et salles de bain, comptoirs de cuisine, boiseries architecturales, etc.), ainsi que les produits d'ameublement (matelas, stores, persiennes, etc.).

 

L'industrie du meuble résidentiel est le principal secteur de l'industrie comptant pour plus de 37 % des emplois en 2013, soit plus de 8 200 travailleuses et travailleurs au sein de 671 manufacturiers dont 70 % employaient moins de 10 personnes. C'est une diminution de 40 % depuis 2005.

 

Les revenus totalisaient plus de 958 millions $ (une décroissance de 42 % depuis 2005) dont 76 % des produits vendus étaient des meubles en bois non rembourrés, alors seulement 14 % étaient des meubles rembourrés et 10 % les meubles en plastique ou en métal.

 

Il est devenu impossible pour les manufacturiers québécois de concurrencer les manufacturiers asiatiques sur les seules bases de la qualité et du prix et devront miser plutôt sur des produits distinctifs et des produits personnalisés, ce qu'elle a de la difficulté à s'orienter pour moment.

 

Par contre, l'industrie du meuble de bureau et du meuble institutionnel (écoles, hôtels, etc.) se porte mieux et représentait une part de 33 % dans l'industrie québécoise du meuble avec plus de 7 300 emplois (dont 4 700 pour les meubles de bureau et 2 600 pour les meubles pour institutions) au sein de 271 manufacturiers (169 pour les meubles de bureau et 102 pour les meubles institutionnels) au cours de 2013.

 

Cette industrie se porte mieux, mais n'améliore pas nécessairement le marché de l'emploi puisque plusieurs travailleurs(euses) de l'industrie du meuble résidentiel ayant perdu leur emploi et détenant plusieurs années d'expérience sont privilégiés lors des embauches.

 

Pour plus de détails, consulte le portrait de l'industrie du meuble et du bois ouvré

 

Consulte également le site du Comité sectoriel de la main-d’œuvre de l’industrie du meuble, des portes et fenêtres et des armoires de cuisine qui fournit des informations concernant les profils de carrières, les perspectives d’emploi, etc.

Sources : Ministère de l'Économie, de l'Innovation et de l'Exportation du Québec et Comité sectoriel de la main-d’œuvre de l’industrie du meuble, des portes et fenêtres et des armoires de cuisine.

 

LE PROGRAMME D’ÉTUDES :

 

Le Diplôme d’études professionnelles en finition de meubles D.E.P. a durée totale de 900 heures, c’est-à-dire 8 mois offert à temps complet seulement. Il comporte des cours de théorie des couleurs, santé et sécurité au travail, contretypage de couleurs opaques, préparation des surfaces, produits de finition, systèmes de finition,  styles de meubles, techniques de finition de meubles neufs, techniques de retouches, techniques de décapage, finis spéciaux, techniques de finition de meubles usagés, techniques de restauration de meubles, le lancement d'une entreprise, ainsi qu'un stage non rémunéré d'intégration en milieu de travail d'une durée de 2 semaines.

 

Pour plus de détails sur ce programme, regarde les vidéos suivants :

EXIGENCES D’ADMISSION :

-         Soit détenir le D.E.S.

-         Soit avoir 16 ans et avoir réussi les cours de français, anglais et mathématiques de 4e secondaire ou leurs équivalents

-         Soit avoir 18 ans et posséder des connaissances équivalentes

STATISTIQUES D’ADMISSION :

 

Ce programme n'est pas contingenté

 

Les candidats(es) répondant aux conditions d'admission sont généralement admis.

 

ENDROITS DE FORMATION :

 

Demande d’admission via Internet, consulte le SRAFP

 

Infos sur l’enseignement individualisé

-         Centre de formation professionnelle des Moulins, Terrebonne (C.S. des Affluents), aussi offert en concomitance (permettant de compléter en meme temps, les cours obligatoires de 5e secondaire), admissions de jour à l’automne (si nombre suffisant d'inscriptions)

-         Centre de formation professionnelle des Patriotes, Sainte-Julie (C.S. des Patriotes, région de la Montérégie), offert en enseignement individualisé, admissions de jour avec entrées périodiques au cours de l'année (si nombre suffisant d'inscriptions)

-         École des métiers du meuble de Montréal, Montréal (C.S. de Montréal, région de Montréal), admissions de jour à l'automne et à l’hiver

-        École nationale du meuble et de l'ébénisterie, Victoriaville (rattachée au Cégep de Victoriaville, région du Centre-du-Québec), exclusif dans le Center et l'Est du Québec, admissions de jour à l’automne

-         Rosemount Technology Center, Montréal (C.S. English Montreal, région de Montréal), admissions de jour OU de soir à l’automne

LIENS RECOMMANDÉS :

 

Tu veux avoir l'avis de finisseurs(euses) de meubles sur leur métier ?, Regarde les vidéos suivants :

Pour obtenir une liste de manufacturiers de meubles, consulte le Portrait de l'industrie du meuble.

 

-         Le meuble en bois : site d’informations en ébénisterie

-         Femmes dans les métiers non traditionnels

 


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